Archive:Production agricole, indices de prix et revenu agricole

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Données extraites en février 2017. Données plus récentes: Informations supplémentaires Eurostat, Principaux tableaux et Base de données.
Graphique 1: Production agricole et valeur ajoutée brute, UE-28, 2005–2015
(2005 = 100)
Source: Eurostat (aact_eaa05)
Graphique 2: Variation de la production végétale et de la production animale, 2005–2015
(taux de variation annuel moyen, en %)
Source: Eurostat (aact_eaa01)
Graphique 3: Variation de la valeur ajoutée brute du secteur agricole, 2005–2010 et 2010–2015
(taux de variation annuel moyen, en %)
Source: Eurostat (aact_eaa01)
Graphique 4: Variation des subventions du secteur agricole, 2005–2015
(en %)
Source: Eurostat (aact_eaa01)
Graphique 5: Subventions nettes d’impôt dans le secteur agricole, 2015
(en % de la part de valeur ajoutée)
Source: Eurostat (aact_eaa01)
Graphique 6: Variation des indices de prix déflatés des intrants et de la production agricoles, 2010–2015
(taux de variation annuel moyen en %)
Source: Eurostat (apri_pi10_ina) et (apri_pi10_outa)
Tableau 1: Indices de prix de la production agricole (chiffres nominaux), 2015
(2010 = 100)
Source: Eurostat (apri_pi10_outa)
Graphique 7: Indice du revenu de l’activité agricole (indicateur A), UE-28, 2005–2015
(2010 = 100)
Source: Eurostat (aact_eaa06)
Graphique 8: Indice du revenu de l’activité agricole (indicateur A), 2005–2010 et 2010–2015
(taux de variation annuel moyen, en %)
Source: Eurostat (aact_eaa06)

Le présent article donne un aperçu des récentes évolutions de la production agricole, de la valeur ajoutée brute et des prix dans l’ Union européenne (UE), ainsi que de leurs effets sur le revenu de l’activité agricole; les informations présentées sont tirées des comptes économiques de l’agriculture (CEA).

L’un des principaux objectifs de la politique agricole commune (PAC) est de garantir aux agriculteurs un niveau de vie raisonnable (tout en promouvant une agriculture plus compétitive et plus durable, et en encourageant les zones rurales dynamiques). Bien que ce concept ne soit pas explicitement défini dans la PAC, une série d’indicateurs, dont l’évolution du revenu tiré de l’exploitation agricole, peut permettre de déterminer les progrès réalisés pour atteindre cet objectif.

Principaux résultats statistiques

Production et subventions

Les informations présentées dans le graphique 1 sont exprimées en prix courants et en prix de base. Elles montrent clairement une chute de la production agricole dans l’ UE-28 en 2009 (au plus fort de la crise économique et financière mondiale), suivie d’une croissance jusqu’en 2012 ou 2013 et d’une tendance à la baisse jusqu’en 2015.

La valeur brute de la production végétale de l’UE-28 a chuté pour atteindre un creux relatif de 177,2 milliards d’euros en 2009. Cette situation a été suivie par une reprise et quatre années de croissance consécutives jusqu’en 2013 (culminant à 220,1 milliards d’euros). Cependant, les dernières informations disponibles révèlent que la production végétale dans l’UE-28 a diminué de 4,1 % en 2014 pour s’établir à 211,0 milliards d’euros, avant de se stabiliser (+1,5 %) en 2015, date à laquelle la production a été évaluée à 214,1 milliards d’euros.

La production animale brute de l’UE-28 aux prix de base a également enregistré une baisse relative en 2009 (138,0 milliards d’euros), mais a ensuite augmenté pendant cinq années consécutives jusqu’en 2014. Le taux de variation a ralenti vers la fin de cette période et en 2014, presque aucun changement (0,7 % de hausse) n’a été enregistré dans la valeur de la production animale dans l’UE-28, qui a atteint 172,4 milliards d’euros. Il s’est ensuivi, en 2015, une baisse importante, évaluée à 164,4 milliards d’euros, soit 4,6 % de moins que l’année précédente.

Les hausses de la production brute dans l’UE-28 au cours de la période 2009–2013 ont été contrebalancées, dans une certaine mesure, par une augmentation de la valeur de la consommation intermédiaire de biens et services aux prix de base. Ici aussi, une période de croissance relativement rapide entre 2009 et 2012 a été suivie par des taux de croissance plus modestes en 2013, puis des réductions de 0,8 % en 2014 et de 1,5 % en 2015.

