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Oui, l'Europe s'investit dans la gestion des déchets ! #DecodeursUE

Les déchets ont un impact direct sur la qualité de la vie, la santé publique et l’environnement. Ils représentent également une perte de ressources naturelles précieuses, notamment de matériaux et d’énergie. Les politiques de gestion des déchets de l’Union européenne visent à réduire les incidences environnementales et sanitaires des déchets et à améliorer l’efficacité des ressources dans l’UE.

L'objectif à long terme est de réduire le volume de déchets produits. Lorsque leur production est inévitable, il faut les valoriser ou, en dernier recours, en assurer l’élimination sans danger.

12/12/2016

2,5 milliards de tonnes

C'est la production annuelle de déchets au sein de l'Union européenne. Cela correspond à près de 5 tonnes de déchets par habitant, dont 200 kg de déchets dangereux.

Près de 60 % des déchets produits sont constitués de déchets minéraux et de sols, provenant le plus souvent d’activités de construction et de démolition ainsi que des activités minières.

Environ 10 % sont des «déchets municipaux» – autrement dit, les déchets générés principalement par les ménages et, dans une moindre mesure, par les petites entreprises et les institutions publiques comme les écoles et les hôpitaux.

Les 30 % restants sont produits par les industries manufacturières, du commerce, de l'énergie, des services et par l'agriculture.

La production de déchets augmente en général à des taux comparables à ceux de la croissance.

Que fait l'Europe ?

  • L'Union européenne a établi une hiérarchie dans les modes de gestion des déchets: prévention, réutilisation, recyclage, valorisation (énergétique, par exemple) et élimination. La priorité est donc donnée à la prévention, c'est-à-dire la réduction de la quantité et de la nocivité des déchets produits en intervenant en amont, lors de la conception, la production, la distribution et la consommation, et en fin de vie d’un bien. L'objectif ici est de dissocier la croissance économique de l’utilisation des ressources et de la production de déchets.

  • Elle confirme le principe du pollueur-payeur selon lequel le producteur initial du déchet endosse les coûts de la gestion de ces déchets.

  • Elle introduit le concept de la responsabilité élargie du producteur, qui peut prévoir l’obligation pour les fabricants d’accepter les produits renvoyés et de les éliminer après leur utilisation.

  • Les déchets doivent être traités sans créer de risque pour l’eau, l’air, le sol, la faune ou la flore, sans provoquer de nuisances sonores ou olfactives, sans porter atteinte aux paysages et aux sites présentant un intérêt particulier.

  • Les producteurs ou détenteurs de déchets doivent les traiter eux-mêmes ou confier leur traitement à un exploitant officiellement reconnu. Ils doivent posséder une autorisation et faire l’objet d’une inspection périodique.

  • Les autorités nationales compétentes doivent établir des plans de gestion des déchets et des programmes de prévention des déchets.

  • Des conditions spéciales s’appliquent aux déchets dangereux, aux huiles usagées et aux biodéchets.

  • Enfin, les textes européens fixent des objectifs chiffrés. Par exemple, d’ici à 2020, le recyclage et la valorisation devront atteindre 50 % pour les déchets ménagers et 70 % les déchets de construction et de démolition.

À l'heure actuelle 40 % des déchets municipaux traités sont revalorisés, recyclés ou réutilisés, contre 27 % en 2001. 37 % vont en décharge, 23 % en incinérateur.

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