La pandémie due au coronavirus a fondamentalement changé notre mode de vie. Les conséquences sont visibles dans tous les domaines — travail, loisirs ou voyages —, partout en Europe, et le secteur de l'éducation n'a pas été épargné. Pendant de longs mois durant le confinement, les écoles, les établissements d’enseignement supérieur et les universités ont fermé leurs portes et les cours en ligne sont devenus la nouvelle norme. Mais l’éducation ne s’arrête pas aux portes des écoles. L'ensemble du personnel enseignant a mis tout en œuvre pour que les élèves ne sortent pas perdants de cette crise.

Les sept témoignages qui suivent illustrent les efforts accomplis.

Belgium

Belgique

Florence Defourny

Florence Defourny © Technocité, 2020

Voici Florence Defourny, conseillère d'orientation professionnelle à Technocité (Creative Industries Knowledge Centre, le centre de connaissances des industries créatives) près de Mons, en Région wallonne (Belgique). Florence aide des apprenants adultes et des demandeurs d’emploi à acquérir les compétences nécessaires pour travailler dans les secteurs du numérique et de la création.

Malheureusement, la pandémie a donné un coup d'arrêt à tout ce qu’elle et ses collègues avaient mis en place. Lors du premier confinement national, au printemps, les établissements d’enseignement de tout le pays ont dû fermer leurs portes pendant plusieurs mois. Pour Technocité, le choix était simple: s'adapter rapidement ou fermer définitivement.

Grâce à un financement de l’UE de 3,3 millions d’euros, Technocité a pu réinventer ses méthodes de travail. Tous les cours ont été réorganisés afin que les étudiants puissent continuer à les suivre à distance.

«Grâce au financement de l’UE, nos cours ont pu reprendre en ligne en l'espace de deux jours, et sept des neuf formations ont pu se poursuivre comme avant.»

Florence and her trainees

Florence et ses stagiaires © Technocité, 2020

Malgré les difficultés rencontrées, Florence et ses élèves ont tiré des points positifs de cette expérience. Même en travaillant dans un environnement virtuel, de nombreux étudiants ont saisi l’occasion de dialoguer avec d’autres et de continuer à s'entraîner pour leur future carrière.

«Nous avons modifié notre méthode d'enseignement, nous nous sommes adaptés à l’avenir de l’apprentissage en ligne et, ce faisant, nous avons découvert de nouveaux moyens de faire passer nos messages.»
Croatia

Croatie

Ivana

Ivana © Carnet, 2020

Voici Ivana Mažar Marušić, enseignante à l’école primaire Dragutin Tadijanović de Vukovar, en Croatie. En raison de la pandémie, les enseignants ont dû passer à l’apprentissage à distance et les élèves apprendre à suivre leurs cours en ligne.

«Chacun a dû fournir des efforts supplémentaires pour assurer la réussite de la transition.»

L’UE a collaboré avec CARNET (le réseau universitaire et de recherche croate) pour fournir aux écoles de tout le pays des équipements de haute technologie. 920 enseignants et plus de 6 000 élèves ont eu accès à des ordinateurs portables, des tablettes, du matériel de présentation et une meilleure connectivité. Et ce n’est que la première phase du projet pilote «e-Schools», qui s'étalera sur trois ans. Avant la fin de 2022, 700 écoles primaires et secondaires, soit la moitié des écoles croates, seront équipées de matériel d’apprentissage à distance.

Pour Ivana et de nombreux autres enseignants en Croatie, le soutien de l’UE a permis aux élèves de continuer à apprendre à la maison, et aux écoles d'être prêtes à affronter l’avenir, quels que soient les défis à relever.

«Avec l’aide de l’UE et de CARNET, nous avons élaboré un nouveau modèle d’éducation et modifié durablement le concept d'enseignement.»
Czechia

Tchéquie

Jiří Nekola

Jiří Nekola © NPI ČR, 2020

Voici Jiří Nekola, chef du projet SYPO, le système de soutien au développement professionnel des enseignants et des chefs d’établissement, mis en œuvre par l’Institut pédagogique national tchèque.

Pendant le confinement, les élèves ne sont pas les seuls à suivre des cours en ligne: les enseignants reçoivent eux aussi des formations grâce à leur outil de soutien virtuel. Le projet SYPO, financé par l’UE, leur propose des webinaires et des ressources en ligne.

En raison des nombreuses difficultés sociales, économiques et psychologiques liées au confinement, il est plus important que jamais que les jeunes maintiennent le lien avec leurs études et leur routine quotidienne. C’est la raison pour laquelle l’UE et l’Institut pédagogique national tchèque se sont attachés à renforcer la capacité des enseignants à rester connectés avec leurs élèves dans ces conditions nouvelles.

«L’enseignement et la communication en ligne ont été au centre de la formation des enseignants.»

L'outil a remporté un grand succès: plus de 150 000 personnes ont participé aux webinaires et de nombreux enseignants ont partagé leur expérience dans un forum spécifique. Les enseignants comme les élèves profitent de cet apprentissage en ligne. Ou plutôt, comme le disent les élèves, ce fut un retour de bâton pour les enseignants.

