Statistiques sur la migration et la population migrante

Données extraites en mai 2015. Données plus récentes: Informations supplémentaires Eurostat, Principaux tableaux et Base de données. Mise à jour prévue de l’article: septembre 2016. La version anglaise est plus récente.
Tableau 1: Immigration par nationalité, 2013 (1)
Source: Eurostat (migr_imm1ctz)
Graphique 1: Immigrants, 2013 (1)
(pour 1 000 habitants)
Source: Eurostat (migr_imm1ctz) et (migr_pop1ctz)
Graphique 2: Répartition des immigrants par nationalité, 2013
(en % de l’ensemble des immigrants)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Tableau 2: Immigration par pays de naissance, 2013 (1)
Source: Eurostat (migr_imm3ctb)
Tableau 3: Immigration par pays de résidence antérieure, 2013 (1)
Source: Eurostat (migr_imm5prv)
Graphique 3: Immigrants par sexe, 2013<BR(en % de l’ensemble des immigrants)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Graphique 4: Structure d’âge des immigrants par nationalité, UE-28, 2013 (¹)
(en %)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Tableau 4: Population non nationale par groupe de nationalités, 1er janvier 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz)
Tableau 5: Population née à l’étranger par pays de naissance, 1er janvier 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_pop3ctb)
Graphique 5: Part des non-nationaux dans la population résidente, 1er janvier 2014
(en %)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz)
Tableau 6: Principaux pays de nationalité et de naissance de la population étrangère/née à l’étranger, 1er janvier 2014 (1)
(en chiffres absolus et en pourcentage du total de la population étrangère/née à l’étranger)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz) et (migr_pop3ctb)
Graphique 6: Structure d’âge des populations nationale et non nationale, UE-28, 1er janvier 2014
(en %)
Source: Eurostat (migr_pop2ctz)
Graphique 7: Nombre de personnes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’Union européenne, UE-28, 2009–2013
(en milliers)
Source: Eurostat (migr_acq)
Tableau 7: Personnes ayant acquis la nationalité du pays déclarant, 2013 (1)
Source: Eurostat (migr_acq)
Graphique 8: Taux de naturalisation, 2013 (1)
(pour 100 non-nationaux)
Source: Eurostat (migr_acq) et (migr_pop1ctz)
Tableau 8: Révisions de la population et de la migration transmises à Eurostat à la suite du recensement de 2011, situation à la mi-mai 2015
Source: Eurostat (migr_acq) et (migr_pop1ctz)

Cet article présente les statistiques de l’Union européenne (UE) sur la migration internationale et les stocks de population de citoyens nationaux et étrangers (non-nationaux), ainsi que des données relatives à l’acquisition de la nationalité. La migration est influencée par une combinaison de facteurs économiques, politiques et sociaux, dans le pays d’origine du migrant (causes de départ) ou dans le pays de destination (effets d’attraction). Historiquement, la relative prospérité économique et la stabilité politique de l’Union européenne semblent avoir eu un effet d’attraction considérable sur les immigrants.

Dans les pays de destination, la migration internationale peut constituer un instrument pour remédier à certaines pénuries sur le marché du travail. Toutefois, la migration à elle seule ne pourra certainement pas inverser l’actuelle tendance au vieillissement de la population observée dans de nombreuses régions de l’Union.

Principaux résultats statistiques

Les flux migratoires

Au total, 3,4 millions de personnes ont immigré dans l’un des États membres de l’UE-28 en 2013, et au moins 2,8 millions d’émigrants auraient quitté le territoire de ces États. Ces chiffres totaux ne représentent pas les flux migratoires vers/depuis l’Union européenne prise dans son ensemble, puisqu’ils incluent également les mouvements entre les différents États membres de l’Union.

Parmi ces 3,4 millions d’immigrants en 2013, on estime qu’il y avait 1,4 million de citoyens de pays tiers, 1,2 million de personnes ayant la nationalité d’un État membre de l’Union autre que celui dans lequel elles ont immigré, quelque 830 000 personnes qui ont migré vers un État membre de l’Union dont elles avaient la nationalité (par exemple, des ressortissants nationaux rentrant au pays ou nés à l’étranger), et environ 6 100 apatrides.

