Statistiques sur la migration et la population migrante

Données extraites en mai 2016. Données plus récentes: Informations supplémentaires Eurostat, Principaux tableaux et Base de données. Mise à jour prévue de l’article: août 2017.
Tableau 1: Immigration par nationalité, 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_imm1ctz)
Graphique 1: Immigrants, 2014
(par 1 000 habitants)
Source: Eurostat (migr_imm1ctz) et (migr_pop1ctz)
Graphique 2: Répartition des immigrants par nationalité, 2014
(en % de l'ensemble des immigrants)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Tableau 2: Immigration par pays de naissance, 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_imm3ctb)
Tableau 3: Immigration par pays de résidence antérieure, 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_imm5prv)
Graphique 3: Immigrants par sexe, 2014
(en % de l'ensemble des immigrants)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Graphique 4: Structure d'âge des immigrants par nationalité, UE, 2014 (1)
(en %)
Source: Eurostat (migr_imm2ctz)
Tableau 4: Population née à l'étranger par pays de naissance, 1er janvier 2015 (1)
Source: Eurostat (migr_pop3ctb)
Tableau 5: Population non nationale par groupe de nationalités, 1er janvier 2015 (1)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz)
Graphique 5: Part des non-nationaux dans la population résidente, 1er janvier 2015
(en %)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz)
Tableau 6: Principaux pays de nationalité et de naissance de la population étrangère/née à l’étranger, 1er janvier 2015 (1)
(en chiffres absolus et en pourcentage du total de la population étrangère/née à l'étranger)
Source: Eurostat (migr_pop1ctz) et (migr_pop3ctb)
Graphique 6: Structure d'âge des populations nationale et non-nationale, UE-28, 1er janvier 2015 (1)
(en %)
Source: Eurostat (migr_pop2ctz)
Graphique 7: Nombre de personnes ayant acquis la nationalité d'un État membre de l'UE, UE-28, 2009–14 (1)
(en milliers)
Source: Eurostat (migr_acq)
Tableau 7: Personnes ayant acquis la nationalité du pays déclarant, 2014 (1)
Source: Eurostat (migr_acq)
Graphique 8: Taux de naturalisation, 2014 (1)
(pour 100 non-nationaux)
Source: Eurostat (migr_acq) et (migr_pop1ctz)
Tableau 8: Révisions de la population et de la migration transmises à Eurostat à la suite du recensement de 2011, situation à la mi-mai 2016

Cet article présente les statistiques de l’Union Européenne (UE) sur la migration internationale, et les stocks de population de citoyens nationaux et étrangers (non-nationaux) ainsi que des données relatives à l’acquisition de nationalité. La migration est influencée par une combinaison de facteurs économiques, politiques et sociaux, dans le pays d’origine du migrant (causes de départ) ou dans le pays de destination (effets d’attraction). Historiquement, la relative prospérité économique et la stabilité politique de l’Union européenne semblent avoir eu un effet d’attraction considérable sur les immigrants.

Dans les pays de destination, la migration internationale peut constituer un instrument pour remédier à certaines pénuries sur le marché du travail. Toutefois, la migration à elle seule ne pourra certainement pas inverser l’actuelle tendance au vieillissement de la population observée dans de nombreuses régions de l’Union.

Principaux résultats statistiques

Les flux migratoires

Au total, 3,8 millions de personnes ont immigré dans l’un des États membres de l’EU-28 en 2014, et au moins 2,8 millions d’émigrants auraient quitté le territoire de ces États. Ces chiffres totaux ne représentent pas les flux migratoires vers/depuis l’Union européenne prise dans son ensemble, puisqu’ils incluent également les mouvements entre les différents États membres de l’Union.

Parmi ces 3,8 millions d’immigrants en 2014, on estime qu’il y avait 1,6 million de citoyens de pays tiers, 1,3 million de personnes ayant la nationalité d’un État membre de l’Union autre que celui dans lequel elles ont immigré, quelque 870 000 personnes qui ont migré vers un État membre de l’Union dont elles avaient la nationalité (par exemple, des ressortissants nationaux rentrant au pays ou nés à l’étranger), et environ 12 400 apatrides.

