Vous trouverez ci-dessous des réponses aux questions fréquentes concernant les droits des passagers et les voyages à forfait dans le cadre de l’actuelle pandémie due au coronavirus. Aucune information figurant sur cette page ne doit être considérée comme constituant un avis juridique.

Comme indiqué dans la réponse à la question 4, la recommandation de la Commission du 13 mai 2020 concernant les bons à valoir précise que les transporteurs et les organisateurs devraient rembourser automatiquement le montant du bon concerné au passager ou au voyageur au plus tard 14 jours après sa date d’expiration, si le bon n’a pas été utilisé. Ce principe s’applique aussi au remboursement du solde du bon concerné lorsque celui-ci n’a été utilisé qu’en partie.

Lorsqu’un passager a accepté un bon à valoir en signant un accord, le remboursement de ce bon est sujet, en principe, aux modalités et conditions du transporteur ou du commerçant ayant émis le bon, ainsi qu’au droit national.

Si un bon à valoir vous a été proposé mais que vous l’avez refusé, veuillez vous reporter à la réponse à la question 10.

Le règlement (CE) n° 261/2004 sur les droits des passagers aériens prévoit des indemnisations forfaitaires pour les passagers en cas d’annulation par le transporteur aérien. Cela ne s’applique pas aux annulations effectuées plus de 14 jours avant le vol, ni aux annulations dues à des «circonstances extraordinaires» qui n’auraient pas pu être évitées, même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises.

En mars 2020, la Commission a adopté les orientations interprétatives relatives aux règlements de l’UE sur les droits des passagers au regard de l’évolution de la situation en ce qui concerne la Covid-19, dans lesquelles elle précise que, dans certaines circonstances, une annulation dans le contexte de la pandémie de COVID-19 peut être due à des «circonstances extraordinaires».

Les annulations fondées uniquement sur des motifs commerciaux ne peuvent être qualifiées de circonstances extraordinaires. Le transporteur aérien doit fournir la preuve des circonstances particulières à l’origine de l’annulation du vol concerné, telles que des mesures spécifiques de santé publique, et notamment des interdictions d’entrée ou de sortie. La compagnie aérienne doit également être en mesure de prouver que l’annulation n’aurait pas pu être évitée même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises.

Le règlement (CE) n° 261/2004 prévoit, en règle générale, que les passagers refusés contre leur volonté à l’embarquement par la compagnie aérienne, alors qu’ils se sont présentés à temps à l’enregistrement, ont le droit d’obtenir une indemnisation, le droit de choisir entre le remboursement et le réacheminement, ainsi que le droit d’obtenir une prise en charge.

Toutefois, en vertu du règlement, les passagers ne bénéficient pas de ces droits en cas de refus d’embarquement pour des motifs raisonnables liés à la santé, à la sécurité ou à la sûreté, ou en raison du caractère inadéquat des documents de voyage.

Afin de limiter la propagation du coronavirus, les États membres ont adopté diverses mesures qui ont une incidence sur le droit des citoyens de l’Union de se déplacer au sein de l’UE. Un État membre de destination peut ainsi exiger des compagnies aériennes qu’elles refusent de transporter des passagers qui ne sont pas en possession d’un certificat de test, de vaccination ou de rétablissement de la COVID-19 et qui ne sont pas non plus en mesure de prouver d’une quelconque autre manière qu’ils satisfont aux exigences pertinentes établies par l’État membre de destination. De telles mesures peuvent constituer un motif raisonnable de refus d’embarquement de la part de la compagnie aérienne. Les compagnies aériennes doivent évaluer soigneusement s’il existe des motifs raisonnables pour refuser l’embarquement à un passager. À moins que tels motifs existent, le passager conserve le droit d’obtenir une indemnisation, le droit de choisir entre le remboursement et le réacheminement, ainsi que le droit d’obtenir une prise en charge, dès lors que les obligations envers les passagers, relatives à ces droits, ne peuvent être ni limitées ni levées, ainsi que le prévoit l’article 15 du règlement (CE) n° 261/2004.

Le certificat COVID numérique de l’UE est une preuve numérique qu’une personne a été vaccinée contre la COVID-19, qu’elle a reçu un résultat de test négatif ou qu’elle a guéri de la maladie. Il peut être obtenu gratuitement (sous forme électronique ou sur papier) et est accepté dans tous les États membres à compter du 1er juillet 2021. Le certificat permet aux voyageurs de démontrer qu’ils satisfont aux exigences en vertu desquelles les États membres lèvent leurs restrictions actuelles en matière de déplacements.

Il est conseillé aux passagers de toujours vérifier les mesures de santé publique applicables et les restrictions connexes en vigueur au point de destination et de s’assurer qu’ils disposent de tous les documents requis par l’État membre de destination. Il convient de noter que les compagnies aériennes et autres services de transport transfrontière de passagers pourraient être tenus, en vertu de leur droit national, de mettre en œuvre certaines mesures de santé publique pendant la pandémie due au coronavirus.

La question de savoir si un passager peut néanmoins bénéficier d’une partie ou de la totalité des droits susmentionnés en cas de refus d’embarquement pour des motifs raisonnables dépendra du type de billet tel que spécifié dans les conditions générales de la compagnie aérienne.

Le respect des règlements de l’UE sur les droits des passagers est assuré au niveau national par les organismes nationaux chargés de faire appliquer la législation (ONA), à qui il incombe d’assurer un suivi de leur application et, s’il y a lieu, de veiller à leur respect.

Les ONA devraient vous donner un avis juridiquement non contraignant sur la manière de procéder.

Les passagers peuvent normalement s’attendre à une réponse de leur ONA dans un délai de 3 à 6 mois. La durée de l’enquête peut varier, selon la complexité du cas et le degré de coopération du transporteur. Veuillez aussi noter que les ONA sont peut-être plus occupés que d’ordinaire dans la période actuelle.