Introduction à l’annuaire régional


Données extraites en mars 2018.

Mise à jour prévue de l’article: novembre 2019.

Points clés

Les statistiques régionales permettent des comparaisons infranationales de données. En effet, grâce à ces statistiques, il est possible de comparer des informations issues des plus petits États membres (tels que Malte) avec celles issues de régions de plus grands États membres.

L’Allemagne et la Pologne présentent des schémas de développement polycentriques, plusieurs villes de taille relativement grande étant disséminées sur l’ensemble de leur territoire, tandis que la France et le Royaume-Uni sont davantage monocentriques.

Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne (UE), recueille, compile et publie des statistiques pour les agrégats de l’UE-28 et de la zone euro, ainsi que des données nationales, régionales et infranationales, principalement pour les 28 États membres de l’Union, mais également pour les pays de l’AELE et pays candidats.

L’objectif de cet Annuaire régional d’Eurostat est de donner une idée du large éventail de statistiques européennes qui sont collectées sur les régions et autres nomenclatures infranationales pour une grande diversité de thèmes.

Article complet


Statistiques infranationales

Les États membres de l’UE sont souvent comparés entre eux, mais en réalité, il est très difficile de comparer un petit pays tel que Malte, qui comptait 460 000 habitants au 1er janvier 2017, ou le Luxembourg, qui en comptait 591 000, à de plus grands États membres tels que l’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne avec près de 83 millions d’habitants. Il est souvent plus significatif de comparer les données au niveau régional ou infranational et une telle analyse peut également mettre en évidence les disparités éventuelles au sein des pays, telles qu’un écart entre l’est et l’ouest en Allemagne ou entre le nord et le sud en Italie. Par ailleurs, de telles analyses peuvent révéler des différences dans les schémas de développement économique. Par exemple, l’Allemagne et la Pologne présentent des schémas de développement polycentriques, plusieurs villes de taille relativement grande étant disséminées sur l’ensemble de leur territoire, tandis que la France et le Royaume-Uni constituent des exemples de schémas de développement davantage monocentriques, étant donné que leur activité économique est davantage concentrée dans les capitales (Paris et Londres) et aux alentours de celles-ci.

Au cours des dernières années, Eurostat a élargi l’éventail des statistiques qu’il fournit pour ne plus se limiter à des informations régionales et couvrir d’autres typologies territoriales, répondant ainsi aux besoins croissants des décideurs dans le cadre des politiques de cohésion et de développement territorial. Ces changements s’appuient sur l’harmonisation et l’intégration des différentes typologies dans deux vastes catégories, à savoir celles liées aux statistiques régionales et celles liées aux statistiques sur les unités administratives locales (LAU ou municipalités), la consolidation législative étant obtenue au moyen d’un règlement modificatif ((UE) 2017/2391) qui concerne les typologies territoriales (Tercet). Parmi les typologies régionales élaborées, on retrouve les suivantes: régions urbaines–rurales, régions métropolitaines, régions frontalières, régions côtières, régions insulaires, régions montagneuses et régions ultrapériphériques. Certaines des typologies fondées sur des statistiques au niveau local comprennent des données issues du degré d’urbanisation ou des données sur les zones urbaines fonctionnelles (FUAs). Cette édition de l’Annuaire régional d’Eurostat donne un aperçu de ces développements dans son chapitre final en mettant particulièrement l’accent sur les typologies régionales.

Statistiques sur les régions

Au cœur des statistiques régionales, la nomenclature NUTS — nomenclature des unités territoriales statistiques — est une classification régionale pour les États membres de l’Union européenne s’appuyant sur une hiérarchie des régions: la nomenclature NUTS subdivise chaque État membre de l’UE en régions de trois niveaux différents, NUTS 1, 2 et 3, de la plus grande région à la plus petite. Certains États membres de l’Union européenne ayant une population relativement réduite ne peuvent pas être subdivisés selon certains (voire selon l’ensemble) des différents niveaux de la nomenclature NUTS. Par exemple, l’Estonie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg et Malte sont chacun considérés comme une seule région au niveau NUTS 2 selon la version 2013 de la nomenclature NUTS. C’est également le cas de l’Islande, du Liechtenstein, du Monténégro et de l’ancienne République yougoslave de Macédoine: chacun de ces pays est considéré comme une seule région de niveau 2. Le tableau 1 donne un aperçu du nombre de régions NUTS et de régions statistiques de chaque État membre de l’Union européenne et pays tiers figurant dans l’Annuaire régional d’Eurostat. Il convient de noter que, depuis la dernière édition de la publication, un accord a été trouvé quant à l’introduction de régions statistiques pour la Serbie.
Tableau 1: Nombre de régions NUTS 2013 et de régions statistiques par pays
Source: Eurostat

La plupart des statistiques régionales présentées dans l’Annuaire régional d’Eurostat concernent des régions de niveau NUTS 2, mais, en fonction des données disponibles, certains tableaux, graphiques et cartes concernent soit des régions de niveau NUTS 1 (informations géographiques plus agrégées) soit des régions de niveau NUTS 3 (niveau d’informations régionales le plus détaillé). Ces statistiques plus détaillées ne sont disponibles que pour un nombre limité d’indicateurs, dont ceux concernant l’agriculture, la démographie, les comptes économiques, la démographie des entreprises, le transport ainsi que la science et la technologie.

