Fonds vert de Londres: aider la capitale à atteindre ses objectifs environnementaux

Afin d’attirer des investisseurs privés et d'augmenter l’ampleur et le rythme des actions entreprises en faveur de la création d’infrastructures vertes à Londres, les partenaires du projet ont opté pour une combinaison de fonds européens et d’autres sources de financements publics. Cet instrument clé qu’est le Fonds vert de Londres (London Green Fund, LGF) a vu le jour pour aider la capitale à atteindre ses objectifs en matière d’émissions de CO2, à savoir une baisse de 60 % d’ici 2025, et à réduire la quantité de déchets mis en décharge.

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Une installation de méthanisation dans l'est londonien. © Greater London Authority Une installation de méthanisation dans l'est londonien. © Greater London Authority

" Les financements octroyés par le FEDER aux projets londoniens sont relativement limités. Si nous voulons réellement favoriser des emplois verts et une économie à faible intensité de carbone, nous devons progressivement renoncer aux modèles traditionnels de financement basés sur des subventions. Grâce aux bons résultats engrangés par le Fonds vert, non seulement nous contribuons aux objectifs de la municipalité en matière de réduction des émissions de CO2, mais nous réinvestissons l'argent. Le recyclage des déchets, c'est bon pour la planète et le recyclage des financements de l'UE, c'est bon pour notre économie! "

Alex Conway, directeur des programmes européens, Autorité du Grand Londres (Greater London Authority)

Le LGF a été instauré sous l’impulsion de l’initiative JESSICA, qui soutient des projets de régénération et de développement urbain durable via l’octroi de prêts remboursables. L’enveloppe du LGF a été répartie entre trois fonds de développement urbain (Urban Development Funds, UDF). Ces organismes à but lucratif octroient des prêts et des financements par fonds propres à une panoplie de projets «verts» axés sur la gestion des déchets, l’efficacité énergétique et le logement social.

Les investissements effectués par les UDF couvrent un large éventail de projets. Par exemple, des actions en faveur des économies d’énergie sont menées dans plusieurs écoles, hôpitaux et bibliothèques, et les musées Tate Modern et Tate Britain expérimentent des technologies de pointe. De plus, de nouveaux réseaux de chauffage urbain moins énergivores sont installés dans des immeubles de logements sociaux du quartier de Hackney pour lutter contre la précarité énergétique.

En parallèle, un autre projet viendra approvisionner en eau chaude les systèmes de chauffage des bâtiments commerciaux et municipaux du quartier d'Enfield. Le LGF a également permis d’équiper la capitale de sa première installation commerciale de traitement anaérobie et de compostage, capable de produire 1,4 MW d’électricité. Enfin, des fonds ont été débloqués pour construire un centre de recyclage des sacs et sachets en plastique.

Lorsque tous ces projets auront atteint leur plein potentiel, le bilan sera de 218 084 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère, 330 980 tonnes de déchets en moins dans les décharges et 34 700 000 kWh d'économies annuelles d’électricité.

Financer une économie sobre en carbone

Avec un montant initial de 140 millions d'euros d'ores et déjà été alloué aux différents projets, le LGF a désormais atteint les buts qu'il s'était fixés sur le plan des investissements. Et d'ici fin 2015, un montant supplémentaire de 30 millions d'euros sera dégagé. Jusqu'à présent, les gestionnaires des UDF sont parvenus à obtenir plus de 400 millions d'euros de la part de leur nombreux partenaires financiers, y compris la Banque européenne d'investissement, des banques commerciales, des fonds de pension et un consortium d'investisseurs privés.

Le montant maximum des investissements autorisés dans certains projets a été plafonné de manière à ce que d'autres initiatives bénéficient d'un soutien plus appuyé. Globalement, le LGF a engendré jusqu'à aujourd'hui un investissement supérieur à un milliard d'euros. Le coefficient multiplicateur de chaque euro engagé par le FEDER (85 millions d'euros) est donc de 12, un résultat tout à fait appréciable pour l'UE.


Investissement total et financement de l'UE

Le projet «London Green Fund» a fait l'objet d'un investissement total de 170 000 000 EUR. La contribution du Fonds européen de développement régional s'élève à 85 000 000 EUR au titre du programme opérationnel «Londres» pour la période de programmation 2007-2013.


Date de rédaction

12/10/2015