Statistiques structurelles sur les entreprises au niveau régional


Données extraites en mars 2018.

Mise à jour prévue de l’article: novembre 2019.

Points clés

Les services non financiers représentaient 95,5 % de la force de travail dans l’économie marchande non financière de l’Inner London - West.

Près d’un tiers (32,4 %) de la force de travail dans l’économie marchande non financière du Nord-Pas-de-Calais (France) était employée dans le secteur du commerce de détail.

Source: Eurostat

Présentée selon la nomenclature des activités NACE, la première moitié du présent article se base sur un ensemble de statistiques structurelles sur les entreprises (SSE) qui peuvent être utilisées pour analyser les modèles de spécialisation et la concentration dans les économies marchandes régionales de l’Union européenne (UE). Le présent article est axé sur deux volets et fournit des informations détaillées pour le secteur du commerce de détail et la construction de véhicules automobiles. La seconde moitié du présent article fournit une sélection de statistiques régionales de la démographie des entreprises, présentant les taux de création et de disparition d’entreprises ainsi que des informations sur les entreprises à forte croissance.

Article complet

Les SSE couvrent l’industrie (sections NACE B à E), la construction (section NACE F) et les services non financiers (sections NACE G à J et L à N et la division 95), collectivement désignés sous le nom d’économie marchande non financière définie ici comme englobant les sections NACE B à J et L à N et la division NACE 95. Cet ensemble de données peut être analysé à un niveau sectoriel très détaillé (plusieurs centaines d’activités économiques), par classe de taille des entreprises et, comme ici, par région. Les SSE régionales fournissent des statistiques harmonisées pour le nombre d’unités locales et de personnes occupées, ainsi que la valeur monétaire des rémunérations et des salaires.

Selon des estimations réalisées à l’aide des SSE, environ 23,5 millions d’entreprises étaient actives dans l’économie marchande non financière de l’UE-28 en 2015. Ensemble, ces entreprises ont généré 7 033 milliards d’euros de valeur ajoutée brute et occupaient environ 137,4 millions de personnes. Sur la base d’une analyse de la valeur ajoutée, au sein des sections NACE, l’activité la plus répandue dans l’UE-28 était l’industrie manufacturière (1 900 milliards d’euros, soit 27,0 % du total dans l’économie marchande non financière), tandis que sur la base d’une analyse des personnes employées, le commerce de distribution arrivait en tête (33,0 millions de personnes, soit 24,0 % du total dans l’économie marchande non financière).

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont considérées comme essentielles à la prospérité de l’économie de l’UE-28, représentant près de la totalité de ses entreprises et environ deux tiers de l’ensemble des emplois dans l’économie marchande non financière. L’un des 11 objectifs thématiques de la politique de cohésion de l’UE pour la période 2014-2020 consiste à renforcer la compétitivité des PME, tout en finançant davantage les PME dans le cadre d’objectifs thématiques. Les investissements au titre de la politique de cohésion visent à aider les PME à: obtenir des financements; bénéficier d’un soutien ciblé aux entreprises; améliorer leur accès aux marchés mondiaux et aux chaînes de valeur internationales; exploiter de nouvelles sources de croissance telles que l’économie verte, le tourisme durable, la silver economy (en anglais) ou les industries culturelles/créatives; investir dans le capital humain; tisser des liens avec les centres de recherche et les universités afin de promouvoir l’innovation.

Tendances de spécialisation des entreprises et concentration

Services non financiers

Le secteur des services constitue la composante la plus importante de l’économie de l’UE-28, représentant près de 74 % de la valeur ajoutée brute totale en 2015 (d’après les comptes nationaux). En outre, les performances du secteur manufacturier de l’Union sont de plus en plus liées à la compétitivité des services, dans la mesure où les produits manufacturés contiennent de plus en plus un ensemble d’intrants de services, allant de la recherche et le développement ou la conception à la commercialisation, en passant par les services informatiques. En janvier 2017, la Commission européenne a proposé un ensemble de nouvelles mesures (en anglais) visant à faciliter la fourniture de services pour les professionnels des entreprises et les entreprises de l’UE aux clients potentiels au sein du marché unique. Ces mesures devraient stimuler la croissance dans le secteur des services, dans l’intérêt des consommateurs, des demandeurs d’emploi et des entreprises.

Les services non financiers représentaient 67,5 % du nombre total de personnes occupées dans l’économie marchande non financière de l’UE-28 en 2015. Il convient de noter que les services financiers (section NACE K) sont exclus de cet ensemble standard de statistiques structurelles sur les entreprises en raison de leur nature spécifique et de la disponibilité limitée de la plupart des types de statistiques des entreprises dans ce domaine.