Dans certains cas spécifiques (normalement liés à la disponibilité limitée des données), des régions particulières sont présentées en utilisant un niveau NUTS différent par rapport au reste des régions du même tableau ou graphique ou de la même carte — ces changements sont indiqués dans les notes de bas de page et sont généralement apportés afin d’améliorer la couverture de ces données. Lorsqu’il existe peu ou pas de données régionales pour un État membre particulier de l’Union européenne, les données nationales ont été utilisées; ces exceptions sont également indiquées dans les notes en bas de page.

Le règlement et la nomenclature NUTS

La nomenclature NUTS est définie dans le règlement (CE) nº 1059/2003 du Parlement européen et du Conseil, qui doit être modifié par un règlement de la Commission européenne lors de chacune de ses mises à jour (pour chaque nouvelle version de la nomenclature NUTS). Le règlement NUTS prévoit une période minimale de stabilité de trois ans au cours de laquelle aucune modification ne peut être apportée à la nomenclature, sauf pour inclure de nouvelles régions lors de l’adhésion d’un nouvel État membre à l’Union. Depuis 2003, la nomenclature NUTS a été modifiée à plusieurs reprises, en partie dans le cadre des modifications régulières, en partie du fait de l’adhésion à l’Union de nouveaux États membres ou de modifications des frontières territoriales des États membres existants (par exemple, l’inclusion de données pour la région française de Mayotte).

La troisième modification régulière de la nomenclature NUTS règlement (UE) nº 1319/2013 de la Commission a été adoptée en décembre 2013 et s’applique aux données collectées pour les périodes de référence à partir du 1er janvier 2015. Appelée NUTS 2013, cette version de la nomenclature NUTS constitue la base de la classification des statistiques régionales utilisées dans l’édition 2018 de l’Annuaire régional d’Eurostat. Il convient de noter que pour les séries chronologiques, il est possible que les données présentées dans la présente publication aient souvent été recueillies sur la base d’une version précédente de la nomenclature NUTS et que ces statistiques aient été recodées en conformité avec la version de 2013. Il existe par conséquent un petit nombre de régions pour lesquelles les données ne sont pas toujours disponibles, notamment lorsqu’il n’a pas été possible de recoder ou d’agréger les données établies à partir de versions précédentes de la nomenclature NUTS (en raison de modifications des frontières).

La prochaine modification régulière de la nomenclature NUTS (règlement (UE) 2016/2066 de la Commission) a été adoptée en décembre 2016 et s’applique aux données collectées pour les périodes de référence à partir du 1er janvier 2018. Appelée NUTS 2016, cette version de la nomenclature NUTS constituera la base de la prochaine édition de l’Annuaire régional d’Eurostat.

Comme indiqué ci-dessus, la nomenclature NUTS a également été modifiée par le règlement (UE) 2017/2391 en ce qui concerne les typologies territoriales (Tercet), lequel instaure une nomenclature statistique commune des unités territoriales afin de permettre la collecte, l’établissement et la diffusion de statistiques européennes aux différents niveaux territoriaux de l’Union européenne.

Grands principes de la nomenclature NUTS

Principe 1: le règlement NUTS définit des seuils démographiques minimaux et maximaux pour la taille de chaque région NUTS (voir tableau 2). Il ne peut être dérogé à ces seuils que pour des motifs géographiques, socio-économiques, historiques, culturels ou environnementaux particuliers.

Principe 2: la nomenclature NUTS privilégie les divisions administratives. Si elles existent, les structures administratives sont utilisées pour les différents niveaux de la nomenclature NUTS. Dans les États membres de l’UE où il n’existe pas d’unités administratives correspondant à un niveau particulier de la nomenclature NUTS, des régions artificielles sont créées en regroupant des régions administratives plus petites.
Tableau 2: Contraintes de taille pour les régions NUTS 2013, par population
(en nombre d’habitants)
Source: Eurostat

Dans la même optique que celle de la nomenclature NUTS, des régions ont également été définies en accord avec les pays membres de l’AELE et les pays candidats sur une base bilatérale; ces régions sont appelées «régions statistiques» et suivent exactement les mêmes règles que les régions NUTS de l’Union européenne, excepté qu’elles n’ont pas de base juridique.

