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22/07/14

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Justice, droits fondamentaux, citoyenneté

Intégration des Roms: un cadre européen pour orienter les politiques nationales

Roms © EU

La Commission a appelé aujourd’hui les États membres de l’UE à élaborer des stratégies nationales pour l’intégration des Roms. La commissaire européenne en charge de la justice, Viviane Reding, et le commissaire européen chargé de l'emploi, des affaires sociales et de l’inclusion, László Andor, ont mis en place un cadre européen pour orienter les politiques nationales et mobiliser des fonds européens. «Les actions visant à mettre un terme à l’exclusion des Roms sont de la responsabilité conjointe des États membres. Il s’agit là d’un défi de taille», a déclaré la vice-présidente Reding.

En vertu du cadre européen des stratégies nationales d’intégration des Roms, les États membres doivent prendre des mesures, proportionnellement à la taille de la population rom sur leur territoire, qui s’articulent autour des quatre piliers suivants: accès à l’éducation, au logement, aux soins de santé et à l’emploi. Même si ces domaines politiques relèvent principalement des responsabilités nationales ou régionales, l’UE a un rôle central à jouer dans la coordination des mesures.

Les 10 à 12 millions de Roms que compte l’Europe continuent à être victimes de discriminations, d’exclusion et du déni de leurs droits, «malgré les bonnes intentions manifestées par certains responsables politiques des États membres», a déclaré la commissaire Reding. D’après les premiers résultats de la Task Force Rom publiés en décembre 2010, les fonds ne sont pas utilisés de manière optimale pour faire face aux problèmes sociaux et économiques de la population rom de l’UE (MEMO/10/701). À la suite de l'annonce faite aujourd'hui, les États membres devront présenter leurs stratégies nationales d’intégration des Roms pour la fin 2011, et préciser comment ils entendent contribuer à la réalisation des objectifs mentionnés ci-dessus.

L’intégration des Roms, qui représentent une part croissante de la population en âge de travailler, peut avoir des avantages, tant sur le plan social qu’économique. D’après la Banque mondiale, certains pays pourraient profiter d’avantages économiques d’un demi-milliard d’euros par an, et ce grâce à une plus grande productivité, à une réduction de la facture des allocations sociales et à une augmentation des recettes fiscales.