Le pays qui a accueilli le plus grand nombre d’immigrants en 2014 est l’Allemagne (884 900), suivie par le Royaume-Uni (632 000), la France (339 900), l’Espagne (305 500) et l’Italie (277 600). C’est l’Espagne qui a enregistré le plus grand nombre d’émigrants en 2014 (400 400), suivie par l’Allemagne (324 200), le Royaume-Uni (319 100), la France (294 100) et la Pologne (268 300). Au total, 15 des États membres de l’Union ont connu en 2014 une immigration supérieure à l’émigration, la tendance étant toutefois inverse en Bulgarie, en Irlande, en Grèce, en Espagne, en Croatie, à Chypre, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et dans les trois États membres baltes.

En proportion de la taille de la population résidente, le pays qui a enregistré le taux le plus élevé d’immigration en 2014 est le Luxembourg (40 immigrants pour 1 000 personnes), suivi par Malte (21 immigrants pour 1 000 personnes) et l’Irlande (15 immigrants pour 1 000 personnes) — voir le Graphique 1. Les taux d’émigration les plus élevés en 2014 ont été signalés pour Chypre (28 émigrants pour 1 000 personnes), le Luxembourg (20 émigrants pour 1 000 personnes) et l’Irlande (18 émigrants pour 1 000 personnes).

En 2014, la part relative des immigrants nationaux, autrement dit des immigrants ayant la nationalité de l’État membre dans lequel ils ont migré, parmi le nombre total d’immigrants était la plus élevée en Roumanie (91 % de tous les immigrants), en Lituanie (80 %), en Estonie (65 %), en Pologne (57 %), en Lettonie (57 %), en Slovaquie (55 %), en Hongrie et au Portugal (52 % dans les deux pays). Ces États membres sont les seuls à avoir indiqué une immigration nationale représentant plus de la moitié des migrations totales — voir le Graphique 2. En revanche, l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg ont communiqué des taux relativement faibles, étant donné que l’immigration nationale en 2014 y représentait moins de 10 % de l’ensemble de l’immigration.

Les informations relatives à la nationalité ont souvent été utilisées pour étudier les immigrants d’origine étrangère. Néanmoins, étant donné que la nationalité peut changer au cours de la vie d’une personne, il est également utile d’analyser des informations par pays de naissance. La proportion relative d’immigrants nés dans le pays par rapport au nombre total d’immigrants était la plus élevée en Lituanie (72 % de tous les immigrants), suivie par la Roumanie (68 %) et la Pologne (50 %). En revanche, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg ont fait état de pourcentages relativement faibles d’immigrants nés dans le pays, inférieurs à 10 % de l’ensemble de l’immigration en 2014.

1,9 million de citoyens de pays tiers ont immigré vers l’UE-28 en 2014

On estime qu’en 2014, 1,9 million de citoyens de pays tiers ont immigré dans l’UE-28. En outre, 1,8 million de personnes qui résidaient dans un État membre ont migré vers un autre État membre.

Si on analyse la situation sur la base de la résidence antérieure, on constate que c’est le Luxembourg qui a signalé le pourcentage le plus élevé d’immigrants en provenance d’un autre État membre de l’Union (91 % du nombre total de ses immigrants en 2014), suivie par la Slovaquie (80 %) et la Roumanie (75 %); des pourcentages relativement faibles ont été communiqués par la Bulgarie (19 % du total des immigrants), ainsi que l’Italie et la Suède (chacune à 29 %) — voir le tableau 3.

En ce qui concerne la ventilation par sexe des immigrants dans les États membres de l’Union en 2014, on dénombrait légèrement plus d’hommes que de femmes (53 % d’hommes contre 47 % de femmes). L’État membre affichant la part la plus élevée d’immigrants masculins était la Lettonie (62 %); à l’opposé, la proportion la plus importante d’immigrants féminins a été observée à Chypre (70 %).

