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Au Sénégal, Halimata espère : « Si Dieu le veut, grâce au projet, la malnutrition n´existera plus dans la Région de Matam »

NEWS | 14 August 2019

Le nord du Sénégal, et plus concrètement les départements de Matam, Podor, Ranérou et Kanél, sont les véritables épicentres de la malnutrition infantile au Sénégal. Ce constat a motivé la création du projet Yellitaare, qui vise à améliorer la réponse des communautés face aux crise nutritionnelles répétées qu’elles subissent, grâce à un meilleur accès à la terre, à l’eau, une alimentation variée et les services basiques de santé.


Améliorer la résilience et les conditions de vie des populations locales les plus vulnérables contribue aussi à lutter contre les causes profondes de la migration illégale et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, responsables d’un nombre intolérable de vies perdues.

 

En fin d’après-midi la matrone Halimata Niang fait son apparition avec sa boite à images contre la malnutrition. Assise sur quatre nattes à l’ombre d’une maison en torchis, Khadijatou Mory suit attentivement la causerie. "Que doit manger un enfant jusqu’à ses six mois?", demande Niang, "Que du lait maternel", répond une mère. "Et pourquoi?" demande à nouveau la matrone. Face au silence général elle ajoute, "Parce que l’allaitement n’est pas seulement un vaccin pour le bébé et évite qu’il tombe malade, mais c’est aussi un moyen d’éviter des grossesses trop rapprochées."


Petit à petit, la malnutrition se place parmi les priorités à tous les niveaux de l’administration grâce au travail de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) du gouvernement sénégalais et de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et Développement (AECID), en charge de la mise en œuvre du programme.


Yellitaare y contribue afin d´assurer l´appropriation des autorités locales : des ateliers pour inclure cet aspect dans les budgets locaux et régionaux, les dotant de fonds, sont tenus. Ces initiatives locales se soumettent à un processus de validation nationale, ce qui renforce la prise de conscience de la population. Toute la communauté participe à la discussion, des leaders religieux jusqu’aux chefs de villages.


« Si Dieu le veut, grâce au projet, la malnutrition n´existera plus dans la Région de Matam », ajoute Halimata, matrone d´Aly Oury.

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