Statistiques par degré d’urbanisation

Le degré d’urbanisation est une classification initialement introduite en 1991. Il visait initialement à distinguer les zones à forte densité de population, les zones à densité intermédiaire et les zones à faible densité de population; la définition de ces zones reposait sur le nombre d’habitants, la densité de population et la contiguïté des unités administratives locales de niveau 2 (LAU2 ou municipalités).

En 2014, une nouvelle classification par degré d’urbanisation a été introduite. Cette nouvelle classification s’appuie sur trois types de zones qui sont définis en fonction d’une combinaison de critères de proximité géographique et de seuil de population minimal, qui sont appliqués à des cellules de population de 1 km² (voir le tableau 3 pour un résumé des concepts spatiaux utilisés). La classification révisée distingue les villes (zones à forte densité de population), les villes moins peuplées et banlieues (zones à densité intermédiaire), et les zones rurales (zones à faible densité de population); la carte 1 montre la répartition de chacune de ces zones dans l’UE. Dans la présente édition de l’Annuaire régional d’Eurostat, les statistiques par degré d’urbanisation sont utilisées dans les chapitres sur la santé, les marchés du travail, l’économie et la société numériques, le tourisme et les villes.
Carte 1: Degré d’urbanisation des unités administratives locales
(LAU)
Source: Eurostat, JRC et direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne
La révision de la classification par degré d’urbanisation a également permis de rationaliser et d’harmoniser plusieurs concepts spatiaux similaires mais non identiques, par exemple, l’utilisation de centres urbains pour recenser les villes européennes comptant au moins 50 000 habitants, ou l’agrégation de données pour les villes et pour les villes moins peuplées et banlieues qui sont couvertes par l’intitulé commun de zones urbaines.
Tableau 3: Concepts spatiaux utilisés dans le degré d’urbanisation
Source: Eurostat, direction générale de la politique régionale de la Commission européenne, OCDE
Carte 2: Densité de population sur la base de la grille de la population GEOSTAT, 2011
(en nombre d’habitants par km²)
Source: JRC, Eurostat, grille de la population GEOSTAT pour 2011

Pour en savoir plus:

A harmonised definition of cities and rural areas: the new degree of urbanisation (en anglais), Direction générale de la politique régionale et urbaine (2014)


Statistiques sur les villes

Les villes européennes sont confrontées à divers défis, de la pauvreté, la criminalité et l’exclusion sociale à l’étalement urbain, la pollution et la lutte contre le changement climatique. En revanche, les villes présentent également un potentiel considérable pour attirer les investissements, les personnes et les services, stimulant ainsi la recherche, la créativité et l’innovation. Les villes peuvent donc être considérées à la fois comme la source de certains des problèmes économiques, environnementaux et sociaux les plus urgents dans l’UE et comme la solution à ceux-ci; elles jouent à ce titre un rôle essentiel dans la [1] stratégie Europe 2020 pour une «croissance intelligente, durable et inclusive», élaborée afin de renforcer la productivité et la compétitivité de l’UE tout en sous-tendant son économie sociale de marché durable.

En 2011 et 2012, les travaux de la direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO) de la Commission européenne, d’Eurostat et de l’OCDE ont abouti à l’introduction d’une nouvelle définition harmonisée des villes et des zones qui les entourent.

  • Une ville se compose d’une ou plusieurs unités administratives locales (LAU) dont la majorité de la population vit dans un centre urbain d’au moins 50 000 habitants (précédemment appelé «ville centre»).
  • Une grande ville est une notion se rapprochant de celle de centre urbain lorsque celui-ci s’étend au-delà des frontières administratives de la ville (précédemment appelée «noyau»).
  • Une zone urbaine fonctionnelle se compose de la ville et de sa zone de navettage (précédemment appelée «zone urbaine élargie» ou ZUE).

L’UE mène un exercice spécifique de collecte de données sur les villes entrepris par les offices nationaux de statistique, la DG REGIO et Eurostat. Cet exercice fournit des statistiques sur un éventail d’aspects socio-économiques concernant la vie urbaine dans près d’un millier de villes réparties dans l’ensemble de l’Union européenne; par ailleurs, des données ont également été recueillies pour des villes de Norvège, de Suisse et de Turquie. Il convient de noter que des différences considérables peuvent être observées concernant les dernières périodes de référence pour lesquelles des données sont disponibles lors de la comparaison de statistiques de différentes villes.