En 2014, les immigrants dans les États membres de l’Union étaient, en moyenne, beaucoup plus jeunes que la population totale résidant déjà dans leur pays de destination. Au 1er janvier 2015, l’âge médian de la population de l’UE-28 était de 42 ans. En revanche, l’âge médian des immigrants dans l’UE-28 en 2014 était de 28 ans.

Population migrante

On dénombrait 34,3 millions de personnes nées en dehors de l’UE-28 et vivant dans un État membre de l’Union au 1er janvier 2015, tandis que 18,5 millions de personnes étaient nées dans un État membre différent de celui dans lequel elles résidaient. Le nombre de personnes nées dans un autre État membre n’était plus élevé que le nombre de personnes nées en dehors de l’UE-28 qu’en Hongrie, en Irlande, au Luxembourg, en Slovaquie et à Chypre.

Au 1er janvier 2015, 19,8 millions de citoyens de pays tiers et 34,3 millions de personnes nées en dehors de l’Union vivaient dans l’UE-28

Le nombre de personnes résidant dans un État membre de l’Union et ayant la nationalité d’un pays tiers au 1er janvier 2015 s’élevait à 19,8 millions, soit 3,9 % de la population de l’UE-28. Par ailleurs, on comptait au 1er janvier 2015 15,3 millions de personnes vivant dans un des États membres de l’Union et ayant la nationalité d’un autre État membre.

En chiffres absolus, le plus grand nombre de non-nationaux vivant dans les États membres de l’Union au 1er janvier 2015 se trouvaient en Allemagne (7,5 millions de personnes), au Royaume-Uni (5,4 millions), en Italie (5,0 millions), en Espagne (4,5 millions) et en France (4,4 millions). Les non-nationaux présents dans ces cinq États membres représentaient, en cumulé, 76 % du nombre total de non-nationaux résidant dans l’ensemble des États membres de l’Union, alors que ces cinq mêmes États membres comptaient 63 % de la population de l’Union à 28.

En termes relatifs, l’État membre de l’Union présentant la proportion la plus élevée de non-nationaux était le Luxembourg, où ceux-ci constituaient 46 % de la population totale. De fortes proportions de non-nationaux (10 % de la population résidente ou plus) ont également été enregistrées à Chypre, en Lettonie, en Estonie, en Autriche, en Irlande et en Belgique.

Dans la plupart des États membres de l’Union, la majorité des non-nationaux étaient citoyens d’un pays tiers (voir le Tableau 5), l’inverse n’étant vrai que pour le Luxembourg, la Slovaquie, Chypre, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, la Hongrie, le Royaume-Uni, Malte et l’Autriche. Dans le cas de la Lettonie et de l’Estonie, la proportion de citoyens venant de pays tiers est particulièrement élevée en raison du nombre important de non-citoyens reconnus (qui sont principalement des citoyens de l’ancienne Union soviétique qui résident de façon permanente dans ces pays, mais n’ont pas acquis une autre nationalité).

Dans tous les États membres de l’Union à l’exception de l’Estonie, de la République tchèque et de la Lettonie, le nombre de personnes nées dans un pays tiers était supérieur au nombre de personnes ayant la nationalité d’un pays tiers.

Le tableau 6 présente un résumé des cinq principales nationalités étrangères et des cinq principaux pays tiers de naissance pour les États membres de l’Union et de l’AELE (pour lesquels des données détaillées sont disponibles).

L’analyse de la structure d’âge de la population révèle que, partout dans l’UE-28, la population étrangère est plus jeune que la population nationale. La répartition des étrangers par âge fait apparaître, par rapport aux nationaux, une plus forte proportion d’adultes en âge de travailler relativement jeunes. Au 1er janvier 2015, l’âge médian de la population nationale de l’UE-28 s’élevait à 43 ans, alors que l’âge médian des non-nationaux vivant dans l’Union était de 35 ans.

