Effets de la densité de population sur les conditions de vie

Données de mars 2011. Données plus récentes: Informations supplémentaires Eurostat, Principaux tableaux et Base de données

Cet article examine les disparités entre les zones à faible densité de population (ou zones rurales) et les zones à forte densité de population (ou zones urbaines) des pays européens. Il couvre cinq sujets de préoccupation: le dénuement matériel extrême; les niveaux de revenu exposant les gens au risque de pauvreté; les difficultés d’accès aux soins de santé primaires; l’accès à l’internet à large bande, et la délinquance, la violence et le vandalisme. Seuls trois de ces sujets présentent une évolution homogène: dans les zones urbaines, on observe davantage de connexions à l’internet à large bande et davantage de personnes rapportant des actes de délinquance, de violence et de vandalisme; dans les zones rurales, l’accès aux soins de santé primaires est plus difficile. Pour les deux questions liées à la pauvreté, la tendance est plus mitigée.

Graphique 1: Part de la population sévèrement soumise à la privation matérielle, par degré de urbanisation, 2009 (¹) (%) - Source: Eurostat EU-SILC
Graphique 2: Part de la population menacée de pauvreté, par degré de urbanisation, 2009 (%) - Source: Eurostat EU-SILC
Graphique 3: Part de la population ayant des difficultés d'accès aux soins de santé primaires, par degré de urbanisation, 2007 (%) - Eurostat EU-SILC
Graphique 4: Part de ménages disposant d'une connexion haut-débit, par degré de urbanisation, 2009 (%) - Source: Eurostat EU-SILC
Graphique 5: Part de la population déclarant des crimes, des actes de violence ou de vandalisme, par degré d'urbanisation, 2009 (%) - Source: Eurostat EU-SILC
Carte 1: Degré d'urbanisation, 2001 - Source: Eurostat NSI

Principaux résultats statistiques

Dénuement matériel extrême

La Roumanie et la Bulgarie ont les plus fortes proportions de population souffrant d’un profond dénuement matériel, avec respectivement 32 % et 42 % de leur population. Ce dénuement est particulièrement marqué dans les zones rurales, où les proportions dépassent de 11 et 15 % celle des zones urbaines. Pour les six pays suivants (Lettonie, Hongrie, Lituanie, Pologne, Slovaquie et Grèce), le dénuement est plus répandu dans les zones rurales que dans les zones urbaines, mais l’écart est beaucoup plus réduit.

Pour 19 des 22 autres pays, le dénuement matériel extrême est plus important dans les zones urbaines que dans les campagnes [1] (voir le graphique 1). Dans certains pays, la différence est très marquée. Tant en Belgique qu’en Autriche, le dénuement matériel extrême est supérieur de cinq points de pourcentage à celui des autres zones dans les zones à forte densité de population. En bref, pour la plupart des États membres, notamment les plus développés, le dénuement matériel extrême est davantage un problème dans les zones urbaines que dans les campagnes.

Dans les 10 États membres d’Europe centrale et orientale, le dénuement matériel extrême tend à être plus important, voire beaucoup plus important, avec des taux supérieurs en zone rurale. Ce constat peut aussi expliquer pourquoi l’on observe toujours une forte migration des zones rurales vers les zones urbaines dans ces pays, alors que ce n’est pas le cas ailleurs.

Exposition au risque de pauvreté

Bien que le dénuement matériel extrême se concentre dans les zones urbaines dans 19 des 30 pays étudiés, le taux de risque de pauvreté est supérieur en milieu rural pour 24 de ces 30 pays. Toutefois, les statistiques globales peuvent être trompeuses.

Alors que le dénuement matériel extrême varie en fonction du coût de la vie local, le taux de risque de pauvreté est fixe pour l’ensemble d’un pays. Ainsi, le même seuil de revenu est utilisé, que l’on habite Londres ou les régions rurales du pays de Galles, alors que le coût de la vie est probablement beaucoup plus élevé à Londres. En outre, les frais de logement ne sont pas pris en compte dans le revenu disponible. Comme le coût du logement tend à être supérieur en ville, et puisqu’en ville, davantage de personnes tendent à louer un logement que dans les zones rurales, il est probable qu’une fois le revenu ajusté pour prendre en compte le coût du logement, une image plus précise se dessine. D’autres aspects du coût de la vie, tels que les frais de transport, doivent également être pris en compte. Les frais de transport sont susceptibles d’être supérieurs dans les zones rurales, en raison de la nécessité d’avoir une voiture et des distances de déplacement plus longues que dans les zones urbaines. Toutefois, l’impact de ces coûts dépend du niveau de revenu, ainsi que de la présence et des coûts des transports en commun.

