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Feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050

En publiant la «Feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050», la Commission européenne présente, pour la première fois, sa vision globale, à l'échelle de l'économie tout entière, des moyens par lesquels l'Europe peut se transformer en une société propre, compétitive et respectueuse du climat.

Reposant sur de solides modèles de prévision économique, la feuille de route montre comment l'Europe peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80 % d'ici à 2050. Une réduction de cette ampleur est possible, si l'Europe continue de développer des technologies propres et peu énergivores, telles que les voitures électriques, l'habitat passif, les énergies renouvelables et les réseaux intelligents, et qu'elle investit dans leur mise en œuvre.

«Plus nous construirons d'usines, d'immeubles et de centrales électriques sans tenir compte des améliorations nécessaires, plus nous maintiendrons l'Europe dans un cadre de croissance non durable. En s'orientant dès aujourd'hui vers une économie à faible intensité de carbone, nous pourrons recueillir les fruits d'une croissance verte.» Connie Hedegaard

La transition vers une société à faible intensité de carbone va véritablement redynamiser l'économie de l'Union européenne. La demande de voitures électriques, d'équipements industriels et électriques à rendement énergétique élevé et de matériaux de construction performants augmentera considérablement, créant ainsi de la croissance et des emplois pour les industries européennes et les prestataires européens de services en faveur de l'environnement.

En redoublant nos efforts pour lutter contre le changement climatique, nous pourrions créer 1,5 million d'emplois d'ici à 2020. Il faudra pour cela, d'une part, investir massivement dans la recherche et le développement, ainsi que dans des infrastructures, et d'autre part, adopter de nouvelles normes. Ces investissements seront toutefois largement compensés par la diminution de la facture énergétique et par l'amélioration des transports publics et de la qualité de l'air.

En investissant dans des technologies propres et moins énergivores, l'Europe pourra, d'ici à 2050, réduire de 40 % sa consommation d'énergie et économiser chaque année 400 milliards d'euros sur les importations pétrolières et gazières.

Le recours accru aux énergies renouvelables nous permettra d'être moins tributaires des importations d'énergie en provenances de pays tiers et renforcera la sécurité de nos approvisionnements. Nos économies seront ainsi moins vulnérables face aux hausses des prix du pétrole.

«Si davantage de voitures électriques circulaient dans nos villes, la pollution atmosphérique diminuerait, il y aurait moins d'enfants asthmatiques et le nombre de travailleurs s'absentant pour des raisons médicales serait réduit» Connie Hedegaard

La feuille de route proposée signale aussi qu'il ne faut pas tarder à agir, sous peine de voir augmenter le coût des mesures nécessaires à la transition. La trajectoire de réduction la moins coûteuse, ou qui présente le meilleur rapport coût-efficacité, impose une réduction de 40 % des émissions de CO2 d'ici à 2030 et de 25 % d'ici à 2020. L'objectif de réduction rehaussé pour 2020 pourrait toutefois être atteint par la mise en œuvre des mesures définies dans le plan relatif à l'efficacité énergétique adopté parallèlement à la Feuille de route pour 2050.

À eux deux, la feuille de route et le plan relatif à l'efficacité énergétique fournissent un cadre pour une Europe plus propre et plus respectueuse de l'environnement, et proposent des mesures concrètes qui nous mettront d'emblée sur la bonne voie. En réduisant ses émissions internes de 80 %, l'Europe assume sa part des efforts à consentir pour limiter le réchauffement de la planète à 2 °C – une préoccupation et une responsabilité que nous partageons avec le monde entier.

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Dernière mise à jour : 18/06/2014 | Haut de la page