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De nouvelles techniques contribuent à réduire le risque de développer des maladies oculaires liées à l’âge

Alors que l’espérance de vie augmente, de plus en plus de personnes risquent de développer des maladies oculaires liées à l’âge pouvant entraîner la cécité. Pour prendre en charge ces maladies, il faut comprendre les facteurs de risque. Un projet financé par l’UE a donc élaboré des outils pour prédire la probabilité de développer des maladies oculaires et des mesures pour atténuer ce risque.

© fizkes, #297089351, source:stock.adobe.com 2020

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Alors que l’espérance de vie moyenne en Europe continue d’augmenter, il en va de même du risque de développer des maladies liées à l’âge. Prenons par exemple la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), une maladie dégénérative de la rétine qui peut entraîner la cécité. En réalité, la DMLA est la cause principale de cécité chez les personnes de plus de 50 ans et elle touche actuellement 17,7 millions de personnes dans l’UE. En tenant compte du fait que la population augmente et vit plus longtemps, la DMLA devrait augmenter de 50 % en Europe et affecter plus de 300 millions de personnes dans le monde d’ici 2040. Il est difficile de trouver un traitement pour la DMLA car c’est une maladie très complexe causée par différents facteurs, dont l’âge, les gènes et le mode de vie. «Nous ignorons comment ces facteurs de risque interagissent pour entraîner la maladie et pourquoi ils affectent certains patients et pas d’autres», avance Marius Ueffing, président et directeur de l’Institut de recherche ophtalmologique de l’Université de Tübingen. «Il est essentiel de connaître ces éléments pour trouver un remède à la DMLA.»

Combler cette lacune de connaissances constitue donc l’un des principaux objectifs du projet EYE-RISK, financé par l’UE. Le projet a mis au point une boîte à outils informatique de prédiction des risques qui permet de prédire avec précision le risque d’une personne de développer la DMLA. Des chercheurs ont également analysé la manière dont ces facteurs de risque contribuent à la maladie.

Une vaste base de données pour analyser les risques et la pathologie de la DMLA

Pour commencer, les chercheurs ont compilé une base de données qui a constamment été alimentée par des données de qualité contrôlée issues de différentes sources. «À notre connaissance, il s’agit du plus grand recueil de données sur la DMLA dans le monde», explique Marius Ueffing, qui a coordonné le projet.

Le projet a également créé un panneau de diagnostic pour tester les prédispositions génétiques à la maladie. Ensuite, en recourant à des méthodes informatiques avancées, dont l’intelligence artificielle, les chercheurs ont mis au point un algorithme innovant de prédiction du risque.

«Cet outil, qui repose sur un ensemble complet de données qui combine les informations génétiques avec les examens cliniques de l’œil et les informations sur le mode de vie, peut prédire avec précision le risque d’une personne de développer la DMLA», fait remarquer Caroline Klaver, chercheuse au Centre médical Érasme et coordinatrice du projet.

Il peut aider une personne à optimiser ses choix en termes de mode de vie et à réduire son risque de cécité. «Notre outil montre qu’un régime méditerranéen, associé à un mode de vie sain, peut considérablement atténuer le risque», explique Cécile Delcourt, chercheuse à l’Université de Bordeaux, qui a supervisé le développement de l’outil. «Pour les personnes génétiquement prédisposées à la maladie, un régime riche en nutriments peut réduire le risque de 41 %.»

Le projet EYE-RISK a également analysé les processus moléculaires qui se déroulent dans l’œil lorsqu’il est affecté par la DMLA. En s’appuyant sur cette recherche, ils ont créé un modèle informatique de risques potentiels, d’activités physiologiques, de dangers, et d’impact de l’âge pouvant servir de base à de futures initiatives de recherche.

Des outils pour mieux prévenir et traiter la DMLA

Le projet EYE-RISK a établi la norme pour mieux comprendre les causes de la DMLA; une première étape importante dans le développement de traitements efficaces. Son modèle de prédiction a été intégré dans un site web, où il est accessible pour les patients et les professionnels de la santé.

«Nos outils aideront les personnes présentant un risque élevé à modifier leur mode de vie pour empêcher l’apparition ou la progression de la DMLA», conclut Marius Ueffing. «Ils permettront également de déterminer les patients prioritaires avec différents paramètres de risque pour améliorer les futures études cliniques sur les traitements de la DMLA.»

Bien que le soutien de l’UE au projet ait pris fin, les travaux entre ses institutions partenaires se poursuivent. Les chercheurs se sont notamment associés à PRO RETINA, une organisation allemande de patients, et à Retina International, une organisation mondiale de patients. Ensemble, ils utilisent les résultats obtenus dans le cadre du projet EYE-RISK pour sensibiliser sur la DMLA et communiquer des stratégies de prévention.

Certains partenaires d’EYE-RISK ont mis au point une plateforme basée sur l’intelligence artificielle qui propose un diagnostic précis et personnalisé, un profil de risque, et des conseils pour la prise en charge des patients. Ce projet est en cours d’évaluation. Les résultats du projet ont également été repris par plusieurs entreprises pharmaceutiques et permettent de faire progresser le développement de traitements efficaces pour la DMLA.

Version anglaise de la vidéo

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Détails du projet

Acronyme du projet
EYE-RISK
N° du projet
634479
Coordinateur du projet
Germany
Participants au projet:
France
Germany
Ireland
Netherlands
Spain
Switzerland
United Kingdom
Coûts totaux
€ 6 069 996
Contribution de l’UE
€ 5 972 496
Durée
-

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