Malgré les réserves présentées ci-dessus, dans les deux pays où le dénuement matériel extrême en milieu urbain était largement supérieur à celui du milieu rural, c’est-à-dire en Belgique et en Autriche, le risque de pauvreté dans les zones urbaines était également supérieur (voir le graphique 2). Au Royaume-Uni et au Luxembourg, le risque de pauvreté dans les zones urbaines était également très supérieur à celui des zones rurales. En Roumanie et en Bulgarie, la différence entre zones rurales et urbaines est encore plus marquée pour le risque de pauvreté que pour le dénuement matériel extrême.

Le risque de pauvreté le plus faible se rencontre dans les zones à densité intermédiaire de population. Celles-ci incluent généralement les petites villes et les banlieues des grandes villes. Par exemple, en Allemagne, en France, en Suisse et en Suède, les habitants des banlieues et des villes étaient moins exposés au risque de pauvreté.

Accès aux soins de santé primaires

Il s’agit clairement d’un problème rural. Dans tous les pays, les personnes vivant en zone rurale déclarent éprouver plus de difficultés à accéder aux soins de santé primaires que celles vivant en milieu urbain (voir le graphique 3). Les habitants des zones rurales doivent parcourir de plus longues distances pour consulter les médecins généralistes et les centres de soins de santé primaires. Toutefois, certains pays ont réussi à réduire ce problème. En Norvège, en Suède, en Finlande, l’écart entre les zones urbaines et rurales est négligeable, mais la part totale des personnes mentionnant un accès difficile est tout de même assez élevée (entre 12 % et 17 %). En France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, l’accès aux soins est meilleur, avec seulement 6 % à 9 % des gens mentionnant des problèmes, et la différence entre zones urbaines et rurales est faible. Aux Pays-Bas, petit pays urbanisé, on pourrait s’attendre à rencontrer un bon accès aux soins de santé primaires, mais le Royaume-Uni et surtout la France, où l’on trouve de vastes zones à faible densité de population, ont mis en place des systèmes garantissant l’accès aux soins, même dans des endroits relativement reculés.

À l’inverse, la Lettonie, Malte, la Slovaquie et l’Italie obtiennent de mauvais résultats, et plus de 30 % de leur population sont confrontés à des difficultés d’accès aux services de santé primaires. L’écart entre les zones urbaines et rurales de ces pays a également tendance à être beaucoup plus marqué. Par exemple, en Roumanie, 40 % de la population rurale rencontre des difficultés d’accès aux services de soins de santé, contre seulement 15 % dans les zones urbaines. L’écart est également important en Belgique et à Malte, mais dans ces deux pays, la part de population rurale est très faible. En conséquence, ces chiffres doivent être interprétés avec une certaine prudence. (La taille des bulles dans le graphique représente la part de la population totale vivant dans ces zones, multipliée par la part de la population ayant mentionné des difficultés. En conséquence, les bulles rurales pour la Belgique et Malte sont assez petites, même si une part importante de la population des zones rurales de ces deux pays mentionne des difficultés.)

Connexion à l’internet à large bande

Dans 28 pays sur 30, les connexions à l’internet à large bande sont plus répandues en zone urbaine qu’en zone rurale (voir le graphique 4). Les connexions à l’internet à large bande sont plus fréquentes en zone rurale uniquement au Royaume-Uni et au Luxembourg, de deux points de pourcentage.

L’écart entre les zones urbaines et les zones rurales est supérieur à 25 points de pourcentage en Lettonie, en Roumanie et, malgré l’importance du secteur des technologies de l’information dans ce pays, en Irlande. En Espagne, au Portugal, en Grèce, en Croatie et en Bulgarie, l’écart se situe entre 20 et 25 points de pourcentage. Dans certains pays, cet écart est en partie dû à l’absence de couverture de l’internet à large bande dans les zones rurales. Selon le Rapport 2010 sur la compétitivité numérique de l’Europe [2], la couverture des zones rurales en Lettonie et en Roumanie est seulement de 67 % et 45 % respectivement. Globalement, la couverture de l’internet à large bande pour la population rurale de l’UE est élevée (80 %), avec des proportions inférieures à 50 % seulement à Chypre, en Roumanie et en Bulgarie.

