International Partnerships

Promouvoir l'autonomisation des femmes centrafricaines

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Le Fonds Bêkou, Fonds multibailleurs créé par l’Union européenne pour la résilience de la République centrafricaine a alloué près de 4 millions d’euros aux deux premières phases de son programme genre.  

Objectifs

Le projet mené par International Rescue Committee (IRC) en partenariat avec COOPI visait à « promouvoir l'intégration et la participation des femmes et des jeunes filles à la vie économique, sociale, et politique de la RCA ».

Sa 2e phase a été menée dans 5 préfectures du pays : Ombella M’Poko, Ouham Pende, Kemo, Nana Gribizi et Lobaye.

Key information

Total budget
EUR 4 038 880.00
EU contribution
EUR 3 833 142.00
Duration
January 2015 to July 2020
Implementing organisation
International Rescue Committee & COOPI

Principales activités

Accueillir les femmes vulnérables

Grâce au projet, trois espaces communautaires ont été construits : deux Centres d’Autonomisation Socio-Économique des Femmes (CASEF) ainsi que la maison de l’espoir. Ces infrastructures sont conçues comme des espaces sécurisés et sûrs pour permettre l’épanouissement des personnes vulnérables.

Contrairement aux CASEF qui sont ouvertes à tous (hommes et femmes), la maison de l’espoir a pour cible les femmes ou filles mineures en situation de précarité matérielle sévère ou présentant des besoins de protection extrême ou d’autres types de vulnérabilités. Elle dispose d’un dortoir d’hébergement temporaire – de quelques jours à 4 semaines - d’une capacité de 10 lits. L’objectif est simple : que les personnes accueillies retrouvent le plus rapidement possible leur vie « normale » et une autonomie sociale et affective.

La Maison de l’espoir inaugurée en mars 2020
La Maison de l’espoir inaugurée en mars 2020 © Ludovic Juvenal Guenekean / IRC

En plus de la mise à disposition de ces espaces communautaires, de nombreuses séances de sensibilisation ont été menées sur les thématiques liées à la santé, aux risques auxquels les adolescentes sont confrontées, à leurs droits…

Offrir des opportunités économiques aux femmes

Pour prévenir et répondre aux violences basées sur le genre, le projet a également favorisé l’accès des femmes et des jeunes filles à des opportunités économiques.

Des groupements ont été appuyés en semences, outillages, matériel de stockage, de conservation et de transformation. Ils ont également bénéficié de formations agricoles, d’un appui pour l’acquisition du statut légal et de l’ouverture de comptes auprès d’’institutions de microfinance.

Des centres de formation pour des métiers tels que la couture, la coiffure, la restauration ont été appuyés pour permettre à des jeunes vulnérables de bénéficier de formation professionnelle.

Des formations en entreprenariat ont aussi été organisées et des bénéficiaires ont reçu une subvention pour lancer/appuyer leur activité génératrice de revenus. C’est le cas de Murielle, une bénéficiaire du 7e arrondissement de la capitale Bangui, qui se réjouit du soutien apporté : « Aujourd’hui j’ai retrouvé ma dignité et je contribue à l’émancipation de ma personne et celle de ma famille grâce à mon activité génératrice de revenus qui est la vente de denrées alimentaires. J’invite les femmes survivantes de violences basées sur le genre à ne pas avoir honte de venir auprès du personnel de IRC dans les centres d’écoute des CASEF pour s’identifier et se faire aider ».

Murielle, une survivante de VBG accompagnée dans le cadre du programme genre II, son activité génératrice revenus
Murielle, une survivante de VBG accompagnée dans le cadre du programme genre II, dans son activité génératrice de revenus ©Ludovic Juvenal Guenekean/IRC

Appui technique au Ministère

Le projet a aussi appuyé le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l'Enfant (MPFFPE) dans la consolidation des données sur les violences basées sur le genre (VBG) au niveau national et dans l’organisation de missions de suivi évaluation sur le terrain. Il a aussi soutenu le MPFFPE dans l’organisation d’une revue pour faire l’évaluation de son plan de travail stratégique. Finalement, il a facilité l’organisation de nombreuses formations à destination des services sociaux (y compris auprès du personnel de santé), des points focaux genre au sein des autres Ministères, du personnel de la justice… pour sensibiliser sur la prise en compte du genre et/ou sur les services essentiels à fournir aux survivant(e)s de VBG.   

Principaux résultats

En Décembre 2020, les différentes parties prenantes se sont réunies pour l’atelier de validation du document de la cartographie/ capitalisation des acquis du projet Fonds Bêkou genre I et II et de clôture.

Cet atelier a été l’occasion d’échanger sur les principaux résultats atteints :

  • 8 207 personnes sensibilisées sur les thématiques liées à la protection ;
  • 1 441 participants aux groupes de discussions EA$E (Economic and Social Empowerment) ;
  • 1 459 filles appuyées sur leurs compétences de vie ;
  • 525 femmes/filles bénéficiaires d’un renforcement de leurs capacités socio-économiques et d’AGR
  • 988 survivant.es de VBG ont reçu une prise en charge psychosociale
  • 12 Association Villageoise d’Épargne et de Crédit (AVEC) soutenues.  
Atelier de clôture la phase 2
Atelier de clôture de la phase 2 ©Ludovic Juvenal Guenekean/IRC

Une nouvelle phase du programme Genre va désormais débuter. Elle est ciblée sur l’appui aux structures de prise en charge intégrée des victimes de VBG. Elle poursuivra également l’Assistance technique au Ministère.