Plus de 19 travailleurs sur 20 dans l’Inner London - West étaient occupés dans les services non financiers

La contribution relative des services non financiers au nombre total de personnes occupées dans l’économie marchande non financière oscillait entre 39,0 % dans les régions irlandaises de Border, Midland et Western et 95,5 % dans la région de la capitale britannique, Inner London - West. Dans la plupart des autres États membres de l’Union comptant plusieurs régions, la part de l’emploi dans les services non financiers a également enregistré un record dans les régions abritant une capitale (comme le démontre le graphique 1). Les seules exceptions concernent la Grèce (où le pourcentage le plus élevé se situait dans la région d’Ionia Nisia), l’Espagne (Canarias), le Portugal (Algarve) et la Finlande (Åland). Les trois premières régions constituent toutes des destinations touristiques prisées, tandis que l’économie dans l’archipel finlandais d’Åland est dominée par les services de transports. Il convient de souligner qu’étant donné que Paris et London comptent parmi les principaux centres financiers du monde, plusieurs régions abritant une capitale seraient encore plus orientées vers les services si ces données couvraient les services financiers.
Graphique 1: Emploi dans l’économie des services non financiers, par région NUTS 2, 2015(
(en pourcentage de l’emploi dans l’économie marchande non financière)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2)

L’analyse sera étendue au graphique 2 pour montrer la région de niveau NUTS 2 la plus spécialisée dans cette activité, pour chaque division NACE dans l’économie des services non financiers. Les informations reposent sur des taux régionaux pour chaque activité exercée par la force de travail dans l’économie marchande non financière. Il existe des différences considérables entre les régions, reflétant entre autres: l’accès à des employés qualifiés (par exemple pour la recherche et le développement scientifiques); la disponibilité d’infrastructures appropriées (par exemple les transports et les télécommunications); les conditions climatiques et géographiques (particulièrement importantes en ce qui concerne l’activité touristique); la proximité des marchés ou l’accès à ceux-ci; et les contraintes législatives. Tous ces facteurs peuvent avoir une influence sur les importantes disparités qui existent entre les régions de l’Union en ce qui concerne le poids des différentes activités au sein de leurs économies marchandes respectives.

Certaines activités sont présentes dans toutes les régions de l’Union: c’est par exemple le cas du commerce de détail et du commerce de gros. En 2015, il s’agissait des deux principaux secteurs de services dans l’économie de l’UE-28, représentant ensemble plus d’un cinquième (21,2 %) de la force de travail dans l’économie marchande non financière. La région du Nord-Pas-de-Calais, dans le nord de la France, affichait la part de l’emploi la plus élevée dans le secteur du commerce de détail (32,4 %), ce qui peut refléter, du moins dans une certaine mesure, sa situation qui offre une grande facilité d’accès aux acheteurs transfrontières de Belgique ou du Royaume-Uni. La part de l’emploi la plus élevée pour le commerce de gros a été enregistrée dans la Región de Murcia dans le sud-est de l’Espagne (15,7 %), ce qui peut refléter le fait que cette région est un centre de premier plan pour la production agricole (en particulier la production de fruits et de légumes); ces produits sont ensuite traités et triés avant d’être acheminés vers les supermarchés dans l’ensemble de l’UE.

Les régions abritant une capitale étaient souvent relativement spécialisées dans la fourniture de services d’information et de communication ainsi que de services orientés vers les entreprises

Il était fréquent de montrer que les régions abritant une capitale étaient les plus spécialisées en matière de services d’information et de communication ainsi que de services orientés vers les entreprises, qui peuvent être liés, à tout le moins en partie, au nombre élevé de clients potentiels pour les services concernés. En 2015, l’Inner London – West était la région de l’Union la plus spécialisée dans: les activités juridiques et comptables; les activités des sièges sociaux et des conseils de gestion; la publicité et les études de marché; les activités d’édition. L’autre région abritant la capitale du Royaume-Uni, l’Inner London - East, a enregistré la part de l’emploi la plus élevée pour les activités de services d’information et pour les services de films, de vidéos, de production télévisuelle, d’enregistrement sonore et d’édition musicale. En revanche, la région abritant la capitale de la République tchèque, Praha, était la plus spécialisée de l’Union dans d’autres activités professionnelles, scientifiques et techniques et la région abritant la capitale du Portugal, l’Área Metropolitana de Lisboa, était la plus spécialisée dans le soutien administratif et d’autres activités de service aux entreprises.

En ce qui concerne les activités liées au tourisme et au transport, un nombre relativement restreint de régions ont tendance à être très spécialisées, créant ainsi un écart particulièrement important entre les parts de l’emploi dans ces régions présentant les taux les plus importants et les plus faibles. L’importance des services de transport par eau en tant qu’employeur était relativement élevée dans la plupart des régions côtières et des îles, tandis que les services de transport aérien offrent une part élevée d’emploi dans plusieurs régions à proximité de grandes villes ou dans des régions insulaires (en particulier si leurs activités sont axées sur le tourisme). La région insulaire d’Åland (Finlande) constitue un centre pour les services de transbordeurs entre la Suède et la Finlande, ainsi que pour d’autres formes de trafic en mer Baltique. Cette région a enregistré la part de l’emploi la plus élevée pour les services de transport par eau, tandis que l’Outer London – West et North West était la région la plus spécialisée pour les services de transport aérien; l’aéroport de Londres Heathrow se trouve dans cette région.

Dans les régions traditionnellement associées au tourisme, il était fréquent de constater qu’une proportion relativement importante de la force de travail dans l’économie marchande non financière était occupée dans les services d’hébergement ou les activités liées à la restauration. La part la plus élevée de la force de travail dans l’économie marchande non financière de la région grecque de Notio Aigaio (qui comprend, entre autres, les îles de Kos, de Mykonos et de Rhodes) était occupée dans les services d’hébergement, tandis que, dans la région grecque d’Ionia Nisia (qui comprend les îles de Corfu et de Zante), la proportion la plus importante de la force de travail était occupée dans des activités liées à la restauration.
Graphique 2: Spécialisation régionale au sein de l’économie des services non financiers, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage de l’emploi dans l’économie marchande non financière régionale)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2) et (sbs_na_sca_r2)

Pleins feux sur le commerce de détail

Comme mentionné précédemment, le secteur du commerce de détail était le principal employeur au sein de l’économie des services non financiers de l’UE-28 en 2015. Le commerce de détail a connu des changements considérables ces dernières décennies: un changement dans les préférences des consommateurs, qui délaissent les spécialistes pour se tourner vers des détaillants plus généralistes; la croissance des chaînes de supermarchés et des centres commerciaux périphériques; ou l’introduction plus récente des magasins à prix réduits et du commerce en ligne. Cela étant dit, la grande majorité des détaillants dans l’UE sont toujours des petites entreprises, souvent familiales: nombre d’entre elles ont un rôle social important, en renforçant les communautés locales et en offrant des services de proximité.