Acquisitions de nationalité

Les acquisitions de nationalité ont diminué de 9 % en 2014

Le nombre de personnes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’Union en 2014 s’élevait à 889 100, soit une diminution de 9 % par rapport à 2013. Ce déclin s’est produit après deux années consécutives d’augmentation.

L’Espagne affichait le nombre le plus important d’acquisitions de nationalité en 2014, avec 205 900 acquisitions (soit 23 % du total de l’UE-28). Ensuite, les niveaux d’acquisitions de nationalité les plus élevés ont été enregistrés en Italie (129 900) au Royaume-Uni (125 600), en Allemagne (110 600), et en France (105 600).

En termes absolus, les progressions les plus fortes par rapport à 2013 ont été observées en Italie, où 29 200 résidents supplémentaires se sont vu octroyer la nationalité italienne, puis en France (8 300) et aux Pays-Bas (6 800). À l’opposé, les baisses les plus marquées en chiffres absolus ont été observées au Royaume-Uni (81 900 personnes de moins ont obtenu la nationalité britannique qu’en 2013), en Espagne (19 900), en Belgique (16 000), en Grèce (8 600) et en Suède (6 700).

Un indicateur habituellement utilisé est le «taux de naturalisation», défini ici comme étant le rapport entre le nombre total d’octrois de nationalité et le stock de résidents non nationaux au début de la même année. L’État membre de l’Union affichant le taux de naturalisation le plus élevé en 2014 était la Suède (6,3 acquisitions de nationalité pour 100 résidents non nationaux), suivie par la Hongrie et le Portugal (avec respectivement 6,2 et 5,3 acquisitions de nationalité pour 100 résidents non nationaux).

Quelque 784 800 citoyens de pays tiers résidant dans un État membre de l’Union ont acquis la nationalité d’un pays de l’Union en 2014, ce qui représente une diminution de 10 % par rapport à 2013. Ainsi, les citoyens de pays tiers représentaient 88 % de l’ensemble des personnes qui ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union en 2014. Ces nouveaux citoyens de l’UE-28 venaient principalement d’Afrique (29 % du nombre total de nationalités acquises), d’Amérique du Nord et du Sud (21 %), d’Asie (20 %) et d’Europe hors UE-28 (18 %). Les citoyens des États membres de l’Union qui ont acquis la nationalité d’un autre État membre représentaient 95 700 personnes, soit 11 % du total. En termes absolus, les principaux groupes de citoyens de l’UE-28 ayant acquis la nationalité d’un autre État membre étaient les Roumains devenus des citoyens italiens (6 400 personnes) ou hongrois (6 200 personnes), les Polonais devenus des citoyens allemands (6 000 personnes) ou britanniques (3 200 personnes), les Italiens devenus des citoyens allemands (3 200 personnes) ou belges (1 200 personnes), les Portugais devenus des citoyens français (3 300 personnes) ou luxembourgeois (1 200 personnes), les Bulgares devenus des citoyens allemands (1 800 personnes) ou britanniques (1 300 personnes) et les Croates devenus des citoyens allemands (3 900 personnes).

Au Luxembourg, en Hongrie et à Malte, la majorité des nouveaux octrois de nationalité concernait des citoyens d’autres États membres de l’Union. Dans le cas du Luxembourg, les citoyens portugais en constituaient la part la plus importante, suivis des citoyens italiens, français, belges et allemands, alors que, dans le cas de la Hongrie, il s’agissait presque exclusivement de citoyens roumains. Quant à Malte, la part la plus importante était constitué de citoyens britanniques.

Comme les années précédentes, le principal groupe de nouveaux citoyens dans les États membres de l’Union européenne en 2014 étaient les Marocains (92 700, soit 10,4 % du total des octrois de nationalité), suivis des Albanais (41 000, soit 4,6 % des octrois de nationalité), des Turcs (37 500, soit 4,2 %), des Indiens (35 300, soit 4,0 %), et des Équatoriens (34 800 soit 3,9 %). Par rapport à 2013, le nombre de citoyens marocains ayant obtenu la nationalité d’un État membre de l’Union a augmenté de 5,5 %. La plupart des Marocains ont acquis leur nouvelle nationalité en Espagne (38 %), en Italie (31 %) ou en France (20 %).