Ces statistiques urbaines fondées sur les LAU offrent un large éventail d’informations pour évaluer la qualité et le niveau de vie des citadins, complétant les statistiques régionales. L’exercice de collecte des données inclut plusieurs variables/indicateurs, des statistiques étant collectées pour: la démographie, le logement, la santé, la criminalité, le marché du travail, les disparités de revenus, les qualifications scolaires, l’environnement, le climat, l’infrastructure culturelle et les tendances touristiques. Parallèlement à cet exercice de collecte des données annuel régulier, la direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne requiert, tous les trois ans, la réalisation d’un sondage d’opinion concernant la qualité de vie dans les villes européennes. Parmi ces sondages, le plus récent a été réalisé en 2015 et couvrait plus de 40 000 personnes, établies dans 79 villes et 4 grandes villes.

Dans la présente édition de l’Annuaire régional d’Eurostat, les statistiques sur les villes européennes sont présentées dans l’avant-dernier chapitre intitulé Pleins feux sur les villes européennes.

Pour en savoir plus:

Methodological manual on city statistics, Eurostat (2017) (en anglais)


Bref guide de lecture

Couverture et actualité

L’Annuaire régional d’Eurostat contient des statistiques sur les 28 États membres de l’Union européenne et, lorsqu’elles sont disponibles, des données sont présentées également pour les pays de l’AELE (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) et les pays candidats (Monténégro, ancienne République yougoslave de Macédoine, Albanie, Serbie et Turquie). Les désignations employées et la présentation du contenu au moyen de cartes, de tableaux et de graphiques n’expriment en aucun cas l’avis de l’Union européenne au sujet du statut juridique de pays, de territoires ou de zones ou de leurs autorités, ni au sujet de la délimitation de leurs frontières ou de leurs limites.

Les descriptions géographiques utilisées pour regrouper les États membres de l’Union, telles que «du Nord», «oriental», «méridional» et «occidental», ne se veulent pas des catégorisations politiques. Ces références sont plutôt utilisées pour définir la localisation géographique d’un ou de plusieurs États membres de l’Union européenne, tel qu’indiqué dans le domaine géographique du thésaurus multilingue de la Commission européenne. Les États membres du Nord sont souvent différenciés entre les États membres baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et les États membres nordiques (Danemark, Finlande et Suède).

Les données qui alimentent l’Annuaire régional d’Eurostat proviennent d’un large éventail d’enquêtes et de collectes de données. Dès lors, la dernière année de référence peut varier d’un chapitre à l’autre, chaque chapitre s’attachant à présenter les dernières données disponibles. En général, les données de 2017 sont issues de l’enquête sur les forces de travail (utilisées dans les chapitres sur l’éducation et la formation ou le marché du travail) et de l’enquête sur la société de l’information (utilisées dans le chapitre sur l’économie et la société numériques). Dans le cas contraire, la période de référence la plus fréquente est 2016, qui est généralement la dernière année pour laquelle des informations sont disponibles dans la plupart des autres chapitres, par exemple les chapitres sur la population (avec quelques données du 1er janvier 2017), l’économie, le tourisme, les transports ou l’agriculture. Il convient de noter qu’il se peut que le site web d’Eurostat dispose de données plus récentes, vu que les données sont traitées et collectées en permanence (ce qui donne lieu à des mises à jour et à l’ajout de nouvelles périodes de référence tout au long de l’année).

Les ensembles de données régionales figurant sur le site web d’Eurostat comprennent généralement des données nationales accompagnant des informations régionales. Ainsi, des données régionales et nationales peuvent être consultées via un code de données en ligne unique. Le(s) code(s) de données en ligne indiqué(s) en dessous de chaque tableau, graphique et carte permet(tent) aux utilisateurs de repérer les données les plus récentes.

Les données d’Eurostat sont publiées avec des métadonnées qui fournissent des informations générales sur chaque source, ainsi que des informations spécifiques (attributs) sur chaque cellule. Les attributs fournissent des informations sur le statut des données, en décrivant par exemple si les données sont estimées, provisoires ou prévisionnelles. Ces attributs ont soit été convertis en notes de bas de page qui apparaissent sous chaque graphique ou carte, soit sont présentés en italique dans les tableaux.

Présentation des données

Afin d’améliorer la lisibilité, seules les informations les plus importantes ont été incluses sous forme de notes de bas de page sous les cartes, les tableaux et les graphiques. En plus des notes de bas de page, les formatages et symboles suivants sont utilisés dans les tableaux, le cas échéant:

  • italique: la valeur des données est estimée, provisoire ou prévisionnelle (et est susceptible de changer);
  • ':' valeur non disponible, confidentielle ou peu fiable;
  • '–' sans objet.

Le cas échéant, les ruptures de série sont indiquées dans les notes de bas de page figurant sous chaque carte, tableau ou graphique. Dans l’ensemble de l’Annuaire régional d’Eurostat'’, «milliard» est utilisé pour désigner «mille millions» et «billion» pour désigner «mille milliards».

Sources des données pour les tableaux et les cartes

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