Le pays qui a accueilli le plus grand nombre d’immigrants en 2013 est l’Allemagne (692 700), suivie par le Royaume-Uni (526 000), la France (332 600), l’Italie (307 500) et l’Espagne (280 800). C’est l’Espagne qui a enregistré le plus grand nombre d’émigrants en 2013 (532 300), suivie par le Royaume-Uni (316 900 ), la France (300 800), la Pologne (276 400) et l’Allemagne (259 300). Au total, 16 des États membres de l’Union ont connu en 2013 une immigration supérieure à l’émigration, la tendance étant toutefois inverse en Bulgarie, en Irlande, en Grèce, en Espagne, en Croatie, à Chypre, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et dans les trois États membres baltes.

En proportion de la taille de la population résidente, le pays qui a enregistré le taux le plus élevé d’immigration en 2013 est le Luxembourg (39 immigrants pour 1 000 personnes), suivi par Malte (20 immigrants pour 1 000 personnes) et Chypre (15 immigrants pour 1 000 personnes) — voir le graphique 1. Les taux d’émigration les plus élevés en 2013 ont été signalés pour Chypre (29 émigrants pour 1 000 personnes) et le Luxembourg (20 émigrants pour 1 000 personnes).

En 2013, la part relative des immigrants nationaux, autrement dit des immigrants ayant la nationalité de l’État membre dans lequel ils ont migré, parmi le nombre total d’immigrants était la plus élevée en Roumanie (90 % de tous les immigrants), en Lituanie (86 %), au Portugal (69 % ), en Estonie, en Pologne (60 % dans les deux pays), en Lettonie (58 %) et en Slovaquie (52 %). Ce sont les seuls États membres qui ont indiqué que l’immigration nationale représentait plus de 50 % (voir le graphique 2). En revanche, l’Italie, l’Autriche et le Luxembourg ont communiqué des taux relativement faibles, étant donné que l’immigration nationale en 2013 y représentait moins de 10 % de l’ensemble de l’immigration.

Les informations relatives à la nationalité ont souvent été utilisées pour étudier les immigrants d’origine étrangère. Néanmoins, étant donné que la nationalité peut changer au cours de la vie d’une personne, il est également utile de présenter des informations par pays de naissance. La proportion relative d’immigrants nés dans le pays par rapport au nombre total d’immigrants était la plus élevée en Roumanie (78 % de tous les immigrants), suivie de la Lituanie (77 %), du Portugal (56 %), de la Lettonie (52 %) et de la Pologne (51 %). En revanche, le Luxembourg, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont fait état de pourcentages relativement faibles d’immigrants nés dans le pays, inférieurs à 10 % de l’ensemble de l’immigration en 2013.

1,7 million de citoyens de pays tiers ont immigré vers l’UE-28 en 2013

On estime qu’en 2013, 1,7 million de citoyens de pays tiers ont immigré vers l’UE-28. En outre, 1,7 million de personnes qui résidaient dans un État membre ont migré vers un autre État membre.

Si on analyse la situation sur la base de la résidence antérieure, en 2013, le Luxembourg a signalé le plus grand pourcentage d’immigrants provenant d’un autre État membre de l’Union (91 % de tous les immigrants), suivi de la Roumanie (81 %) et de la Slovaquie (79 %). Des pourcentages relativement faibles ont été communiqués par la Bulgarie (22 % de tous les immigrants) et la Croatie (25 %) — voir le tableau 3.

En ce qui concerne la ventilation par sexe des immigrants dans les États membres de l’Union en 2013, on dénombrait légèrement plus d’hommes que de femmes (53 % d’hommes contre 47 % de femmes). L’État membre affichant la part la plus élevée d’immigrants masculins était la Slovénie (61 %); à l’opposé, la proportion la plus importante d’immigrants féminins a été observée en Irlande (52 %).

En 2013, les immigrants dans les États membres de l’Union étaient, en moyenne, beaucoup plus jeunes que la population résidant déjà dans leur pays de destination. Au 1er janvier 2014, l’âge médian de la population de l’UE-28 était de 42 ans. En revanche, l’âge médian des immigrants dans l’UE-28 en 2013 était de 28 ans.

Population migrante

On dénombrait 33,5 millions de personnes nées en dehors de l’UE-28 et vivant dans un État membre de l’Union au 1er janvier 2014, tandis que 17,9 millions de personnes étaient nées dans un État membre différent de celui dans lequel elles résidaient. Le nombre de personnes nées dans un autre État membre n’était plus élevé que le nombre de personnes nées en dehors de l’UE-28 qu’en Irlande, en Hongrie, en Slovaquie, au Luxembourg et à Chypre.