Sources et disponibilité des données

L’émigration est particulièrement difficile à mesurer; il est plus délicat de dénombrer les personnes quittant un pays que celles y entrant. Une analyse comparant les données de l’immigration et de l’émigration des États membres de l’Union pour 2014 (statistiques miroir) a confirmé cette réalité dans bon nombre de pays. C’est pourquoi cet article se focalise sur les données relatives à l’immigration.

Eurostat produit des statistiques sur une série de thèmes en rapport avec les flux migratoires internationaux, les stocks de population non nationale et l’acquisition de nationalité. Les données sont collectées sur une base annuelle et fournies à Eurostat par les instituts nationaux de statistique des États membres de l’Union.

Presque tous les pays ayant révisé les séries relatives à la population après le recensement de 2011 ont envoyé leurs résultats post-recensement révisés par âge, sexe et nationalité ou pays de naissance à Eurostat. Au moment de la rédaction, le seul pays qui fait encore défaut est l’Allemagne, qui prévoit de fournir les données révisées avant juin 2016. La révision des données allemandes aura des conséquences sur le taux de naturalisation.

Base pour la collecte des données

Depuis 2008, la collecte de données sur la migration, la citoyenneté et l’asile s’appuie sur le règlement (CE) n° 862/2007. L’analyse et la composition des groupes de pays de l’Union Européenne, des pays de l’AELE et des pays candidats en date du 1er janvier de l’année de référence figurent dans le règlement d’exécution (UE) n° 351/2010. Celui-ci définit un ensemble élémentaire de statistiques sur les flux migratoires internationaux, les stocks de population étrangère, l’acquisition de la nationalité, les titres de séjour, l’asile et les mesures prises contre l’entrée et le séjour irréguliers. Les États membres de l’Union peuvent continuer d’utiliser toute donnée appropriée selon la disponibilité et les pratiques nationales, mais les statistiques établies au titre de ce règlement doivent reposer sur des définitions et des concepts communs. La plupart des États membres fondent leurs statistiques sur des sources de données administratives, telles que les registres de population, les registres des étrangers, les registres de titres de séjour ou de permis de travail, les registres de l’assurance-maladie et les registres fiscaux. Certains recourent aussi à des statistiques miroir, à des enquêtes par sondage ou à des méthodes d’estimation pour produire leurs statistiques sur la migration. La mise en œuvre du règlement devrait aboutir à une amélioration de la disponibilité et de la comparabilité des statistiques sur la migration et la nationalité.

Les données sur l’acquisition de nationalité sont normalement produites à partir d’informations provenant de systèmes administratifs. La mise en œuvre du règlement devrait aboutir à une amélioration de la disponibilité et de la comparabilité des statistiques sur la migration et la nationalité.

Conformément à l’article 2, paragraphe 1, points a), b) et c), du règlement (CE) n° 862/2007, les statistiques incluent les immigrants qui résidaient (ou étaient supposés résider) sur le territoire d’un État membre de l’Union depuis au moins douze mois, ainsi que les émigrants vivant à l’étranger depuis plus de douze mois. Les données collectées par Eurostat concernent donc les migrations sur une période de 12 mois ou plus; les migrants incluent dès lors les personnes qui ont migré pour une période d’au moins une année ainsi que celles qui ont migré de manière permanente.

À propos des définitions de l’âge pour les flux migratoires, il est bon de préciser que les données pour l’année 2014 font référence à l’âge du répondant atteint à la fin de l’année de référence pour tous les États membres de l’Union Européenne à l’exception de l’Irlande, de la Grèce, de l’Autriche, de la Roumanie, de la Slovénie et du Royaume-Uni (où les données font référence à l’âge révolu du répondant, soit l’âge au dernier anniversaire).