Dans les zones rurales de l’Irlande, les connexions à l’internet à large bande étaient accessibles pour 82 % de la population, mais seulement 42 % de celle-ci disposait d’une connexion. Ce constat montre que d’autres problèmes, tels que les différences de coût de connexion à l’internet à large bande, les revenus disponibles, les compétences numériques ou l’utilisation qui est faite des connexions à l’internet à large bande peuvent également varier selon que l’on se trouve en zone urbaine ou rurale. Ces différences peuvent également expliquer l’écart entre zones urbaines et rurales dans une plus grande mesure que la seule couverture de l’internet à large bande.

Délinquance, violence et vandalisme

La population urbaine dispose en général d’un meilleur accès aux soins de santé primaires et aux connexions à l’internet à large bande, mais elle est par ailleurs davantage exposée à la criminalité, à la violence et au vandalisme (voir le graphique 5). Dans chaque pays, la part des gens indiquant la présence de ces problèmes dans leur quartier est supérieure dans les zones urbaines. Les moyennes de l’UE le soulignent clairement. Dans les zones urbaines, 23 % des personnes interrogées déclarent être confrontées à ces problèmes, contre seulement 8 % dans les zones rurales. Cette tendance se vérifie également en matière de problèmes environnementaux, tels que la malpropreté, la pollution atmosphérique et le bruit (pour de plus amples informations sur ces questions, voir le cinquième rapport de la Commission sur la cohésion).

Les quatre pays où plus de 20 % de la population a déclaré des actes de délinquance, de violence et de vandalisme sont la Bulgarie, la Lettonie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les quatre pays où moins de 7 % de la population dénonçaient ce genre d’actes sont l’Islande, la Norvège, la Lituanie et la Pologne. Le fait que ces deux groupes de pays se composent aussi bien de pays à PIB par habitant élevé que de pays ayant certains des PIB les plus bas d’Europe est significatif. Il en découle que ces problèmes sont, soit totalement indépendants du niveau de développement économique d’un pays, soit qu’ils ont des valeurs différentes, selon le contexte et les attentes des personnes interrogées. La façon dont les questions ont été traduites peut également influencer les personnes interrogées, certaines nuances n’étant pas aisément restituables dans toutes les langues.

Le débat politique peut avoir une forte influence sur le nombre de personnes citant ces problèmes. Par exemple, aux Pays-Bas, le débat politique a beaucoup porté sur la sécurité publique depuis le meurtre du réalisateur Theo Van Gogh et celui du politicien Pim Fortuyn. Cette situation peut en partie expliquer pourquoi une telle proportion de personnes a identifié la délinquance, la violence et le vandalisme comme des préoccupations majeures aux Pays-Bas.

En Italie et au Portugal, l’écart entre les zones urbaines et les zones rurales est supérieur à 20 %. L’écart le plus faible s’observe à Chypre, en Islande et en Norvège.

Sources et disponibilité des données

Les graphiques à bulles présentés dans ce chapitre ont été affinés pour condenser une grande quantité d’informations sur un seul graphique. Ces graphiques montrent:

  • le nom du pays (axe horizontal);
  • le classement du pays selon la part nationale (axe horizontal);
  • les parts correspondant aux trois types de zones par pays (bulles tricolores codées);
  • la part de la population dans la zone, multipliée par la part de la population dans la région confrontée au problème (taille de la bulle). Pour les thèmes traduisant des problèmes, la taille des bulles reflète l’importance relative du problème par zone dans un pays.

Ce type de graphique peut également être dynamique dans le temps, de sorte que les bulles évoluent avec le temps, ajoutant une autre dimension à un graphique déjà riche en données.

Les données du présent chapitre sur l’accès à l’internet à large bande sont extraites d’enquêtes annuelles sur l’utilisation des TIC par les ménages et les particuliers. Elles peuvent être consultées sur le site d’Eurostat (voir le tableau isoc_pibi_hba).

Les quatre autres graphiques sont basés sur des extractions personnalisées de l’enquête de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (SRCV-UE).

Les zones classées par degré d’urbanisation sont définies dans le cadre de l’enquête sur les forces de travail.