Chypre et Grèce

Online training © Sea of experience, 2021

Formation en ligne © Sea of experience, 2021

Tout commence par un nom mystérieux: «Sea of Experience». Coordonné par Nikos Ventikos, ce projet financé par l’UE a permis d’élaborer un programme de formation et de tutorat destiné aux jeunes professionnels vivant à Chypre et en Grèce et intéressés par l’économie bleue: le transport maritime, la construction et la réparation de navires, les ports et le secteur des croisières.

Le secteur maritime de la Méditerranée orientale est en plein essor et offre de nombreux emplois. Toutefois, un grand nombre d'entreprises cherchant à embaucher sont confrontées au même problème: il n’y a pas suffisamment de candidats ayant une connaissance du secteur. C’est là qu’intervient Sea of Experience, afin de combler le déficit de compétences entre l’offre éducative et les besoins du marché du travail.

Le projet n’était opérationnel que depuis un an lorsque la crise due au coronavirus a éclaté. Cela n’a pourtant pas découragé Nikos et son équipe. Les ateliers ont été proposés en ligne et une plateforme électronique a été créée. Elle est alimentée par des ressources numériques telles que des vidéos en réalité virtuelle, des concours numériques, des outils de formation et des espaces de discussion où les étudiants peuvent dialoguer avec leurs pairs et les mentors du projet.

«Sea of Experience dispose d’une série de solutions permettant de poursuivre les formations, l’enseignement et le tutorat tant que dure cette “nouvelle normalité”», déclare Nikos.

Malgré ce défi, Nikos est convaincu que le projet permettra d’aider les communautés maritimes européennes à se relever de la crise.

Latvia

Lettonie

Marta Muižniece

Marta Muižniece © Commission européenne, 2020

Voici Marta Muižniece, une étudiante lettone. Marta et 230 autres étudiants de 15 universités et établissements d’enseignement supérieur ont participé à un concours en ligne organisé à l’échelle nationale: CrisisLab. L’objectif était de résoudre des problèmes liés à la pandémie due au coronavirus.

Avec son équipe, Marta a mis au point une plateforme numérique pour améliorer la qualité de l’apprentissage en ligne tant pour les étudiants que pour les enseignants.

«J’ai été impressionnée par ce que pouvaient accomplir des étudiants travaillant à distance sur des problèmes complexes.»

Au total, 24 idées ont été élaborées, dont un bracelet de surveillance sanitaire pour les patients atteints de la COVID-19, un système de transport de patients à usage unique et des emballages respectueux de l’environnement pouvant remplacer les emballages en plastique. Un montant de 20 000 euros a été octroyé pour poursuivre le développement des meilleures solutions de CrisisLab.

Ce programme, financé par le projet «Innovation Grants for Students» («Subventions à l'innovation pour les étudiants») de l’UE, encourage la réflexion innovante, les compétences créatives et l’esprit d’entreprise, et sert de modèle pour aider la nouvelle génération d'Européens à relever les défis d’aujourd’hui.

Poland

Pologne

Arkadiusz Nowalski

Arkadiusz Nowalski © UMSejny, 2020

Arkadiusz Nowalski est le maire de Sejny, une petite ville située dans l’est de la Pologne. Pendant toute la durée du confinement, comme de nombreux enfants ne possédaient pas d'équipements ni d’accès à internet, des municipalités comme la sienne ont décidé de distribuer des ordinateurs portables et des tablettes et de mettre en place l’internet mobile, afin que tous les enfants puissent suivre leurs cours en ligne.

Il a bénéficié d'une aide dans le cadre de l’initiative «Écoles à distance», lancée au printemps avec un soutien de l’Union européenne de 80 millions d’euros, afin d'assurer la poursuite des cours.

«L’initiative “Écoles à distance” a permis à nos enfants d’apprendre à la maison sans rencontrer de problèmes. C'est énorme!»

New laptops

Nouveaux ordinateurs portables © Centrum Projektów Polska Cyfrowa, 2020 rok

Arkadiusz se réjouit que les fonds soient arrivés si rapidement. Sa municipalité était prête à suspendre d’autres projets prévus en 2020 afin de pouvoir acheter des ordinateurs pour les élèves issus de familles moins aisées. Mais grâce au soutien de l’UE, des écoles de toute la Pologne sont désormais mieux préparées pour entrer dans l’ère du numérique. À ce jour, plus de 23 000 écoles et plus de 335 000 élèves ont bénéficié d’un soutien.

Portugal

Portugal

Hugo Marques

Hugo Marques @ Hugo_Marques/EPRAL_2020

Voici Hugo Marques, coordinateur d’un cours multimédia à l'EPRAL, l’École professionnelle de l'Alentejo à Evora, au Portugal.

Grâce à l’UE, les étudiants et les enseignants de l'EPRAL ont obtenu les fonds nécessaires pour améliorer la qualité de l'enseignement. Ce soutien a permis aux étudiants d'élaborer et de présenter leurs projets techniques multimédias en utilisant de nouveaux outils en ligne, et de communiquer avec leurs professeurs et examinateurs par vidéoconférence.

«L’éducation telle que nous la connaissons fait partie du passé. Nous devons former nos enseignants à l'utilisation des technologies de l’apprentissage à distance, afin d'offrir à nos stagiaires un enseignement de meilleure qualité, plus sûr, plus accessible et plus attrayant.»