Au 1er janvier 2014, 19,6 millions de citoyens de pays tiers et 33,5 millions de personnes nées en dehors de l’Union vivaient dans l’UE-28

Le nombre de personnes résidant dans un État membre de l’Union et ayant la nationalité d’un pays tiers au 1er janvier 2014 s’élevait à 19,6 millions, soit 3,9 % de la population de l’UE-28. Par ailleurs, on comptait au 1er janvier 2014 14,3 millions de personnes vivant dans un des États membres de l’Union et ayant la nationalité d’un autre État membre.

En chiffres absolus, le plus grand nombre de non-nationaux vivant dans les États membres de l’Union au 1er janvier 2014 se trouvaient en Allemagne (7,0 millions de personnes), au Royaume-Uni (5,0 millions), en Italie (4,9 millions), en Espagne (4,7 millions) et en France (4,2 millions). Les non-nationaux présents dans ces cinq États membres représentaient, en cumulé, 76 % du nombre total de non-nationaux résidant dans l’ensemble des États membres de l’Union, alors que ces cinq mêmes États membres comptaient 63 % de la population de l’Union.

En termes relatifs, l’État membre de l’Union présentant la proportion la plus élevée de non-nationaux était le Luxembourg, où ceux-ci constituaient 45 % de la population totale. De fortes proportions de non-nationaux (10 % de la population résidente ou plus) étaient également enregistrées à Chypre, en Lettonie, en Estonie, en Autriche, en Irlande, en Belgique et en Espagne.

Dans la plupart des États membres de l’Union européenne, la majorité des non-nationaux étaient citoyens d’un pays tiers (voir le tableau 4). L’opposé n’est vrai que pour le Luxembourg, la Slovaquie, Chypre, l’Irlande, la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas, Malte et le Royaume-Uni. Dans le cas de la Lettonie et de l’Estonie, la proportion de citoyens venant de pays tiers est particulièrement élevée en raison du nombre important de non-citoyens reconnus (qui sont principalement des citoyens de l’ancienne Union soviétique qui résident de façon permanente dans ces pays, mais n’ont pas acquis une autre nationalité).

Dans tous les États membres de l’Union à l’exception de l’Estonie, de la République tchèque et de la Lettonie, le nombre de personnes nées dans un pays tiers était supérieur au nombre de personnes ayant la nationalité d’un pays tiers.

Le tableau 6 présente un résumé des cinq principales nationalités étrangères et des cinq principaux pays tiers de naissance pour les États membres de l’UE-28 et de l’AELE pour lesquels des données détaillées sont disponibles.

L’analyse de la structure d’âge de la population révèle que, partout dans l’UE-28, la population étrangère est plus jeune que la population nationale. La répartition des étrangers par âge fait apparaître, par rapport aux nationaux, une plus forte proportion d’adultes en âge de travailler relativement jeunes. En 2013, l’âge médian de la population nationale de l’UE-28 s’élevait à 43 ans, alors que l’âge médian des non-nationaux vivant dans l’Union était de 35 ans.

Acquisitions de nationalité

Les acquisitions de nationalité ont augmenté de 20 % en 2013

984 800 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union en 2013, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2012. Davantage de personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union en 2013 qu’au cours de toute autre année entre 2002 et 2012.

L’Espagne affichait le nombre le plus important d’acquisitions de nationalité en 2013, avec 225 800 acquisitions (soit 23 % du total de l’UE-28). Ensuite, les niveaux d’acquisitions de nationalité les plus élevés ont été enregistrés au Royaume-Uni (270 500), en Allemagne (115 100), en Italie (100 700) et en France (97 300).

En termes absolus, les progressions les plus fortes par rapport à 2012 ont été observées en Espagne, où 131 700 résidents supplémentaires se sont vu octroyer la nationalité espagnole (cette hausse est en partie due à un changement au niveau de la source d’informations, du concept et de la référence temporelle), puis en Italie (+35 300), au Royaume-Uni (+13 600) et en Grèce (+9 200). À l’opposé, les baisses les plus marquées en termes absolus ont été observées en Hongrie (9 200 personnes de moins qu’en 2012 ont obtenu la nationalité hongroise) et aux Pays-Bas (-5 000).

Un indicateur habituellement utilisé est le «taux de naturalisation», défini comme étant le rapport entre le nombre total d’octrois de nationalité et le stock de résidents non nationaux au début de l’année. L’État membre de l’Union affichant le taux de naturalisation le plus élevé en 2013 était la Suède (7,6 acquisitions de nationalité pour 100 résidents non nationaux), suivie par la Hongrie et le Portugal (avec respectivement 6,5 et 5,9 acquisitions de nationalité pour 100 résidents non nationaux).