Le concept de «degré d’urbanisation» a été défini dans le contexte de l’enquête sur les forces de travail. Trois types de zones sont définis à l’aide d’un critère de contiguïté géographique associé à un seuil minimal de population, sur la base d’unités administratives locales de niveau 2 (UAL 2) et des données du recensement 2001.

Zone à forte densité de population

Définie comme un groupe contigu d’UAL 2, chacune ayant une densité supérieure à 500 habitants au km², et une population totale pour la zone supérieure à 50 000 habitants.

Zone intermédiaire

Définie comme un groupe contigu d’UAL 2, n’appartenant pas à une zone à forte densité de population, chacune ayant une densité supérieure à 100 habitants au km². La population totale de la zone doit atteindre au moins 50 0000 habitants ou la zone doit être adjacente à une zone à forte densité de population.

Zone à faible densité de population

Définie comme un groupe contigu d’UAL 2 n’appartenant ni à une zone à forte densité de population, ni à une zone intermédiaire. Un groupe d’UAL 2 totalisant moins de 100 km², n’atteignant pas la densité requise, mais entièrement enclavé dans une zone à forte densité de population ou intermédiaire, est considéré comme faisant partie de cette zone. S’il est enclavé entre une zone à forte densité de population et une zone intermédiaire, il est considéré comme faisant partie de la zone intermédiaire.

Une couche SIG relative à cette information peut être téléchargée ici.

Exceptions: France, Grèce, Finlande et Irlande

Un certain nombre de pays ont opté pour l’utilisation d’une classification révisée ou mise à jour. La carte 1 inclut ces classifications.

  • France: L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a utilisé une méthode différente pour définir le degré d’urbanisation des communes.
  • Grèce: La définition décrite ci-dessus a été appliquée au niveau UAL 1 par Eurostat, faute de disposer du découpage numérique des UAL 2 grecques. Toutefois, la Grèce a classé ses régions UAL 2 selon cette méthodologie.
  • Finlande: La Finlande a appliqué cette méthode à un découpage plus récent des UAL 2.
  • Irlande: L’Irlande a également adopté une approche qui diffère de celle décrite ci-dessus. L’Irlande a classé des UAL 1 au lieu d’UAL 2. En conséquence, les villes suivantes (UAL 1) sont classées comme zones à forte densité de population: Cork City, Dublin, Galway, Limerick et Waterford. Le reste du pays est constitué de zones à faible densité de population.

Pour de plus amples informations relatives à ces exceptions, veuillez consulter.

Révision du degré d’urbanisation

La Commission européenne a révisé le degré d’urbanisation original, en utilisant les cellules de la carte quadrillée de la population comme critères de référence au lieu des UAL 2. La précision et la comparabilité de cette classification en sont améliorées. Les principaux critères de la nouvelle méthodologie sont les suivants:

  1. Zone à faible densité de population (autre dénomination: zone rurale): Plus de 50 % de la population vit dans des cellules rurales.
  2. Zone intermédiaire (autre dénomination: villes et banlieues): Moins de 50 % de la population vit dans des cellules rurales et moins de 50 % de la population vit dans des grappes de cellules à forte densité de population.
  3. Zone à forte densité de population: (autres dénominations: villes/centres urbains/zones urbaines): Au moins 50 % de la population vit dans des grappes de cellules à forte densité de population. [3]

Dans ce qui précède, les définitions suivantes sont utilisées:

Cellules rurales: cellules de la carte quadrillée situées en dehors des grappes urbaines

Grappes urbaines: cellules contiguës [4] de 1 km2 ayant une densité supérieure ou égale à 300 habitants au km2 et une population supérieure ou égale à 5 000 habitants.

Grappe à forte densité: cellules contiguës [5] de 1 km2 ayant une densité supérieure ou égale à 1 500 habitants au km2 et un seuil de population de 50 000 habitants.

Pour de plus amples informations, consultez la nouvelle note d’orientation EFT-Eurostat relative au degré d’urbanisation. Cette classification révisée sera mise en œuvre à compter de l’année de référence 2012.

