Je vous souhaite la bienvenue sur mon site internet. Vous y trouverez les informations utiles sur la politique européenne de justice, liberté et sécurité, sur mon équipe et moi-même. Dans une Europe à vingt-sept où les personnes et les biens circulent librement, le développement d'un véritable espace de justice, de liberté et de sécurité est le nouvel horizon de la construction européenne.
Les citoyens européens attendent que l'Union Européenne assure leur protection individuelle et collective, garantisse leurs libertés et leurs droits fondamentaux. Cela passe par la reconnaissance mutuelle des droits civils, le respect de la vie privée et de la liberté de circulation, la lutte contre toutes les discriminations. Cela exige une coopération policière et judiciaire plus efficace.
Ils attendent aussi que l'Europe soit capable de relever le défi majeur des flux migratoires. Nous devons bâtir une gestion concertée, entre Etats membres et avec les pays tiers, de l'immigration légale et illégale et de l'asile, basée sur les principes de la solidarité et du respect de la personne humaine.
Vous le voyez, mon programme de travail est très passionnant et chargé! Vous pouvez compter sur mon écoute et mon engagement déterminé au service de ces grandes causes.
Si vous voulez approfondir ces différents sujets, je vous invite à visiter aussi le site de la Direction générale "Justice, Liberté et Sécurité".
Faites-nous aussi part de vos remarques et de vos propositions, nous en avons besoin pour avancer ensemble!
Les émouvantes cérémonies du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, la commémoration franco-allemande du 11 novembre 1918 nous rappellent que notre Europe, forte d'avoir surmonté les conflits les plus meurtriers et les plus terribles dictatures, est bien un laboratoire de la réconciliation pouvant servir d'exemple au monde.
Au nom de cette paix partagée depuis 65 ans, formons le vœu que le Conseil européen fera ce jeudi un choix éclairé pour la désignation du Haut représentant pour la politique extérieure, qui devra être un médiateur efficace, au nom de l'Europe, dans tous les grands conflits régionaux du monde.
Mais il faut aussi que cette Europe "post-Lisbonne" soit vivifiée par l'émergence d'une citoyenneté européenne ressentie par un nombre croissant d'européens. Notre programme pluriannuel de Stockholm, ciblé sur la création d'une vraie communauté européenne du droit, devrait y contribuer. Dans les années à venir, les ressortissants de chacun des Etats membres doivent avoir la chance de faire valoir leurs droits partout en Europe.
C'est dans ce contexte que la France vient d'initier un débat public sur l'identité nationale. Disons plutôt l'identité française, en se souvenant des pensées de Fernand Braudel.
Le Président Sarkozy a eu raison de rappeler les valeurs qui fondent l'idéal républicain français. La liberté, l'égalité, la fraternité sont des valeurs d'ouverture sur l'autre. Elles imposent que l'on respecte ses concitoyens et les lois de son pays. C'est le socle du vivre ensemble.
Encore faut-il que ces valeurs s'inscrivent dans des actions. Encore faut-il que ces valeurs inspirent un idéal européen.
Ce débat sera utile s'il débouche sur un effort accru d'intégration des populations immigrées. La France, comme de nombreux pays européens, a encore bien des progrès à accomplir en ce domaine, qui nécessite aussi, bien sûr, les efforts des populations accueillies. Dans un temps où la mondialisation tend à brouiller les repères, les français doivent certes être éclairés, rassurés par un débat apaisé sur leur identité, leur patrimoine commun, ce qui constitue le "ciment" de la France. Ils doivent prendre garde à ne pas porter sur eux-mêmes un jugement exagérément négatif, à pratiquer cet exercice bien français de l'auto-flagellation...
Ainsi rassérénés, ils iront plus confiants à la rencontre des autres. De ceux qui ont souffert derrière le rideau de fer et pour qui la France jouit d'un vrai crédit moral. De ceux qui, venus d'ailleurs, ont rejoint la communauté nationale. De ceux auxquels nous avons le devoir d'ouvrir les bras car ils sont persécutés dans leurs propres pays.
Plus que jamais, la France doit être riche de sa diversité, de ses différences, de ses métissages.
Ce débat sera également utile s'il inclut des références à un avenir qui ne peut s'inscrire que dans une trajectoire européenne, s'il apporte une pierre à l'édifice de la citoyenneté européenne. Une citoyenneté riche de sa diversité culturelle et de ses valeurs universelles. Une citoyenneté sans entraves, protégée, engagée et solidaire. Une citoyenneté européenne qui peut inspirer une citoyenneté mondiale.
N'oublions pas que le grand projet européen a été porté par Jean Monnet et Robert Schuman. Ayons conscience de l'aptitude des français à animer des organisations internationales qui rassemblent, de la Banque Centrale Européenne au Fonds Monétaire International, en passant par l'Organisation mondiale du Commerce.
Voilà bien de quoi nourrir une légitime fierté française. Voilà pourquoi toute l'énergie des dirigeants français doit être consacrée, à l'heure où nous sortons de ce trop long intermède institutionnel, à la relance d'une Europe qui doit devenir un acteur à part entière, efficace et reconnu dans le nouveau monde multipolaire.
Ainsi, les racines de la France, son passé et ses valeurs, lui permettront de nourrir de nouvelles ambitions à l'échelle de l'Europe et du monde, bien loin des exploitations politiciennes, bien loin des réflexes de peur et de repli qui peuvent être provoqués par la violence de la crise.
Voilà comment, à partir de l'identité française, ce débat peut déboucher sur une identité européenne très ancrée dans le cœur de chacun de mes compatriotes et sur une vision positive de la nouvelle communauté mondiale. Sans aucun doute, l'identité de la France s'enrichira de ce regard qui porte haut et loin.
Faites-moi part de vos réactions. Merci.