Les études de terrain sur le Danube stimulent la formation et la recherche transfrontalière

Des professeurs et des étudiants de Hongrie et de Serbie s’embarquent dans des études interdisciplinaires sur la rivière qui trace la frontière entre ces deux pays.

Autres outils

 
Étudiants et membres du personnel effectuant des mesures du débit d’eau à la frontière entre la Serbie et la Hongrie Étudiants et membres du personnel effectuant des mesures du débit d’eau à la frontière entre la Serbie et la Hongrie

Un projet transfrontalier qui entend améliorer la collecte de données sur les caractéristiques du Danube améliorera les niveaux d’éducation grâce à l’utilisation de nouvelles technologies.

Un travail d’équipe pluridisciplinaire

Les partenaires du projet - l’établissement Eötvös József Főiskolai (EJF) à Baja, au sud de la Hongrie, et la faculté de génie civil (GFS) de Subotica, qui fait partie de l’université de Novi Sad en Serbie - ont établi une zone commune de recherche sur le terrain. Il s’agit d’un tronçon du Danube situé dans la zone frontalière entre Mohacs (Hongrie) et Bezdan (Serbie).

Comme l’explique la coordinatrice du projet, Enikő Anna Tamás: «L’un des objectifs généraux du projet consistait à enrichir les programmes d’études en hydraulique de l’environnement et ressources hydriques ainsi qu’à améliorer les capacités d’enseignement et de recherche des deux institutions (EJF et GFS).»

Les partenaires ont introduit le travail d’équipe pluridisciplinaire et utilisé les dernières techniques de collecte de données de terrain pour mesurer le débit et les sédiments, la température, l’oxygène dissout et certains constituants chimiques et biologiques, ainsi que des techniques de modélisation mathématique en 1, 2 et 3 dimensions du débit et du processus de transport dans les eaux naturelles.

Une nouvelle zone de contrôle

Les nombreux défis à relever comprenaient la difficulté pour chaque pays de respecter les exigences internationales sur l’évaluation des eaux transfrontalières pour ce fleuve qui leur sert de frontière. Les deux pays souhaitaient obtenir de meilleures données sur la zone frontalière, concernant par exemple le transport des sédiments, car les sections de surveillance les plus proches étaient situées à une certaine distance de cette zone (14 km en amont pour la Hongrie et 10km en aval pour la Serbie); ils voulaient aussi harmoniser leurs méthodes d’échantillonnage et de traitement des données. Les résultats devraient les aider à planifier la protection de l’environnement, de la nature et contre les inondations.

Les travaux ont abouti, entre autre, à l’élaboration de modèles en 1, 2 et 3 dimensions de la zone frontalière ainsi qu’à la constitution d’une base de données pour l’étalonnage et la vérification des modèles et pour étayer les futures recherches sur l’environnement. Ces travaux sur le fleuve se poursuivront pour alimenter les futures formations et recherches.

Grâce à ce projet, les institutions ont pu améliorer leurs programmes et offrir aux étudiants et aux enseignants une expérience pratique des dernières techniques de collecte de données et de modélisation mathématique.

Comme l’affirme Mme Tamas: «Un des principaux avantages de ce projet réside dans le fait qu’avec l’amélioration des programmes de formation des ingénieurs en hydraulique de l’environnement et ressources hydriques, les institutions de gestion des eaux et de l’environnement de la région disposent d’une réserve d’employés qualifiés.»

Date de rédaction

19/12/2012