La carte 1 montre le changement annuel du nombre total de personnes occupées dans les régions de niveau NUTS 2 dans le secteur du commerce de détail. En 2015, la force de travail dans le commerce de détail dans l’UE-28 a augmenté de 0,8 % par rapport à 2014. L’Allemagne, l’Espagne et les régions du sud de l’Irlande et du Royaume-Uni ont enregistré des taux de croissance de l’emploi parmi les plus élevés, tandis que la force de travail dans le commerce de détail a baissé assez rapidement dans la plupart des régions de Grèce et de France. Ces changements peuvent être liés à la situation économique globale, étant donné qu’il se peut que les consommateurs doivent dépenser plus lorsque leur économie régionale se développe et lorsqu’ils ont relativement confiance dans les développements économiques futurs, ce qui stimule la demande. Les changements législatifs peuvent également avoir des répercussions sur le nombre de personnes occupées dans le secteur du commerce de détail; par exemple, les changements d’heures d’ouverture ou l’ouverture des commerces le dimanche influencent le marché du travail. Il convient de souligner que ces emplois aux horaires atypiques peuvent revêtir un intérêt particulier pour les jeunes qui souhaitent compléter leurs revenus tout en poursuivant leurs études (à temps plein ou à temps partiel).

Dans 62 régions de niveau NUTS 2, le nombre de personnes occupées dans le secteur du commerce de détail a augmenté d’au moins 4,0 % en 2015. Plus de la moitié d’entre elles (35 régions différentes) se trouvaient en Allemagne, les quatre taux de croissance les plus élevés ayant été enregistré dans la région abritant la capitale allemande (Berlin) (9,0 %), la région métropolitaine de Köln (8,2 %), la région occidentale de Rheinhessen-Pfalz qui borde la France, et la région septentrionale de Weser-Ems qui borde les Pays-Bas (7,9 % chacune). En Irlande et au Royaume-Uni, les taux de croissance régionaux les plus rapides pour le nombre de personnes occupées dans le secteur du commerce de détail ont été enregistrés dans les régions abritant une capitale, à savoir Southern and Eastern et Inner London - East, tandis qu’en Espagne, à l’exception du cas atypique de la Ciudad Autónoma de Melilla, le taux de croissance le plus élevé a été enregistré aux Canarias.
Carte 1: Taux de croissance annuel de l’emploi dans le commerce de détail
(à l’exception des véhicules automobiles et des motocycles), par région NUTS 2, 2015
(%)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2) et (sbs_na_sca_r2)

Activités industrielles

L’industrie fournit des biens pour la consommation intérieure et l’exportation; elle est généralement considérée comme la pierre angulaire de la prospérité économique dans l’Union. Néanmoins, l’économie industrielle a connu diverses transformations ces dernières années, en raison, entre autres, de la délocalisation, de la mondialisation, des changements de paradigmes commerciaux, de l’importance croissante des technologies numériques, ou d’inquiétudes liées à l’environnement et à la production durable. Les activités industrielles ont généré près d’un cinquième de la valeur ajoutée dans l’économie de l’UE-28 (19,4 % en 2015).

En septembre 2017, la Commission européenne a présenté un renouvellement complet de sa stratégie politique industrielle, en regroupant des initiatives existantes et de nouvelles initiatives transversales et sectorielles, dans le but de faire de l’industrie européenne un leader mondial en matière d’innovation, de numérisation et de décarbonisation. La communication intitulée «Investir dans une industrie intelligente, innovante et durable — Une stratégie revisitée pour la politique industrielle de l’UE» [COM(2017) 479 final] inclut, entre autres: un paquet visant à renforcer la cybersécurité industrielle; une proposition de nouvelles règles relatives à la libre circulation des données commerciales non personnelles, ce qui aide à créer un espace de données européen commun; des initiatives visant à moderniser le cadre stratégique de l’UE pour les droits de propriété intellectuelle; une initiative visant à améliorer le fonctionnement des marchés publics dans l’UE; une stratégie visant à aider à orienter les flux de capitaux privés vers des investissements plus durables; et un nouveau cadre pour les filtrage des investissements directs étrangers.