Quelque 871 300 citoyens de pays tiers résidant dans un État membre de l’Union ont acquis la nationalité d’un pays de l’Union en 2013, ce qui représente une augmentation de 21 % par rapport à 2012. Ainsi, les citoyens de pays tiers représentaient 89 % de l’ensemble des personnes qui ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union en 2013. Ces nouveaux citoyens de l’UE-28 venaient principalement d’Afrique (26 % du nombre total de nationalités acquises), d’Asie (23 %), d’Amérique du Nord et du Sud (22 %) et d’Europe hors UE-28 (17 %). Les citoyens des États membres de l’Union qui ont acquis la nationalité d’un autre État membre représentaient 98 500 personnes, soit 10 % du total. En termes absolus, les principaux groupes de citoyens de l’UE-28 ayant acquis la nationalité d’un autre État membre étaient les Roumains devenus Hongrois (7 000 personnes) ou Italiens (4 400 personnes), les Polonais devenus Britanniques (6 000 personnes) ou Allemands (5 500 personnes), les Italiens devenus Allemands (2 800 personnes) ou Belges (1 900 personnes), les Grecs devenus Français (3 900 personnes) et les Portugais devenus Britanniques (1 900 personnes).

Au Luxembourg et en Hongrie, la majorité des nouveaux octrois de nationalité concernait des citoyens d’autres États membres de l’Union. Dans le cas du Luxembourg, les citoyens portugais en constituaient la part la plus importante, suivis des citoyens italiens, français, belges et allemands, alors que, dans le cas de la Hongrie, il s’agissait presque exclusivement de citoyens roumains.

Comme les années précédentes, le principal groupe de nouveaux citoyens dans les États membres de l’Union européenne en 2013 étaient les Marocains (86 500, soit 8,8 % des octrois de nationalité), suivis des Indiens (48 300, soit 4,9 % des octrois de nationalité), des Turcs (46 500, soit 4,7 %), des Colombiens (42 000, soit 4,3 %), des Albanais (41 700, soit 4,2 %) et des Équatoriens (40 400, soit 4,1 %). Par rapport à 2012, le nombre de citoyens marocains ayant obtenu la nationalité d’un État membre de l’Union a augmenté de 46 %. La plupart des Marocains ont acquis leur nouvelle nationalité en Espagne (35 %), en Italie (29 %) ou en France (19 %).

Sources et disponibilité des données

L’émigration est un phénomène particulièrement difficile à mesurer; il est plus délicat de dénombrer les personnes quittant un pays que celles y entrant. Une analyse comparant les données de l’immigration et de l’émigration des États membres de l’Union pour 2013 (statistiques miroir) a confirmé cette réalité dans bon nombre de pays. C’est pourquoi cet article met principalement l’accent sur les données relatives à l’immigration.

Eurostat produit des statistiques sur une série de thèmes en rapport avec les flux migratoires internationaux, les stocks de population (étrangère) non nationale et l’acquisition de la nationalité. Les données sont collectées sur une base annuelle et fournies à Eurostat par les instituts nationaux de statistique des États membres de l’Union.

Les pays qui ont révisé les séries relatives à la population après le recensement de 2011 étaient censés envoyer les résultats post-recensement révisés ventilés par âge, sexe et nationalité ou pays de naissance à Eurostat pour l’ensemble de la période intercensitaire ou pour une période plus courte avant la fin 2013. Plusieurs pays ont informé Eurostat qu’ils auraient du mal à respecter le délai du 31 décembre 2013 pour la transmission des données postérieures au recensement de 2011. Au moment de la rédaction, la seule difficulté de ce type qui demeure concerne l’Allemagne, qui prévoit de fournir les données révisées avant la fin du premier semestre 2015.

Ces révisions de données auront des conséquences sur les taux de naturalisation.

