Une fenêtre sur notre prodigieux univers

Depuis l'an 2000, le Grand télescope des Canaries (Grantecan ou GTC) est devenu l'une des principales spécificités de l'île de La Palma. Le GTC, l'un des plus grands télescopes au monde, révolutionne notre manière de comprendre le cosmos. Seize fois plus gros que le télescope Hubble mondialement connu, le GTC a pour mission de découvrir les corps célestes les plus lointains, à peine perceptibles. Il bénéficie d'un environnement unique, sur l'un des deux sites qui forment l'Observatoire nord-européen (ENO). Dans ces parages, le ciel nocturne est particulièrement pur grâce à une protection octroyée par une loi spéciale sur la pollution lumineuse. Chaque nouvel investissement injecté dans ce télescope permet des progrès en astrophysique.

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La CanariCam est le dernier-né des instruments développés pour le télescope La CanariCam est le dernier-né des instruments développés pour le télescope

«Au GTC, 2010 est une autre année cruciale, celle de l'installation et de la mise en service de la CanariCam».
Pedro Alvarez, directeur du programme GTC à l'IAC.

Le télescope est le fruit d'une coopération internationale entre des universités du Mexique, de Floride et d'Espagne, sous la direction de l'Institut d'astrophysique des Canaries (IAC). Des fonds de l'UE lui ont été accordés par le biais du FEDER. Cette collaboration a permis d'associer l’injection massive de fonds nécessaire aux apports techniques de pointe de trois institutions universitaires.

Faire reculer les frontières de la science

Ce que l'œil peut détecter

First light, la première étape de mise en service, a commencé en juillet 2007 et produit les premiers résultats scientifiques environ 18 mois plus tard. Appelé OSIRIS, le matériel utilisé lors de cette phase de développement du télescope se concentre sur les éléments de l'espace qui peuvent être observés au moyen du même rayonnement que celui perçu par l'œil humain. Cette technologie mise au point par l'IAC repose sur une caméra optique et un spectrographe multi-objets.

Rendre visible l'invisible

On construit également la CanariCam, un nouvel instrument conçu par l'Université de Floride qui exploite une caméra thermique infrarouge et un spectrographe pour visualiser les éléments de l'espace émettant des rayonnements invisibles à l'œil nu, par exemple les étoiles émergentes et les galaxies lointaines. Cet équipement révolutionnaire promet de propulser l'astronomie à un niveau jamais atteint. Lorsque la CanariCam sera installée et mise en service, phase prévue plus tard en 2010, une nouvelle gamme de données scientifiques deviendra accessible.

Grâce à ces deux types d'équipements, les astronomes comprennent mieux les «trous noirs», observent des étoiles et galaxies lointaines et parviennent à reconstituer les conditions qui existaient avant le Big Bang.

Maintenir une dynamique de découverte

OSIRIS et la CanariCam sont ce que l'on appelle des instruments «Jour Un», les équipements caméra ayant été installés dès la mise en place du télescope. Pour l'après-Jour Un, d'autres développements sont prévus. Les équipements suivants sont déjà au stade de la conception. Certains d'entre eux tireront profit de la technologie de l'infrarouge proche pour capter un nouveau spectre d'images, et d'autres collecteront des images à large bande et à bande étroite de l'espace.

Date de rédaction

21/05/2010