Les données relatives aux acquisitions de nationalité sont collectées par Eurostat en vertu des dispositions de l’article 3, paragraphe 1, point d), du règlement (CE) n° 862/2007, qui prévoit que «Les États membres transmettent à la Commission (Eurostat) des statistiques sur les aspects suivants: […] nombre de personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de l’État membre et ayant acquis au cours de l’année de référence la nationalité de cet État membre […], ventilé par […] ancienne nationalité des personnes concernées, en indiquant, le cas échéant, si les personnes ont eu le statut d’apatride».

À propos des définitions de l’âge pour les acquisitions de citoyenneté, il est utile de préciser que les données pour l’année 2014 font référence à l’âge du répondant atteint à la fin de l’année de référence pour tous les États membres de l’Union Européenne à l’exception de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Autriche, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovénie et du Royaume-Uni (où les données font référence à l’âge révolu du répondant, soit l’âge au dernier anniversaire).

Le «taux de naturalisation» doit être utilisé avec prudence, car le numérateur comprend tous les modes d’acquisition et pas seulement les naturalisations d’étrangers résidents éligibles, et le dénominateur comprend tous les étrangers, plutôt que les étrangers éligibles à la naturalisation.

Contexte

Les citoyens des États membres de l’Union sont libres de voyager et de circuler au sein des frontières intérieures de l’Union européenne. Les politiques de migration mises en place dans l’Union en ce qui concerne les citoyens de pays tiers s’efforcent de plus en plus d’attirer un profil particulier de migrants, souvent dans le but de réduire certaines pénuries de main-d’œuvre. Une sélection peut être effectuée sur la base de la maîtrise de la langue, de l’expérience professionnelle, du niveau d’études et de l’âge. Elle peut également être réalisée par les employeurs de façon à ce que les immigrants aient un emploi dès leur arrivée.

En dehors des politiques visant à encourager le recrutement de main-d’œuvre, la politique d’immigration repose souvent sur deux préoccupations; la prévention de la migration clandestine et de l’emploi illégal de migrants qui n’ont pas l’autorisation de travailler et la promotion de l’intégration des immigrants dans la société. D’importantes ressources ont été mobilisées pour combattre les réseaux de trafic illicite et de traite des êtres humains dans l’Union européenne.

Parmi les principaux textes juridiques adoptés dans le domaine de l’immigration figurent:

Au sein de la Commission européenne, c’est la direction générale de la migration et des affaires intérieures qui est responsable de la politique européenne de migration. En 2005, la Commission européenne a relancé le débat sur la nécessité d’un ensemble commun de règles relatives à l’admission des migrants économiques avec le Livre vert sur une approche communautaire de la gestion des migrations économiques [COM(2004) 811 final], qui a mené à l’adoption d’un programme d’action sur la migration légale [COM(2005) 669 final] fin 2005. En juillet 2006, la Commission européenne a adopté une communication surles priorités d’action en matière de lutte contre l’immigration clandestine de ressortissants de pays tiers [COM(2006) 402 final], qui vise à trouver un équilibre entre sécurité et droits fondamentaux des personnes à tous les stades du processus d’immigration clandestine. En septembre 2007, la Commission européenne a présenté sontroisième rapport annuel sur la migration et l’intégration [COM(2007) 512 final]. Une communication de la Commission européenne, adoptée en octobre 2008, a mis en lumière l’importance de renforcer l’approche globale de la question des migrations; accroître la coordination, la cohérence et les synergies [COM(2008) 611 final], la migration constituant une facette de la politique extérieure et de développement. Le programme de Stockholm, adopté par les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne en décembre 2009, établit un cadre et une série de principes pour la formulation des politiques européennes de la justice et des affaires intérieures pour la période 2010-2014, et les questions liées à la migration en forment la pierre angulaire. Afin de parvenir aux modifications convenues, la Commission européenne a adopté en 2010 unplan d’action mettant en œuvre le programme de Stockholm – Mettre en place un espace de liberté, de sécurité et de justice pour les citoyens européens [COM(2010) 171 final].