Les régions irlandaises de Border, Midland et Western étaient les seules de l’UE où plus de la moitié de la force de travail dans l’économie marchande non financière était occupée dans l’économie industrielle

Le graphique 3 présente une analyse similaire à celle du graphique 1, en s’axant sur la contribution relative des activités industrielles à la force de travail dans l’économie marchande non financière. En 2015, ce ratio oscillait dans l’UE-28 entre à peine 1,8 % dans la région de la capitale britannique, Inner London - West, et un record de 58,1 % dans les régions irlandaises de Border, Midland et Western. Le niveau élevé d’emploi dans l’économie industrielle de cette région irlandaise peut être attribué, à tout le moins en partie, à une industrie alimentaire relativement importante ainsi qu’à une forte présence des entreprises multinationales, une série d’activités manufacturières à la pointe de la technologie ayant été établies par des investisseurs étrangers, par exemple, l’industrie des dispositifs médicaux située près de Galway. Outre cette région irlandaise, il est intéressant de remarquer que les régions présentant les taux d’emploi industriel les plus élevés (tous compris entre 40 et 50 %) étaient principalement situées dans les États membres de l’est de l’Union. Les taux régionaux ont atteint un record à Severovýchod (République tchèque), Vest (Roumanie), Vzhodna Slovenija (Slovénie), Severen tsentralen (Bulgarie), Közép-Dunántúl (Hongrie), Podkarpackie (Pologne) et Západné Slovensko (Slovaquie). Ces taux indiquent un déplacement vers l’est de l’activité industrielle de l’Europe, ce qui reflète, du moins dans une certaine mesure, les coûts relativement faibles de la main-d’œuvre, les flux d’investissements étrangers directs et (dans certains cas) la richesse des ressources naturelles telles que le charbon ou le bois. Avec l’Irlande, l’Allemagne était le seul autre État membre de l’ouest de l’Union à indiquer la présence d’une région (à savoir Tübingen, dans le sud-ouest de l’Allemagne) où plus de 40 % de la force de travail dans l’économie marchande non financière était employée dans l’économie industrielle.
Graphique 3: Emploi dans l’économie industrielle, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage de l’emploi dans l’économie marchande non financière)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2)

L’analyse présentée au graphique 4 recense les tendances de spécialisation régionale au sein du secteur manufacturier, démontrant l’écart entre les parts de l’emploi au niveau régional les plus faibles et les plus élevées (par rapport à l’emploi total pour l’économie marchande non financière); Le nom de la région affichant le pourcentage le plus élevé est aussi indiqué. En outre, le graphique 4 présente les pourcentages d’emploi moyens dans l’UE-28 pour chacun des 24 sous-secteurs manufacturiers, comme le démontre la ligne verticale sur chaque barre. En 2015, les cinq sous-secteurs manufacturiers présentant la force de travail la plus importante dans l’UE-28 étaient les suivants: la fabrication de produits alimentaires (division NACE 10; 3,0 % de la force de travail dans l’économie marchande non financière), la fabrication de produits métalliques (division NACE 25; 2,7 %), la fabrication de machines et d’équipements (division NACE 28; 2,1 %), la fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques (division NACE 29; 1,8 %) et la fabrication de caoutchouc et de plastiques (division NACE 22; 1,2 %). Aucun des sous-secteurs manufacturiers restants ne représentait plus de 1,0 % de la force de travail dans l’économie marchande non financière.

De nombreux facteurs expliquent la concentration relative des sous-secteurs manufacturiers spécifiques et les spécialisations relatives des différentes régions. Parmi ceux-ci figurent notamment les économies d’échelle, le coût relatif et les qualifications d’une force de travail ou d’autres dotations en facteurs (comme les ressources naturelles). La plupart des sous-secteurs manufacturiers les plus concentrés dans l’UE incluent la fabrication de produits du tabac (division NACE 12), de coke et de produits pétroliers raffinés (division NACE 19) ou d’autres équipements de transports (division NACE 30; notamment, entre autres, la fabrication d’aéronefs, de trains ou de navires).

La fabrication de véhicules automobiles représentait environ un travailleur sur 7 dans l’économie marchande non financière de la région roumaine de Vest

Un examen plus détaillé indique que les activités manufacturières incluant les premières étapes de la transformation de produits issus de l’agriculture, de la pêche ou de la sylviculture avaient tendance à être concentrées dans les régions proches de la source des matières premières utilisées. En 2015, les régions les plus spécialisées dans l’industrie alimentaire étaient Border, Midland et Western (Irlande) et la Bretagne (France), présentant toutes deux un niveau élevé de production pour les produits laitiers. En revanche, le pourcentage d’emploi le plus élevé pour la fabrication de boissons (division NACE 11) concerne la Champagne-Ardenne (France). Les régions spécialisées dans la fabrication de textiles (division NACE 13) sont souvent situées à proximité d’une source abondante d’eau, le pourcentage d’emploi le plus élevé ayant été enregistré dans la région de Norte (Portugal). Les régions baltiques et nordiques très boisées comptent parmi les plus spécialisées dans le travail du bois et la fabrication d’articles en bois (division NACE 16), l’Estonie (qui constitue une seule région à ce niveau d’analyse) ayant enregistré le pourcentage d’emploi le plus élevé, tandis que le pourcentage le plus élevé pour l’activité connexe de l’industrie du papier et des produits en papier (division NACE 17) a été observé dans la région de Norra Mellansverige (centre de la Suède).

À l’inverse, plusieurs régions d’Allemagne et de Belgique étaient relativement spécialisées dans la production de produits chimiques et pharmaceutiques en 2015, la région de Rheinhessen-Pfalz étant la plus spécialisée dans la fabrication de produits chimiques (division NACE 20) et la province du Brabant Wallon étant la plus spécialisée dans les produits et préparations pharmaceutiques (division NACE 21). Le niveau le plus élevé de spécialisation régionale en ce qui concerne la fabrication de caoutchouc et de plastiques (division NACE 22) a été observé dans l’Auvergne (France), ces activités étant concentrées à Clermont-Ferrand. Une autre région française, la Franche-Comté, a quant à elle enregistré le pourcentage d’emploi le plus élevé pour la fabrication de produits métalliques (division NACE 25). Plusieurs régions du sud de l’Allemagne occupaient le haut du classement pour les régions les plus spécialisées en matière d’ingénierie électrique et mécanique, présentant le pourcentage d’emploi le plus élevé pour la fabrication d’équipement électrique (division NACE 27) à Oberpfalz et le pourcentage d’emploi le plus élevé pour la fabrication de machines et d’équipements à Tübingen.