En conséquence, à partir d’un creux relatif de 135,9 milliards d’euros en 2009, la valeur ajoutée brute aux prix de base du secteur agricole de l’UE-28 a augmenté pendant quatre années consécutives pour atteindre un sommet relatif de 171,6 milliards d’euros en 2013, avant de chuter de 2,9 % à 166,5 milliards d’euros en 2014 et de 0,5 % à 165,7 milliards d’euros en 2015.

La valeur ajoutée aux prix de base — illustrée dans le graphique 1 — inclut la valeur des subventions (moins les impôts) sur les produits, tandis que la valeur ajoutée aux prix à la production est la valeur avant subventions (moins les impôts) sur les produits. En comparaison, en 2015, le secteur agricole de l’UE-28 a enregistré une valeur ajoutée aux prix à la production de 161,3 milliards d’euros, soit un montant de 2,7 % inférieur à la valeur aux prix de base. Entre 2005 et 2015, les taux de croissance moyens pour la production végétale aux prix à la production s’établissaient à 2,9 % par an, soit une variation légèrement supérieure à celle enregistrée pour la production animale (2,2 % par an).

La majorité des États membres, soit 21 sur 28, ont enregistré un taux de variation supérieur pour la production végétale par rapport à la production animale au cours de la période considérée (voir graphique 2, présenté aux prix de base). Les taux de variation les plus élevés pour la production végétale ont été observés dans les États membres baltes, tandis que les taux de croissance les plus élevés pour la production animale ont été enregistrés en Lettonie, en Pologne et au Royaume-Uni. La Roumanie, Malte, la Bulgarie, la Grèce et la Croatie étaient les seuls États membres ayant enregistré une valeur inférieure pour la production animale en 2015 par rapport à 2005. Par ailleurs, aucune variation n’a été observée pour la production végétale en Finlande, tandis que Chypre et la Grèce ont connu des diminutions relativement faibles.

Le graphique 3 montre les variations de la valeur ajoutée brute aux prix de base du secteur agricole de l’UE-28 réparties entre les périodes 2005-2010 et 2010-2015 (exprimés en taux moyens par année). La comparaison de ces deux périodes de cinq ans permet de constater que le secteur agricole de l’UE-28 n’a connu presque aucune évolution de sa valeur ajoutée entre 2005 et 2010 (-0,3 par an), alors que sa croissance atteignait en moyenne 1,9 % par an au cours de la seconde période de cinq ans (2010-2015). Parmi les États membres de l’UE, les tendances étaient très contrastées, 17 sur 28 ayant enregistré un taux de variation moyen plus élevé en 2010-2015 que lors de la période 2005-2010; 15 États membres ont fait état d’un taux de variation moyen annuel négatif au cours de la première période de cinq ans contre 8 lors de la seconde; la Finlande, Chypre et la Grèce étant les seuls pays à avoir enregistré un taux négatif au cours des deux périodes.

Comme cela est décrit ci-dessus, ces diverses estimations de la valeur ajoutée illustrent l’importance relative des subventions et, dans une moindre mesure, des impôts. Il convient de noter que les informations fournies concernant les subventions et les impôts sont également présentées en prix courants. En 2015, le montant total des subventions (après déduction d’impôts) sur les produits dans le secteur agricole s’est élevé à 4,4 milliards d’euros, tandis que les subventions (moins les impôts) sur la production ont été près de dix fois supérieures et ont atteint 45,1 milliards d’euros. Entre 2005 et 2015, les différents types de subventions agricoles ont subi un profond changement à la suite des réformes successives de la PAC: c’est principalement en 2005 et en 2006 que les subventions sur la production ont été privilégiées aux subventions sur les produits. Les subventions (moins les impôts) sur les produits accordées au secteur agricole de l’UE-28 en 2015 étaient 77,5 % moins élevées qu’il y a 10 ans, tandis que la valeur des subventions sur la production (moins les impôts) était presque deux fois supérieure (82,8 % plus élevée) entre 2005 et 2015. Il convient de noter que certains des États membres de l’Union n’ont pas bénéficié de subventions sur les produits (moins les impôts) en 2005, et qu’un taux de variation global n’a donc pas pu être calculé (Bulgarie et Chypre). Dans d’autres États membres, les subventions sur les produits (moins les impôts) ont complètement disparu au cours de la période considérée (en République tchèque, en Roumanie et en Slovénie). En Irlande,aux Pays-Bas et en Autriche, les subventions sur les produits moins les impôts sont passés d’une valeur positive à une valeur négative (ce qui explique leur taux de variation négatif supérieur à 100 %). En Allemagne et au Luxembourg, les subventions sur les produits (moins les impôts) étaient négatives à la fois en 2005 et en 2015, leur niveau augmentant durant les 10 années considérées.

