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05 July 2022

France : une intégration freinée par les discriminations

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Les premiers résultats de l’enquête « Trajectoires et origines 2 » ont été publiés le 5 juillet 2022 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et l’Institut national d’études démographiques (Ined). Ceux-ci pointent tout à la fois l'intégration des immigrés dans la société française, mais aussi les freins à celle-ci y compris pour les deuxièmes générations. Il demeure de profondes inégalités d'accès au marché du travail. Ces résultats font l’objet de trois publications distinctes qui portent sur :

  • La diversité des origines et la mixité des unions
  • En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine, 9 % sont immigrées, 12 % sont descendantes d’immigrés de 2e génération et, parmi celles de moins de 60 ans, 10 % sont descendantes d’immigrés de 3e génération. Le profil migratoire de la population reflète avec décalage les flux d’immigration successifs. La diversité des origines résulte également d’une mixité croissante des unions à chaque génération.
  • Familles immigrées : le niveau d’éducation progresse sur trois générations mais les inégalités sociales persistent
    Le niveau d’éducation progresse beaucoup entre les parents immigrés et leurs enfants nés en France. Le niveau atteint reste cependant inférieur à celui des descendants de natifs. La plus grande réussite scolaire des filles, un fait général bien connu en France, se vérifie aussi chez les filles d’immigrés qui dépassent plus souvent que les fils le niveau de diplôme des parents.
  • En dix ans, le sentiment de discrimination augmente, porté par les femmes et le motif sexiste
    En 2019-2020, 19 % des personnes de 18-49 ans déclarent avoir subi « des traitements inégalitaires ou des discriminations », contre 14 % en 2008-2009. Cette augmentation de l’expérience déclarée de discrimination concerne principalement les femmes. Pour celles-ci, le motif sexiste est devenu la cause principale de discrimination. Pour les hommes, la hausse du sentiment discriminatoire s’explique principalement par une augmentation dans la population des profils rapportant le plus de discriminations. Pour les personnes musulmanes, les motifs de discrimination se déplacent de l’origine vers la religion par rapport à 2008-2009. À caractéristiques égales, l’origine immigrée ou ultra-marine demeure le principal déterminant des expériences déclarées de discrimination, pour les hommes comme pour les femmes.

L’enquête « Trajectoires et Origines 2» (TeO2) est une enquête statistique réalisée conjointement par l’Ined et l’Insee. C’est la deuxième édition d’une enquête effectuée en 2008-2009 qui a permis d’établir des statistiques nationales sur la diversité des populations en France métropolitaine et d’étudier comment les origines migratoires influencent le devenir des personnes.

Elle a été menée entre juillet 2019 et novembre 2020 et vise à appréhender dans quelle mesure les origines sont susceptibles de jouer sur les conditions de vie et les trajectoires des individus.
Elle s’intéresse à l’articulation entre les origines, qu’elles soient géographiques, nationales ou culturelles, et les autres catégories de distinction dans la société : le genre, la classe sociale, l’âge, le quartier, la religion, etc. Elle entend ainsi analyser les processus d’intégration, de discrimination et de construction identitaire au sein de la population résidant en France métropolitaine.

L’étude des évolutions intergénérationnelles de ces processus (entre les immigrés, leurs enfants et petits-enfants) est au cœur de l’enquête TeO2.

Details

Publication dates
Geographic area
France
Source
Posted by
Diane Hassig
Country Coordinator

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