La fabrication d’équipements de transport est caractérisée par des regroupements d’activité économique et par des chaînes de production fortement intégrées. En 2015, la région la plus à l’ouest de la Roumanie, Vest, a présenté le degré de spécialisation le plus élevé pour la fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques, alors que la région du Midi-Pyrénées (sud-ouest de la France) était la plus spécialisée pour la fabrication d’autres équipements de transport (division NACE 30), car elle abrite un important regroupement d’entreprises aérospatiales.

Il est intéressant de constater que dans la région de Vest, environ 14,3 % de la force de travail dans l’économie marchande non financière était occupée dans la fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques en 2015. Il s’agit du pourcentage le plus élevé de toutes les régions et activités reprises au graphique 4. En effet, les pourcentages d’emploi au niveau régional les plus élevés (par rapport à la force de travail dans l’économie marchande non financière totale) étaient à deux chiffres dans seulement quatre sous-secteurs manufacturiers. Ces sous-secteurs étaient les suivants: l’industrie alimentaire dans les régions de Border, Midland et Western (13,5 %), la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique en Auvergne (12,7 %), la fabrication de machines et d’équipements à Tübingen (11,2 %) et l’industrie de l’habillement (division NACE 14) dans la région bulgare de Severozapaden (10,7 %).
Graphique 4: Spécialisation régionale au sein de l’économie manufacturière, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage de l’emploi dans l’économie marchande non financière régionale)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2) et (sbs_na_sca_r2)

Pleins feux sur la fabrication de véhicules automobiles

La fabrication de véhicules automobiles est souvent décrite comme étant essentielle à la prospérité de l’UE, générant un grand nombre d’emplois (2,4 millions directement en 2015) et de hauts niveaux de dépenses de recherche et développement (R & D). En outre, ce sous-secteur possède un «effet multiplicateur» considérable en raison de son incidence sur les activités en amont (par exemple, la sidérurgie et le textile) et en aval (par exemple, le commerce et la réparation automobiles). La Commission européenne a pour objectif de maintenir le rôle de chef de file joué par l’UE en matière de fabrication de véhicules automobiles en augmentant les fonds disponibles pour la recherche et le développement (R & D), grâce à des initiatives visant à encourager, entre autres, la sécurité, les véhicules verts et la décarbonisation des moteurs, ou l’infrastructure des technologies de l’information.

En 2015, la fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques représentait 8,1 % du nombre total de personnes occupées dans le secteur manufacturier de l’UE-28. La carte 2 montre que la construction de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques représentait au moins 16,0 % de la main-d’œuvre dans le secteur manufacturier en 2015 dans 24 régions de niveau NUTS 2. Les pourcentages les plus élevés ont été enregistrés dans les régions de Bratislavský kraj (la région abritant la capitale de la Slovaquie), Basilicata (dans le sud de l’Italie) et Vest (en Roumanie), où plus d’un tiers de la force de travail totale du secteur manufacturier était occupée dans la production de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques. Venaient ensuite les régions de Nyugat-Dunántúl (dans l’ouest de la Hongrie) et de Strední Cechy (qui borde la capitale tchèque), suivies de trois régions du sud de l’Allemagne (à savoir, Stuttgart, Oberbayern et Niederbayern), ainsi que la région occidentale suédoise de Västsverige. La fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques représentait 25 à 30 % de l’emploi manufacturier total dans chacune de ces régions.
Carte 2: Emploi dans la fabrication de véhicules automobiles, de remorques et de semi-remorques, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage de l’emploi total dans le secteur manufacturier)
Source: Eurostat (sbs_r_nuts06_r2) et (sbs_na_sca_r2)

Démographie des entreprises

Les statistiques sur la démographie des entreprises décrivent les caractéristiques des entreprises au sein de la population des entreprises. Elles couvrent, entre autres, la création de nouvelles entreprises, la croissance et la survie des entreprises existantes (en prêtant tout particulièrement attention à leur incidence en matière d’emploi), et la disparition d’entreprises. Ces indicateurs peuvent fournir des informations importantes sur la dynamique des entreprises, en ce que les nouvelles entreprises et les entreprises à croissance rapide sont souvent des précurseurs qui réalisent des gains d’efficacité et améliorent la compétitivité générale d’une économie.

Créations et disparitions

Le taux de création d’entreprises mesure le nombre de nouvelles entreprises par rapport à la population totale d’entreprises actives. Le taux de création dans l’économie marchande de l’UE-28 (tel que défini par les sections NACE B à N, à l’exclusion du groupe 64.2) était estimé à 9,6 % en 2015, tandis que le taux de disparition était estimé à 8,3 %, ce qui indique une augmentation du nombre total d’entreprises dans l’UE.

