AVIS JURIDIQUE IMPORTANT - Les informations qui figurent sur ce site sont soumises à une clause de non-responsabilité et sont protégées par un copyright.

  enfr
Drapeau européen

   EuropaLa Commission européenneRechercheCommuniqués de presse

Bruxelles, 2 mars 2001

Vers l'utilisation responsable des ressources biologiques:
"Le Centre d'Information sur la Biodiversité Mondiale"

Mots-clés: biodiversité, recherche, préservation, environnement, écologie

Le Commissaire à la recherche Philippe Busquin témoignera le 5 mars de l'engagement ferme de l'Europe en faveur d'une initiative mondiale sur la biodiversité. Le « Centre d'Information sur le Biodiversité Mondiale » est un projet international ambitieux qui doit jouer un rôle essentiel dans la protection, la gestion et l'utilisation durable des ressources biologiques mondiales en offrant un accès libre à un large éventail de données. Plusieurs Etats Membres ont proposé d'accueillir le nouveau Centre. Plusieurs projets financés par l'UE dans le domaine de la biodiversité seront présentés à cette occasion.

D'après le Commissaire à la recherche Philippe Busquin: "Nous possédons beaucoup plus d'informations sur les étoiles de la Voie Lactée que sur les espèces vivant sur Terre alors que ces dernières sont bien plus proches de nous. Il est de notre responsabilité de protéger cet héritage naturel et vital commun. Dans ce contexte, il est important de coordonner les activités existantes et d'aborder les problèmes au niveau européen. Ceci renforcera la position de l'Union sur la scène internationale. Arriver à une telle coordination est un objectif majeur de l'Espace européen de la recherche que nous sommes en train de mettre en œuvre avec les Etats Membres".

Un briefing de presse aura lieu à Bruxelles lundi 5 mars 2001 à 11h00 (voir programme).

Biodiversité: pourquoi notre espèce doit s'intéresser à toutes les espèces

Notre espèce a une responsabilité à l'égard de l'avenir, reconnue dans la Convention sur la diversité biologique, qui est de protéger et conserver notre héritage naturel commun. C'est uniquement en connaissant ce qui existe que nous serons en mesure de le préserver.

Il y a entre 5 à 100 millions d'espèces sur Terre, la meilleure estimation étant d'environ 10 millions. Seulement 1,75 million d'entre elles ont été scientifiquement décrites, et pour la plupart très sommairement. Le nombre d'espèces menacées d'extinction - environ 26 000 plantes et 5 400 animaux - est certainement sous-estimé. Au minimum 75% des deux ou trois milliards de spécimens biologiques conservés dans les musées d'histoire naturelle sont situés dans les pays industrialisés, alors que la plupart d'entre eux ont été collectés ailleurs. Il est donc nécessaire de permettre aux scientifiques et aux citoyens des pays en développement d'accéder à l'information sur spécimens disponibles, notamment dans le contexte de la Convention sur la diversité biologique.

Le Centre d'Information sur la Biodiversité Mondiale

Le Centre d'Information sur la biodiversité mondiale (GBIF : Global Biodiversity Information Facility) tire son origine d'un rapport du forum Mégasciences de l'OCDE sur la bio-informatique dont les conclusions ont été approuvées par les ministres des sciences et technologies en juin 1999. L'objectif du GBIF est de mettre en place un portail fournissant un accès universel aux informations concernant les ressources en biodiversité des pays membres de l'initiative. Le Centre a également comme objectif de fournir des formations et un savoir-faire accessibles à tous les pays de la planète, et plus particulièrement les pays en développement. Enfin, le GBIF permettra d'effectuer des recherches dans les bases de données sur la biodiversité situées un peu partout dans le monde. Par l'intermédiaire du portail GBIF, les utilisateurs pourront utiliser des moteurs de recherche pour avoir accès à une multitude de données de manière interactive et en temps réel.

Le GBIF sera un outil important pour la protection, la gestion et l'utilisation durable des ressources biologiques mondiales. Il soutiendra aussi l'éducation et la recherche scientifique dans des domaines tels que la biologie, l'agriculture et la biomédecine; il contribuera au développement économique et à l'amélioration de la qualité de la vie et fournira enfin une base à partir de laquelle notre connaissance du monde naturel pourra s'accroître rapidement.

Le GBIF apportera une contribution majeure aux efforts consentis par les nations de la planète en vue de mettre en œuvre les aspects les plus importants de la Convention sur la diversité biologique - sans oublier l'aide qu'il apportera aux nations en développement pour accéder aux informations scientifiques sur la biodiversité dans leurs propres pays.