Base pour la collecte des données

Depuis 2008, la collecte de données sur la migration, la nationalité et l’asile est basée sur le règlement (CE) n° 862/2007. L’analyse et la composition des groupes des pays de l’Union européenne, des pays de l’AELE et des pays candidats au 1er janvier de l’année de référence figurent dans le règlement d’exécution (UE) n° 351/2010. Celui-ci définit un ensemble élémentaire de statistiques sur les flux migratoires internationaux, les stocks de population étrangère, l’acquisition de la nationalité, les titres de séjour, l’asile et les mesures prises contre l’entrée et le séjour irréguliers. Les États membres de l’Union peuvent continuer d’utiliser toute donnée appropriée selon la disponibilité et les pratiques nationales, mais les statistiques établies au titre de ce règlement doivent reposer sur des définitions et des concepts communs. La plupart des États membres fondent leurs statistiques sur des sources de données administratives, telles que les registres de population, les registres des étrangers, les registres de titres de séjour ou de permis de travail, les registres de l’assurance-maladie et les registres fiscaux. Certains recourent aussi à des statistiques miroir, à des enquêtes par sondage ou à des méthodes d’estimation pour produire leurs statistiques sur la migration.

Les données sur l’acquisition de nationalité sont normalement produites à partir d’informations provenant de systèmes administratifs. La mise en œuvre du règlement devrait aboutir à une amélioration de la disponibilité et de la comparabilité des statistiques sur la migration et la nationalité.

Conformément à l’article 2, paragaphe 1, points a), b) et c), du règlement (CE) n° 862/2007, les statistiques incluent les immigrants qui résidaient (ou étaient supposés résider) sur le territoire d’un État membre de l’Union depuis au moins douze mois, ainsi que les émigrants vivant à l’étranger depuis plus de douze mois. Par conséquent, les données collectées par Eurostat concernent la migration pour une période de douze mois ou plus: les migrants incluent dès lors les personnes qui ont migré pour une période d’au moins une année ainsi que celles qui ont migré de manière permanente.

Les données relatives aux acquisitions de nationalité sont collectées par Eurostat en vertu des dispositions de l’article 3, paragraphe 1, point d), du règlement (CE) n° 862/2007, qui prévoit que «Les États membres transmettent à la Commission (Eurostat) des statistiques sur les aspects suivants: […] nombre de personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de l'État membre et ayant acquis au cours de l'année de référence la nationalité de cet État membre […], ventilé par […] ancienne nationalité des personnes concernées, en indiquant, le cas échéant, si les personnes ont eu le statut d'apatride».

Le «taux de naturalisation» doit être utilisé avec prudence car le numérateur inclut tous les modes d’acquisition de la nationalité, et pas seulement les naturalisations d’étrangers résidents pouvant prétendre à la nationalité d’un pays, et le dénominateur inclut tous les étrangers, et pas seulement la population pertinente, autrement dit, les étrangers qui peuvent être naturalisés.

Notes sur la disponibilité des données principales

Les agrégats de l’UE-27 concernant les données relatives aux acquisitions de nationalité pour 2010, 2011 et 2012 incluent les données roumaines pour 2009.

Contexte

Les citoyens des États membres de l’Union sont libres de voyager et de circuler au sein des frontières intérieures de l’Union européenne. Les politiques de migration mises en place dans l’Union en ce qui concerne les citoyens de pays tiers s’efforcent de plus en plus d’attirer un profil particulier de migrants, souvent dans le but de réduire certaines pénuries de main-d’œuvre. Une sélection peut être effectuée sur la base de la maîtrise de la langue, de l’expérience professionnelle, du niveau d’études et de l’âge. Elle peut également être réalisée par les employeurs de façon à ce que les immigrants aient un emploi dès leur arrivée.

En dehors des politiques visant à encourager le recrutement de main-d’œuvre, la politique d’immigration repose souvent sur deux préoccupations: la prévention de la migration clandestine et de l’emploi illégal de migrants qui n’ont pas l’autorisation de travailler et la promotion de l’intégration des immigrants dans la société. D’importantes ressources ont été mobilisées pour combattre les réseaux de trafic illicite et de traite des êtres humains dans l’Union européenne.

Parmi les principaux textes juridiques adoptés dans le domaine de l’immigration figurent:

