EC Representations
EC Representations Newsroom

Ambition climatique pour l’Europe et l’Union européenne, chef de file mondial

L’ambition climatique de l’Union européenne est claire : il faut atteindre la neutralité climatique en 2050. La Commission européenne présentera une proposition de « Loi Climat » dans ce sens en mars 2020. [Lire la suite...]

L’ambition climatique de l’Union européenne est claire : il faut atteindre la neutralité climatique en 2050. La Commission européenne présentera une proposition de « Loi Climat » dans ce sens en mars 2020. Mais, à politique inchangée, on ne devrait pas atteindre plus de 60% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici la date butoir de 2050. D’où la nécessité de relever les ambitions européennes pour l’objectif intermédiaire de 2030. La Commission travaille donc à un plan d’action qui doit permettre d’arriver à 50%, voire 55% de réduction d’ici à 2030, qu’elle présentera à l’été 2020.

Dès à présent, il est clair qu’un certain nombre de mesures législatives devront être révisées. C’est le cas notamment de la directive relative au système d’échange de quotas d’émission (ou directive ETS, pour Emissions Trading System), du règlement sur le partage de l’effort (qui fixe les objectifs de réduction pour les secteurs non couverts par la directive ETS), le règlement sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et de la foresterie (qui impose de compenser les émissions de CO2 provenant de l’utilisation des terres par des absorptions équivalentes de CO2 présent dans l’atmosphère), la directive sur l’efficacité énergétique (qui fixe actuellement un objectif de 32,5% d’amélioration de l’efficacité énergétique pour 2030), la directive sur les énergies renouvelables (qui fixe actuellement un objectif de développement des énergies renouvelables de 32% pour 2030), la directive sur la taxation de l’énergie ou encore des normes de performance en matière d’émissions de CO2 applicables aux voitures et aux véhicules utilitaires légers. A travers ces révisions, que la Commission proposera d’ici mi-2021, c’est la tarification effective du carbone dans l’ensemble de l’économie qui est visée.

De plus, la Commission proposera un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour certains secteurs, afin de réduire le risque de fuite carbone aux frontières. Cela permettrait que les prix des importations rendent mieux compte du contenu carbone de ces dernières et amoindrirait l’avantage compétitif des importations venues de pays aux normes de production environnementales moins exigeantes qu’en Europe.  Un tel mécanisme devrait également inciter les pays tiers à converger vers les normes de l’UE, avec à la clé pour eux, un accès au marché unique – dont il est utile de rappeler qu’il est le premier marché mondial.

En mettant en place des réformes ambitieuses en matière d’environnement, de climat et d’énergie, l’UE souhaite encourager une réponse mondiale. Elle peut défendre efficacement cette cause si elle se pose en exemple crédible d’une part, et assure un suivi sur les plans de la diplomatie (ex : collaboration pour la mise en place de marchés internationaux du carbone ou encore sommets UE-Chine en 2020), de la politique commerciale (ex : engagements en matière de durabilité renforcés dans le cadre des accords commerciaux), de l’aide au développement (ex : le sommet de 2020 entre l’Union africaine et l’UE sera l’occasion de placer le climat au cœur de la future stratégie globale entre les deux continents) et de manière générale dans le cadre de ses politiques extérieures (ex : programme en matière d’environnement avec les Balkans occidentaux, dans les partenariats avec les pays du voisinage méridional, ou encore dans le cadre du partenariat oriental).