Le graphique 5 présente les informations relatives aux dix régions de niveau NUTS 2 présentant les taux de création et de disparition d’entreprises les plus élevés et les plus faibles. Il convient de noter que, dans la plupart des États membres de l’UE, des informations sont disponibles pour les sections NACE B à S (à l’exclusion du groupe 64.2). En 2015, le taux de création d’entreprises a atteint un record en Lettonie (qui constitue une seule région à ce niveau d’analyse); 20,1 %) et il était également relativement élevé en Lituanie (une seule région à ce niveau d’analyse; 19,5 %). Dans le même temps, six régions portugaises figuraient également parmi les dix régions présentant les taux de création d’entreprises les plus élevés, menées par l’Algarve (20,0 %) et la région abritant la capitale portugaise, l’Área Metropolitana de Lisboa (17,5 %).

Les taux de disparition d’entreprises les plus élevés ont également été enregistrés dans plusieurs régions du Portugal (données de 2014), ce qui confirme un taux de rotation relativement élevé: un grand nombre d’entreprises intègrent et quittent la population d’entreprises actives. En effet, le graphique 5 confirme qu’il était assez courant pour ces régions présentant des taux de création d’entreprises relativement élevés d’être également caractérisées par des taux de disparition d’entreprises relativement élevés. Ce n’est peut-être pas surprenant, étant donné que les entreprises dynamiques et innovantes qui pénètrent un marché sont susceptibles d’en faire sortir des opérateurs.

Le nombre d’entreprises actives en Lettonie et Lituanie a connu une augmentation rapide en 2015

Une analyse axée sur la différence entre les taux de création et de disparition d’entreprises montre que le nombre d’entreprises a nettement augmenté dans la majorité des régions pour lesquelles les données sont présentées sur le graphique 5. La croissance nette était particulièrement élevée en Lettonie et en Lituanie, étant donné que ces deux États membres baltes ont présenté des taux de disparition relativement faibles en 2015 (inférieurs à la moyenne de l’UE-28) contrairement à certains des taux de création d’entreprises les plus élevés dans l’UE, générant ainsi une nette augmentation du nombre d’entreprises actives. C’était également le cas, dans une moindre mesure, de Malte (une seule région à ce niveau d’analyse). Dans toutes les régions où le taux de disparition d’entreprises était supérieur au taux de création d’entreprises, certaines différences entre les taux étaient moins marquées: les plus grands écarts ont été enregistrés dans la Valle d’Aosta/Vallée d’Aoste (nord-ouest de l’Italie; données de 2014 pour le taux de disparition), dans la région d’Hovedstaden (la région abritant la capitale danoise; données de 2013) et dans celle de Stredné Slovensko (centre de la Slovaquie; données de 2014 pour le taux de disparition) où le nombre total d’entreprises actives a diminué.
Graphique 5: Taux de création et de disparition d’entreprises dans l’économie marchande, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage d’entreprises actives)
Source: Eurostat (bd_size_r3) et (bd_9bd_sz_cl_r2)
Une analyse plus approfondie révèle que les taux de création d’entreprises ont tendance à être plus élevés dans les régions abritant une capitale, ce qui peut refléter une série de facteurs, notamment: les régions abritant une capitale offrent généralement le plus grand marché potentiel (mais aussi le plus grand nombre de concurrents). Elles se caractérisent aussi souvent par une force de travail hautement qualifiée et les études montrent que les diplômés sont davantage prédisposés à lancer une nouvelle entreprise. Ces régions présentent également une forte proportion d’entreprises de services (pour lesquelles les barrières à l’entrée sont souvent très réduites). Le graphique 6 montre que les taux de création d’entreprises les plus élevés en Slovaquie, en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie, en France, en République tchèque, en Croatie et en Finlande ont été enregistrés pour leurs régions respectives abritant une capitale. Les seules exceptions à cette tendance parmi les États membres multirégionaux de l’Union pour lesquels des données sont disponibles sont le Portugal, l’Espagne, l’Autriche et l’Italie. Néanmoins, les taux de création d’entreprises demeuraient supérieurs à la moyenne nationale dans trois de ces pays, la Comunidad de Madrid (Espagne) étant la seule région abritant une capitale à enregistrer un taux de création d’entreprises inférieur à la moyenne nationale.
Graphique 6: Taux de création d’entreprises dans l’économie marchande, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage d’entreprises actives)
Source: Eurostat (bd_size_r3) et (bd_9bd_sz_cl_r2)

Entreprises à forte croissance

Les entreprises à forte croissance sont définies comme les entreprises comptant au moins 10 salariés à un moment donné dans le temps et qui connaissent ensuite une croissance moyenne annuelle du nombre de salariés supérieure à 10,0 % pendant une période de trois ans. Les entreprises à forte croissance intéressent les décideurs politiques en raison de leurs incidences économiques, en particulier en ce qui concerne la création d’emplois. L’application d’un seuil de 10 salariés vise à éviter d’inclure aussi des entreprises très petites, où les hausses de l’emploi pourraient être très élevées en termes relatifs, mais dont l’incidence économique est faible en termes absolus, par exemple si leur nombre de salariés passe de un à deux. Le pourcentage d’entreprises à forte croissance indiqué sur la carte 3 est calculé par rapport au nombre total d’entreprises comptant au moins 10 salariés en 2015.