Au sein de la Commission européenne, c’est la direction générale de la migration et des affaires intérieures qui est responsable de la politique européenne de migration. En 2005, la Commission européenne a relancé le débat sur la nécessité d’un ensemble commun de règles relatives à l’admission des migrants économiques avec le livre vert sur une approche communautaire de la gestion des migrations économiques [COM(2004) 811 final], qui a mené à l’adoption d’un programme d’action [COM(2005) 669 final] fin 2005. En juillet 2006, la Commission européenne a adopté une communication sur les priorités d’action en matière de lutte contre l’immigration clandestine de ressortissants de pays tiers [COM(2006) 402 final], qui vise à trouver un équilibre entre sécurité et droits fondamentaux des personnes à tous les stades du processus d’immigration clandestine. En septembre 2007, la Commission européenne a présenté son troisième rapport annuel sur la migration et l’intégration [COM(2007) 512 final]. Une communication de la Commission européenne, adoptée en octobre 2008, a mis en lumière l’importance de renforcer l’approche globale de la question des migrations: accroître la coordination, la cohérence et les synergies [COM(2008) 611 final], la migration constituant une facette de la politique extérieure et de développement. Le programme de Stockholm, adopté par les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne en décembre 2009, établit un cadre et une série de principes pour la formulation des politiques européennes de la justice et des affaires intérieures pour la période 2010-2014 et les questions liées à la migration en forment la pierre angulaire. Afin de parvenir aux modifications convenues, la Commission européenne a approuvé en 2010 un plan d’action mettant en œuvre le programme de Stockholm – Mettre en place un espace de liberté, de sécurité et de justice au service des citoyens européens [COM(2010) 171 final].

En mai 2013, la Commission européenne a publié le «rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union» [COM(2013) 269 final]. Ce rapport indiquait que la citoyenneté de l’Union confère de nouveaux droits et ouvre de nouvelles possibilités. Le droit de circuler et de s’établir librement dans l’Union européenne est le droit le plus étroitement associé à cette citoyenneté. Grâce aux technologies modernes et aux voyages désormais plus faciles, la libre circulation permet aux Européens d’élargir leurs horizons au-delà des frontières nationales, de quitter leur pays pour des périodes plus ou moins longues, de se déplacer d’un pays de l’Union à l’autre pour travailler, étudier et se former, de voyager pour des raisons professionnelles ou pour leurs loisirs, ou de faire des achats à l’étranger. La libre circulation peut ainsi augmenter les interactions sociales et culturelles au sein de l’Union et créer des liens plus étroits entre les citoyens de l’Union. Elle peut, en outre, avoir des effets économiques bénéfiques mutuels pour les entreprises et les consommateurs, y compris pour ceux qui ne sortent pas des frontières nationales, puisque les obstacles intérieurs sont progressivement levés.

La Commission européenne a présenté, le 13 mai 2015, un European Agenda on Migration (en anglais) définissant dans les grandes lignes les mesures immédiates qui seront prises afin de faire face à la situation de crise dans la Méditerranée ainsi que les démarches à effectuer au cours des prochaines années pour mieux gérer la migration dans tous ses aspects.

Le annual report on immigration and asylum (en anglais) (2014) du European migration network (en anglais) a été publié le 10 juin 2015. Il donne un aperçu des principales évolutions juridiques et politiques dans l’ensemble de l’Union européenne et dans les pays participants. Il s’agit d’un document complet qui couvre tous les aspects de la politique en matière de migration et d’asile de la direction générale de la migration et des affaires intérieures ainsi que des agences de l’Union.

Voir aussi

Informations supplémentaires Eurostat

Publications

Principaux tableaux

Données sur la migration et la nationalité
Migrations internationales (t_migr_int)
Immigration (tps00176)
Émigration (tps00177)
Acquisitions de nationalité (tps00024)

Base de données

Données sur la migration et la nationalité
Immigration (migr_immi)
Immigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et nationalité (migr_imm1ctz)
Immigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et pays de naissance (migr_imm3ctb)
Immigration par âge, sexe et grand groupe de nationalités (migr_imm2ctz)
Immigration par âge, sexe et grand groupe de pays de naissance (migr_imm4ctb)
Immigration par sexe, nationalité et grand groupe de pays de naissance (migr_imm6ctz)
Immigration par sexe, pays de naissance et grand groupe de nationalités (migr_imm7ctb)
Immigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et pays de dernière résidence (migr_imm5prv)
Émigration (migr_emi)
Émigration par âge et sexe (migr_emi2)
Émigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et nationalité (migr_emi1ctz)
Émigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et pays de naissance (migr_emi4ctb)
Émigration par tranche d’âges de cinq ans, sexe et pays de prochaine résidence (migr_emi3nxt)
Acquisition et perte de nationalité (migr_acqn)
Acquisition de nationalité par sexe, groupe d’âge et nationalité précédente (migr_acq)
Perte de nationalité par sexe et nouvelle nationalité (migr_lct)

Section dédiée

Méthodologie / Métadonnées

Source des données pour les tableaux et graphiques (MS Excel)

Liens externes