Dénuement matériel extrême

Le taux de dénuement matériel extrême est la proportion de personnes qui n’ont pas les moyens financiers d’assumer au moins quatre des éléments suivants:

  • dépenses imprévues;
  • congés annuels d’une semaine hors de la maison;
  • arriérés (le prêt immobilier ou le loyer, les factures de consommation courante ou les échéances de location-vente);
  • un repas comprenant de la viande, du poulet ou du poisson tous les deux jours;
  • chauffage pour chauffer la maison convenablement;
  • une machine à laver le linge;
  • une télévision couleur;
  • un téléphone;
  • une voiture personnelle.

Exposition au risque de pauvreté: Le taux de risque de pauvreté repose sur une définition du revenu relatif. Une personne est considérée «pauvre» si elle vit dans un ménage dont le revenu disponible équivalent est inférieur au seuil de 60 % du revenu national médian équivalent. Compte tenu de la nature du seuil retenu, et du fait qu’un revenu inférieur à ce seuil n’est ni une condition nécessaire ni une condition suffisante pour déterminer un niveau de vie bas, cet indicateur est qualifié de mesure du risque de pauvreté.

Accès aux soins de santé primaires: L’accès est évalué en termes d’accès physique et technique et d’heures de consultation, mais pas en termes de qualité, de prix ou d’aspects assimilés. L’accès physique doit être évalué en termes de distance, mais prend également en compte les infrastructures et les équipements, par exemple, si le prestataire de soins le plus proche est éloigné, alors le temps de trajet est trop long, ou encore, le manque de moyens de transport ne permet pas de s’y rendre. Les soins de santé primaires comprennent les médecins généralistes, les centres de santé primaires, ou les services d’urgence ou assimilés, où les premiers soins peuvent être dispensés.

Connexion à l’internet à large bande: Une connexion internet via la technologie xDSL, un réseau câblé adapté au trafic internet ou d’autres technologies à large bande.

Déclaration de délinquance, de violence ou de vandalisme dans la zone: La question de l’enquête SRCV-UE (statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie) est la suivante:

Dans votre logement, êtes-vous confronté au problème suivant:

Délinquance, violence ou vandalisme dans les environs? Oui/Non

Contexte

Le traité de Lisbonne a ajouté la cohésion territoriale à la cohésion économique et sociale au nombre des objectifs de l’UE. Ce nouveau concept a été présenté dans un Livre vert en 2008 et le débat a fait l’objet d’une synthèse dans le 6e rapport d’étape sur la cohésion en 2009. Le 5e rapport sur la cohésion aborde les principales questions liées à la cohésion territoriale et la manière dont elles pourraient être transposées dans des propositions politiques. L’un des principaux problèmes posés par la cohésion territoriale est la collecte de données pour les différents niveaux de territoire, en particulier les niveaux géographiques inférieurs. La classification du degré d’urbanisation offre un moyen unique d’observer les tendances au niveau local, et souligne les différences entre les zones urbaines et les zones rurales.

Informations supplémentaires Eurostat

Publications

Principaux tableaux

Base de données

Section dédiée

Source des données pour les tableaux, graphiques et cartes (MS Excel)

Autres informations

Voir aussi

Références

  1. À Malte et aux Pays-Bas, les zones à forte densité de population ont été comparées aux zones intermédiaires, faute de zones à faible densité de population. En Islande, la zone de densité intermédiaire a été comparée aux zones à faible densité de population, puisqu’il n’existe pas de zone à forte densité de population.
  2. Rapport 2010 sur la compétitivité numérique de l’Europe, Luxembourg: Office des publications de l’Union européenne, 2010. http://ec.europa.eu/information_society/digital-agenda/publications/index_en.htm
  3. En outre, chaque grappe à forte densité de population devrait avoir au moins 75 % de sa population dans des UAL 2 à forte densité de population. Cette méthode garantit également que toutes les grappes à forte densité de population soient représentées par au moins une UAL 2 à forte densité de population, même lorsque cette grappe représente moins de 50 % de la population de cette UAL 2.
  4. La contiguïté des grappes urbaines s’étend à la diagonale (c’est-à-dire les cellules contiguës par leurs angles). Les vides de la grappe urbaine ne sont pas remplis (c’est-à-dire les cellules entourées de cellules urbaines).
  5. La contiguïté ne comprend pas la diagonale (c’est-à-dire les cellules dont seuls les coins touchent les grappes urbaines) et les cellules vides de la grappe sont remplies (c’est-à-dire les cellules entourées d’une majorité de cellules à forte densité).