D’après les estimations, en 2015, les entreprises à forte croissance représentaient 9,9 % de l’ensemble des entreprises (comptant au moins 10 salariés) de l’UE-28. En considérant l’analyse régionale présentée sur la carte 3, il apparaît qu’en 2015, les entreprises à forte croissance représentaient au moins 12 % de l’ensemble des entreprises (comptant au moins 10 salariés) dans 12 des 143 régions de l’Union pour lesquelles des données sont disponibles; ces régions sont représentées par la teinte de bleu la plus foncée sur la carte. Ces régions englobaient toutes les régions hongroises sauf une (Észak-Magyarország), deux régions slovaques (Bratislavský kraj et Stredné Slovensko), ainsi que la Lettonie et Malte (constituant chacune une région à ce niveau d’analyse), l’Irlande et la Suède (seules les données nationales sont disponibles). À l’autre bout du classement, les entreprises à forte croissance représentaient tout au plus 3,0 % de l’ensemble des entreprises (celles occupant au moins 10 salariés) dans la région française d’outre-mer de Mayotte, à Chypre (une région à ce niveau d’analyse) et dans l’ensemble des huit régions de Roumanie.
Carte 3: Entreprises à forte croissance dans l’économie marchande, par région NUTS 2, 2015
(en pourcentage du nombre total d’entreprises dans l’économie marchande)
Source: Eurostat (bd_hgnace2_r3) et (bd_9pm_r2)


Source des données pour les graphiques et cartes

Sources des données

Statistiques structurelles sur les entreprises

Le règlement (CE) nº 295/2008 relatif aux SSE (refonte) et ses règlements d’exécution constituent le fondement juridique de la collecte annuelle des SSE. Les SSE régionales sont compilées pour le nombre d’unités locales, les rémunérations et les salaires, ainsi que pour le nombre de personnes employées. Les informations présentées dans cet article sont limitées à l’économie marchande non financière (sections NACE B à J et L à N, ainsi que la division 95) et excluent dès lors l’agriculture, la sylviculture et la pêche, ainsi que l’administration publique et les autres services (tels que la défense, l’enseignement et la santé), qui ne sont pas couverts par les SSE. Elles excluent par ailleurs les services financiers (section NACE K) pour lesquels seules des informations partielles sont disponibles. Des SSE régionales sont également disponibles pour la Norvège. Les données relatives à la Suisse sur les cartes 1 et 2 correspondent, quant à elles, au niveau national et sont exclues des autres analyses régionales.

L’unité statistique utilisée pour les SSE régionales est généralement l’unité locale, c’est-à-dire une entreprise ou une partie d’une entreprise (par exemple, un atelier, une usine, un entrepôt, un bureau ou un dépôt) située dans un lieu géographique défini. En raison du caractère des SSE régionales (qui combinent une nomenclature détaillée des activités et une nomenclature régionale), certaines données ne sont pas divulguées pour des raisons de secret statistique.

Les informations présentées dans cet article reposent sur un indicateur qui mesure la main-d’œuvre, à savoir le nombre de personnes occupées. La main-d’œuvre est définie comme étant le nombre total de personnes travaillant dans l’unité considérée (y compris les propriétaires exploitants, les associés exerçant une activité régulière dans l’unité en question et les aides familiaux non rémunérés) et de personnes travaillant à l’extérieur de l’unité tout en faisant partie de celle-ci et en étant rémunérées par elle (c’est le cas, par exemple, des représentants de commerce, des livreurs ou des équipes de réparation et d’entretien).

Démographie des entreprises

Une collecte pilote de données pour les statistiques sur la démographie régionale des entreprises a été lancée en 2012, avec le soutien de la direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne. Cet exercice volontaire a accordé un certain nombre de subventions à des autorités statistiques nationales. D’autres enquêtes ont été lancées à partir de 2015: les statistiques sur la démographie régionale des entreprises continueront d’être communiquées sur une base volontaire à moins qu’un nouveau cadre juridique ne soit adopté et mis en œuvre.

Dans le cadre des statistiques sur la démographie des entreprises, une création d’entreprise correspond à la création d’une combinaison de facteurs de production avec la restriction qu’aucune autre entreprise n’est en fait impliquée. Les créations n’incluent pas les entrées survenues dans la population dues à des fusions, des dissolutions, des scissions ou des restructurations au sein d’entreprises existantes, ni les survenues dans une sous-population ne résultant que d’un changement d’activité. Une création d’entreprise survient plutôt lorsqu’une entreprise part de zéro et débute réellement une activité lors de la création de nouveaux facteurs de production, en particulier de nouveaux emplois. Si une unité «dormante» est réactivée dans un délai de deux ans, cet événement n’est pas considéré comme une création réelle.

Une disparation d’entreprise correspond à la dissolution d’une combinaison de facteurs de production, avec la restriction toutefois qu’aucune autre entreprise n’intervienne dans l’opération. Les disparitions n’incluent pas les sorties de la population dues à des fusions, des absorptions, des dissolutions ou à des restructurations au sein d’un ensemble d’entreprises existantes. De même, les sorties d’une sous-population ne résultant que d’un changement d’activité ne sont pas incluses. Une entreprise est inclue dans le nombre de disparitions uniquement si elle n’est pas réactivée dans un délai de deux ans.

Pour en savoir plus:

Contexte

Stratégie pour le marché unique

Pour stimuler le marché unique, la Commission européenne a présenté, en octobre 2015, une stratégie pour le marché unique (en anglais). L’objectif est de fournir un marché unique plus approfondi et plus équitable visant, entre autres, à: améliorer la mobilité des prestataires de services, en veillant au développement de modèles économiques innovants; faciliter les affaires transfrontalières pour les détaillants; renforcer l’accès aux biens et aux services dans toute l’Union. En janvier 2017, la Commission européenne a proposé un nouvel ensemble de mesures (en anglais), qui devrait aider les prestataires de services à remplir les formalités administratives et à remédier aux exigences trop strictes ou obsolètes, afin que les professionnels et les entreprises de l’UE puissent fournir plus facilement des services aux clients au sein du marché unique.

