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L'Union européenne à la pointe de l'action contre le changement climatique ! #DecodeursUE

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À la pointe de la lutte contre le changement climatique depuis de nombreuses années, l'Union européenne est mobilisée pour traduire concrètement en actes ses engagements internationaux. Elle a joué un rôle de premier plan lors de la COP21 à Paris en mettant en place une large coalition de pays développés et en développement, qui a permis l'adoption du premier accord universel et juridiquement contraignant sur le climat.

01/02/2018

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Vadot - l'Europe brasse beaucoup d'air (c) EC

L'UE, pionnière dans la lutte contre le changement climatique

L'Union européenne s'est engagée dans la lutte contre le changement climatique dès les années 1990 avec l'ambition de réduire ses émissions de gaz à effet de serre au niveau international, dans le cadre du protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005.

En 2009, l'UE a adopté le train de mesures «Climat et Énergie» fixant un objectif de réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990. Avant la COP21, l'UE a démontré qu'elle avait déjà réussi son pari tout en parvenant à un accroissement de son économie. En 2014, les chefs d'État et de gouvernement ont adopté, au sein du Conseil européen, un nouveau cadre pour le climat et l'énergie à l'horizon 2030, avec l'objectif de réduire d'au moins 40 % les émissions par rapport aux niveaux de 1990. Cet objectif représente la contribution de l'UE à l'Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015, lors de la COP21 et entré en vigueur le 4 novembre 2016.

La Commission européenne a déjà présenté toutes ses propositions clés pour respecter l'engagement pris à la COP21. Cela inclut des propositions visant à poursuivre les efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les grandes installations industrielles et les centrales électriques, comme dans d'autres secteurs importants, tels que les transports, les bâtiments, l'agriculture et les déchets. Dorénavant, le secteur de l'utilisation des terres et de la sylviculture contribuera également à la réduction des émissions de carbone de l'UE.

Par ailleurs, le train de mesures «Énergie propre pour tous», publié en novembre 2016, vise à renforcer le rôle de chef de file de l'UE dans la transition vers une énergie propre. Il stimulera l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, modernisera les marchés de l'énergie, maintiendra la compétitivité de l'Europe et sera favorable aux consommateurs. Enfin, en novembre 2017, la Commission a présenté le train de mesures «Mobilité propre», fixant de nouveaux objectifs en matière d'émissions moyennes de CO2 pour l'ensemble des voitures particulières et des camionnettes neuves dans l'UE afin d'accélérer la transition vers des véhicules à émissions faibles ou nulles.

Dans son discours sur l'état de l'Union devant les membres du Parlement européen en septembre 2017, le président Jean-Claude Juncker a déclaré: «Je voudrais que l'Europe soit à l'avant-garde de la lutte contre le changement climatique. L'année dernière, nous avons fixé des normes climatiques mondiales avec la ratification de l'accord de Paris, ici-même, dans cette assemblée. Face à l'affaissement des ambitions dont font preuve les États-Unis, l'Europe doit faire en sorte de rendre grande la planète, qui est la patrie indivisible de l'humanité toute entière

Les moyens de l'UE pour agir efficacement

Afin de mettre en œuvre sa politique climatique, l'UE a instauré en 2005 le système d'échange de quotas d'émissions (SEQE) pour les secteurs dits «énergivores», qui s'est avéré être le plus important marché de quotas d'émissions de gaz à effet de serre au monde. Pour les secteurs non couverts par le SEQE, l'UE a fixé des objectifs d'émissions par État membre. Son action déterminée a permis la mise en place d'un prix du carbone, incitant à investir dans les technologies propres et favorisant une augmentation significative de la production d'énergies renouvelables, ce qui a contribué à baisser leur prix au niveau mondial. En 2015, la Commission a proposé une révision du SEQE pour la période postérieure à 2020 afin de le rendre plus efficace. Deux ans après, le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'UE sont parvenus à un accord.

La stratégie d'adaptation au changement climatique de l'UE promeut, parmi d'autres actions, la coordination et l'échange d'informations entre les États membres. Elle encourage l'adoption par ceux-ci de plans nationaux. À ce jour, 25 des 28 États membres en ont adopté un, et les trois restants le prévoient pour 2018. Sur la base de ces plans et des nouvelles connaissances scientifiques, la Commission évaluera les huit actions de la stratégie au cours de l'année 2018.

Au niveau budgétaire, l'UE a décidé de consacrer au moins 20 % de son budget 2014-2020 à l'action climatique. En 2016, l'UE et ses États membres ont mobilisé 20,2 milliards d'euros pour aider les pays les plus vulnérables à faire face au changement climatique, ce sont les principaux contributeurs au financement climatique pour les pays en développement à l'échelle mondiale. En outre, dans le cadre du plan européen d'investissement extérieur, qui devrait mobiliser au moins 44 milliards d'euros d'investissements durables pour l'Afrique et les pays voisins de l'UE d'ici 2020, le Commissaire Miguel Arias Cañete a présenté, lors du One Planet Summit le 12 décembre 2017 à Paris, des investissements importants pour le climat dans trois domaines: «Villes durables», «Énergie durable et connectivité» et «Agriculture durable, entrepreneurs ruraux et agro-industrie». Ces domaines devraient générer jusqu'à 9 milliards d'euros d'investissements d'ici 2020.

L'UE participe aussi au financement de la transition énergétique. En effet, le plan d'investissement pour l'Europe («plan Juncker») vise à mobiliser 500 milliards d'euros de financements additionnels d'ici 2020, dont au moins 40 % consacrés à la transition énergétique. En France, plusieurs projets déjà financés vont contribuer à la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris, comme la rénovation énergétique de bâtiments en Ile-de-France ou dans les Hauts-de-France, le développement d'un réseau de bus propres ou encore le financement de la production d'énergies renouvelables.

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