Education et formation professionnelle : quelles sont les attentes de la jeunesse sahélienne?

NEWS | 04 April 2018

A l’unanimité, les organisations de jeunesse des pays du G5 Sahel perçoivent l’éducation et la formation professionnelle comme les moteurs délaissés du développement et de l’intégration des jeunes dans les processus de décision. En cause, l’explosion démographique qui noie les infrastructures faute d’augmentation des moyens proportionnelle à celle du nombre d’élèves, le déficit de formation du corps enseignant, l’inadéquation des cursus aux besoins du marché de l’emploi, la récurrence des grèves, l’absence d’encadrement des écoles coraniques ou encore l’insécurité qui entrave l’ouverture des écoles. En conséquence, une grande majorité d’élèves sort sans qualification du système éducatif et voit ses chances de trouver un emploi réduites à portion congrue. Au-delà, les organisations de jeunesse regrettent que l’absence d’éducation gratuite et universelle entrave la participation citoyenne et le développement d’un système de santé satisfaisant faute de personnel médical qualifié.

En 2017, à travers les 25 cadres locaux et les cadres nationaux de dialogue mis en place dans les cinq pays du G5 Sahel, 1 250 représentants d’organisations de jeunesse ont esquissé avec les représentants de leur gouvernement respectif une lecture croisée des défis et identifié des pistes de solutions en matière d’éducation et de formation professionnelle. Il s’est agi de la thématique la plus débattue et pour laquelle certaines organisations de jeunesse proposent la tenue d’Etats généraux de l’éducation. En 2018, les parties décideront des chantiers à ouvrir dans chacun des pays du G5 Sahel pour répondre aux quatre enjeux perçus comme prioritaires.

/trustfundforafrica/file/sah-reg-hd-education-et-formation_enSAH-REG-HD - Education et formation

 

En savoir plus avec la .

 

 

Related news & stories

Top