Politique industrielle

La direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME de la Commission européenne est notamment chargée des politiques visant à: achever le marché intérieur (ou unique) des biens et des services; faire de l’Union européenne «une économie intelligente, durable et inclusive» en mettant en œuvre les politiques industrielles et sectorielles de la stratégie Europe 2020; promouvoir la culture entrepreneuriale et la croissance en allégeant le fardeau administratif qui pèse sur les petites entreprises; faciliter l’accès au financement pour les PME; favoriser l’accès des entreprises de l’Union européenne aux marchés mondiaux; élaborer des stratégies sur la protection et sur l’application des droits de propriété industrielle, coordonner la position de l’Union et les négociations en son sein; mettre en œuvre la politique européenne de l’espace; ainsi que des actions en faveur de la recherche pour stimuler l’innovation technologique et la croissance économique.

Dans sa communication [COM(2014) 14 final] intitulée «Pour une renaissance industrielle européenne», la Commission se fixe pour objectif de ramener la part de l’industrie manufacturière à 20 % du PIB à l’horizon 2020. Elle invite donc l’Union et les décideurs nationaux à reconnaître l’importance capitale que revêt la modernisation de la base industrielle. Cette communication a été complétée en avril 2016 par une autre communication intitulée «Passage au numérique des entreprises européennes — Tirer tous les avantages du marché unique numérique» [COM(2016) 180 final] qui était centrée sur la transformation numérique de l’économie européenne ainsi que par la Start-up and scale-up Initiative (en anglais) adoptée en novembre 2016. Cette initiative vise à aider les entrepreneurs innovants, nombreux au sein de l’Union, à créer des entreprises de premier plan au niveau mondial. Elle est axée sur le capital-risque, la législation en matière d’insolvabilité et la fiscalité.

En septembre 2017, la Commission européenne a exposé un renouvellement complet de sa stratégie politique industrielle, en regroupant des initiatives existantes et de nouvelles initiatives transversales et sectorielles, dans le but de faire de l’industrie européenne un leader mondial en matière d’innovation, de numérisation et de décarbonisation: Investir dans une industrie intelligente, innovante et durable – Une stratégie revisitée pour la politique industrielle de l’UE, (COM(2017) 479 final).

Entrepreneuriat 2020

La Commission européenne a adopté un plan d’action «Entrepreneuriat 2020» [COM(2012) 795 final] au début de l’année 2013, conçu pour stimuler et ranimer l’esprit d’entreprise dans toute l’Union et pour éliminer les obstacles de manière à encourager plus d’entrepreneurs à créer une entreprise. Ce plan d’action comporte trois piliers principaux: l’éducation et la formation à l’entrepreneuriat afin de soutenir la croissance et la création d’entreprises; la création d’un environnement dans lequel les entrepreneurs peuvent prospérer et se développer, en levant les obstacles administratifs existants et en soutenant les entreprises dans les phases cruciales de leur cycle de vie; la ranimation de la culture de l’entreprise dans l’Union européenne, la promotion du développement d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, le développement de modèles à suivre et l’inclusion de groupes spécifiques dont le potentiel entrepreneurial n’est pas pleinement exploité (par exemple les minorités ethniques). Le plan vise également à déstigmatiser les faillites d’entreprises et à permettre aux entrepreneurs d’attirer plus facilement des investisseurs.

Les petites et moyennes entreprises

Par le «Small Business Act» pour l’Europe [COM(2008) 394 final] adopté en juin 2008, la Commission européenne reconnaît le rôle fondamental que jouent les PME dans l’économie de l’Union. Cette communication fixe un cadre stratégique pour les PME dans le but de favoriser l’entrepreneuriat, d’aider les PME à résoudre les problèmes s’opposant à leur développement, et d’instaurer le principe de «Think Small First» (ou «Priorité aux PME») dans le processus d’élaboration des politiques.

Pour en savoir plus:

Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME (en anglais)

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Statistiques régionales structurelles sur les entreprises (reg_sbs)
Données SSE (SBS) par région NUTS 2 et par NACE Rév. 2 (à partir de 2008) (sbs_r_nuts06_r2)
Statistiques pluriannuelles des activités du commerce (NACE Rév. 2, G) par région NUTS 2 (sbs_r_3k_my_r2)
Démographie régionale des entreprises (reg_bd)
Démographie des entreprises et entreprises à forte croissance par NACE Rév. 2 et par région NUTS 3 (bd_hgnace2_r3)
Démographie des entreprises par classe de taille et région NUTS 3 (bd_size_r3)
Démographie des entreprises avec des salariés par NACE Rév. 2 et région NUTS 3 (bd_enace2_r3)
Démographie des entreprises avec des salariés par classe de taille et région NUTS 3 (bd_esize_r3)
SBS (SSE) - données régionales - toutes activités (sbs_r)

Les cartes peuvent être explorées de manière interactive dans le Eurostat’s statistical atlas (en anglais) (voir le user manual) (en anglais).

Le présent article fait partie de la publication phare annuelle d’Eurostat, l’Annuaire régional d’Eurostat.