Centre pour le dialogue humanitaire - HD

Orienter, prévenir et administrer les migrations : quelles perspectives au Sahel ? Retour sur les dialogues entre jeunes et institutions

NEWS | 07 March 2018

L’insécurité, la poursuite d’études secondaires, la hantise du mariage forcé, la quête d’un emploi ou tout simplement l’appel du large illustrent la diversité des motifs de migration des jeunes sahéliens. Cela n’a par ailleurs rien de nouveau dans une culture où migrer est une pratique ancestrale qui relève du rite d’initiation. Contrairement au narratif occidental dominant, les destinations privilégiées sont les villes et les pays voisins, puis les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest et en bas de liste l’Europe. Dangereux et incertain, le voyage vers l’Europe demeure toutefois le fantasme des communautés qui encouragent les jeunes à tenter la traversée de la méditerranée dans l’espoir d’un retour sur investissement. Aussi malgré les désillusions, les jeunes migrants se refusent à rentrer bredouille. A cela s’ajoute l’exode rural des jeunes sahéliens. Définitif ou saisonnier, l’exode rural handicape le développement de l’agriculture et alimente le chômage des jeunes des villes.

En 2017, à travers les 25 cadres locaux et les cadres nationaux de dialogue mis en place dans les cinq pays du G5 Sahel, 1’250 représentants d’organisations de jeunesse ont esquissé avec les représentants de leur gouvernement respectif une lecture croisée des défis et des pistes de solutions en matière de prévention et de gestion des migrations. En 2018, les participants au dialogue décideront des chantiers à ouvrir dans chacun des pays du G5 Sahel pour répondre aux trois enjeux perçus comme prioritaires. D’ores-et-déjà les organisations de jeunesse ont néanmoins souligné l’importance de mettre avant tout l’accent sur l’éducation primaire gratuite et universelle, la formation professionnelle et le marché du travail.

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