Un exemple de bienfait potentiel
En Suède, un débat en cours porte sur la préservation des forêts vierges et "naturelles". Des réserves et différentes méthodes forestières sont utilisées pour prévenir une diminution supplémentaire de la biodiversité dans ces forêts. La sauvegarde d'espèces menacées est utilisée comme mesure du succès atteint dans la préservation de la biodiversité. La combinaison des données géographiques et écologiques sur les espèces menacées et les forêts suédoises peut fournir une bonne aide sur la taille des régions qui devraient être strictement préservées et l'étendue des zones forestières requises pour la préservation de la biodiversité.

Les objectifs, caractéristiques et attentes de cet effort au niveau mondial seront présentés au cours d'une courte présentation par différents partenaires de l'initiative et des scientifiques impliqués dans des projets associés lors d'un briefing de presse à Bruxelles (voir programme).

Mise en place du GBIF

La mise en place du Centre d'information sur la biodiversité mondiale (GBIF) a été approuvée à Copenhague les 2 et 3 décembre 2000 par consensus des 32 délégations présentes (11 Etats Membres et la Commission européenne; l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Japon, la Corée, Madagascar, le Mexique, la Pologne, la Russie, la Slovénie, l'Afrique du sud, les Etats-Unis et Taiwan). Des représentants de l'OCDE, de la Convention sur la diversité biologique et de l'UNEP y ont participé en tant qu'observateurs.

Depuis lors, les pays suivants sont déjà devenus membres (voir aussi http://www.gbif.org/statfram.htm): l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Danemark, l'Equateur, l'Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, la Slovénie, l'Espagne, la Suède et les EU. Les participants associés comprennent: la Commission européenne, la Suisse, Taiwan et l'Ukraine.

Prochaines étapes

La première réunion du Conseil de direction du GBIF aura lieu du 9 au 11 mars 2001 à Montréal (Canada) avec la participation des pays et organisations qui auront rejoint le GBIF à cette date. Une des premières tâches du Conseil de direction sera de décider l'emplacement du secrétariat permanent. Plusieurs pays se sont proposés pour l'accueillir, notamment trois Etats Membres: le Danemark, l'Espagne et les Pays-Bas.

La contribution de la CE

En officialisant son adhésion, la Commission européenne se propose de jouer un rôle important dans la mise en place et la coordination d'une plate-forme européenne de soutien au GBIF. Le 20 février, la DG Recherche a publié dans le Journal Officiel (JO 2001/C 53/0) "un avis pour un appel à propositions conjoint" visant à établir un réseau européen d'informations sur la biodiversité (ENBI) par l'intermédiaire des programmes "Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant" et "Energie, environnement et développement durable" (http://cordis.europa.eu/life/calls/200101.htm).

Ce réseau a pour but de rassembler au niveau européen les ressources techniques et humaines nécessaires pour contribuer à la fois à atteindre les objectifs généraux du GBIF et à développer des activités européennes originales dans le domaine de l'information sur la biodiversité. Ce réseau devrait impliquer la plupart des Etats Membres et des pays associés au cinquième programme-cadre, ainsi que plusieurs pays de la région paléarctique européenne.

En préconisant et en finançant un fort engagement européen en matière de recherche sur la biodiversité et de mise en réseau, la Commission permet à l'Europe à jouer un rôle important dans la promotion de l'utilisation durable de la biodiversité et soutient indirectement la légitimité d'un hôte européen pour le secrétariat du GBIF.

Pour de plus amples informations:


Bruxelles, 5 mars 2001

Programme du briefing de presse "GBIF"

Heure
Titre
Orateur
11:00
  • Le rôle de l'UE dans la recherche sur la biodiversité et dans le GBIF
Philippe Busquin, Commissaire de la Recherche (EC)
11:10
  • Initiatives européennes relatives à l'information sur la biodiversité
Dr. Wouter Los, Université d'Amsterdam (NL)
11:20
  • Importance de la biodiversité pour les politiques de la recherche et de l'environnement
Dr. Hugo von Linstow, Ministère de la Recherche et des Technologies de l'Information (DK)
11:30
  • Importance du GBIF pour un pays riche en biodiversité
Dr. Montserrat Gomendio-Kindelán, Musée National des Sciences Naturelles (ES)
11:40
  • Questions et réponses
 
12:00
  • Buffet
 


Financements actuels de l'Union pour des activités liées à l'information sur la biodiversité

Dans le cinquième programme-cadre, à travers les programmes « Qualité de la vie » (QoL), « Energie, environnement et développement durable » (EESD) ainsi que le programme « Améliorer le potentiel Humain » (IHP), la Commission européenne a financé la coordination et la mise en réseau de plusieurs initiatives d'information sur la biodiversité en Europe. Des actions ont également été lancées précédemment par le biais du quatrième programme-cadre.

Programme EESD

Programme QoL

Programme IHP

Recherche Top
COMMUNIQUES DE PRESSE | 05.03.2001