En mai 2013, la Commission européenne a publié le «rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union» [COM(2013) 269 final]. Ce rapport indiquait que la citoyenneté de l’Union confère de nouveaux droits et ouvre de nouvelles possibilités. Le droit de circuler et de s’établir librement dans l’Union européenne est le droit le plus étroitement associé à cette citoyenneté. Grâce aux technologies modernes et aux voyages désormais plus faciles, la libre circulation permet aux Européens d’élargir leurs horizons au-delà des frontières nationales, de quitter leur pays pour des périodes plus ou moins longues, de se déplacer d’un pays de l’Union à l’autre pour travailler, étudier et se former, de voyager pour des raisons professionnelles ou pour leurs loisirs, ou de faire des achats à l’étranger. La libre circulation peut ainsi augmenter les interactions sociales et culturelles au sein de l’Union et créer des liens plus étroits entre les citoyens de l’Union. Elle peut, en outre, avoir des effets économiques bénéfiques mutuels pour les entreprises et les consommateurs, y compris pour ceux qui ne sortent pas des frontières nationales, puisque les obstacles intérieurs sont progressivement levés.

La Commission européenne a présenté, le 13 mai 2015, un European Agenda on Migration (en anglais) [COM(2015) 240 final] définissant dans les grandes lignes les mesures immédiates qui seront prises afin de faire face à la situation de crise dans la Méditerranée ainsi que les démarches à effectuer au cours des prochaines années pour mieux gérer la migration dans tous ses aspects.

Le annual report on immigration and asylum (en anglais) (2014) du European migration network (en anglais) a été publié le 10 juin 2015. Il donne un aperçu des principales évolutions juridiques et politiques dans l’ensemble de l’Union européenne et dans les pays participants. Il s’agit d’un document complet qui couvre tous les aspects de la politique en matière de migration et d’asile de la Direction générale de la migration et des affaires intérieures (en anglais) ainsi que des agences de l’Union.

Voir aussi

Informations supplémentaires Eurostat

Publications

Principaux tableaux

Données sur la migration et la nationalité
Migrations internationales (t_migr_int)
Immigration (tps00176)
Émigration (tps00177)
Acquisition de nationalité (tps00024)

Base de données

Données sur la migration et la nationalité
Immigration (migr_immi)
Immigration par tranche d’âge cinq ans, sexe et nationalité (migr_imm1ctz)
Immigration par tranche d’âge de cinq ans, sexe et pays de naissance (migr_imm3ctb)
Immigration par âge, sexe et grand groupe de nationalités (migr_imm2ctz)
Immigration par âge, sexe et grand groupe de pays de naissance (migr_imm4ctb)
Immigration par sexe, nationalité et grand groupe de pays de naissance (migr_imm6ctz)
Immigration par sexe, pays de naissance et grand groupe de nationalités (migr_imm7ctb)
Immigration par tranche d’âge de cinq ans, sexe et pays de dernière résidence (migr_imm5prv)
Émigration (migr_emi)
Émigration par âge et par sexe (migr_emi2)
Émigration par tranche d’âge cinq ans, sexe et nationalité (migr_emi1ctz)
Émigration par tranche d’âge de cinq ans, sexe et pays de naissance (migr_emi4ctb)
Émigration par tranche d’âge de cinq ans, sexe et pays de prochaine résidence (migr_emi3nxt)
Acquisition et perte de nationalité (migr_acqn)
Acquisition de nationalité par sexe, groupe d’âge et nationalité précédente (migr_acq)
Résidents ayant acquis la nationalité en part des résidents non nationaux par nationalité précédente et par sexe (en %) (migr_acqs)
Perte de nationalité par sexe et nouvelle nationalité (migr_lct)

Section dédiée

Méthodologie / Métadonnées

Source des données pour les tableaux et graphiques (MS Excel)

Liens externes