Une hausse des subventions sur la production (moins les impôts) était fréquemment observée au cours de la période 2005-2015; toutefois, le Royaume-Uni, l’Autriche et l’Irlande ont tous enregistré une chute de leur niveau de subventions sur la production (moins les impôts), tandis que le Danemark n’a fait état d’aucune variation significative. À l’inverse, les taux de variation les plus élevés concernant les subventions sur la production (moins les impôts) ont été enregistrés aux Pays-Bas, en France et en Bulgarie. Dans la moitié des États membres de l’Union, les subventions sur la production (moins les taxes) ont au moins doublé au cours de la période considérée.

Alors que les subventions sur la production (moins les impôts) étaient 10,2 fois plus élevées que celles sur les produits en 2015, elles n’étaient que 1,3 fois plus élevées 2005. En 2015, l’impact net de ces deux types de subventions (nettes d’impôts) s’est traduit par un supplément de valeur ajoutée aux prix de base de 29,9 %; en 2005, la hausse imputable à ces deux subventions (nettes d’impôts) était de 28,9 %.

Indices de prix

Les variations de la valeur de la production agricole comportent une composante volume et une composante prix. Parmi les récents changements importants apportés à la politique agricole figure l’abandon des mécanismes de soutien des prix: les prix peuvent désormais plus précisément refléter les forces du marché et les fluctuations de l’offre et de la demande. De 2010 à 2015 (voir graphique 6), les écarts entre les États membres de l’UE étaient considérables en ce qui concerne l’évolution des prix à la production agricole déflatés; ces prix déflatés montrent dans quelle mesure les prix agricoles ont évolué par rapport aux prix à la consommation. Entre 2010 et 2015, les prix à la production déflatés ont augmenté dans 14 des 26 États membres de l’UE pour lesquels des données sont disponibles (les données relatives aux prix à la production ne sont pas disponibles pour l’Estonie et l’Espagne), les hausses les plus importantes ayant été enregistrées en Bulgarie (croissance moyenne de 2,6 % par an), à Chypre (2,3 % par an), en Irlande (2,2 % par an) et en République tchèque (2,0 % par an), soit les seuls États membres dans lesquels cette croissance a atteint ou dépassé 2 % par an. À l’inverse, des réductions ont été constatées dans 12 États membres de l’UE, les plus marquées étant en Belgique (-2,5 % par an) et en Lettonie (-1,7 % par an).

Les prix déflatés des intrants agricoles ont évolué de manière quelque peu différente au cours de la période 2010-2015 dans la mesure où les prix ont augmenté dans tous les États membres pour lesquels des données sont disponibles (les données relatives aux prix des intrants ne sont pas disponibles pour l’Estonie et l’Espagne), à l’exception de quatre d’entre eux. Ces exceptions ont été enregistrées en Belgique, en Croatie, au Royaume-Uni et en Slovaquie, où les prix des intrants ont chuté (par rapport aux prix à la consommation) de maximum 0,9 % par an. Ces quatre États membres ont également enregistré une chute de leurs indices de prix à la production déflatés. À l’autre extrémité du classement, les prix déflatés des intrants ont augmenté, en moyenne, de 1,0 % à 2,0 % par an en Allemagne, en Hongrie, au Portugal, en Suède, en Irlande, au Danemark et à Chypre, tandis que l’augmentation des prix déflatés des intrants la plus élevée a été enregistrée en Lituanie, où l’augmentation moyenne était de 2,3 % par an.

Pour 13 des 26 États membres de l’UE pour lesquels des données sont disponibles, le taux annuel moyen de variation des prix des intrants déflatés était supérieur à la variation des prix à la production déflatés, les différences les plus importantes (2,2–3,6 points de pourcentage) étant observées au Portugal, en Belgique, en Lettonie et en Lituanie (qui ont tous enregistré une baisse des prix à la production déflatés). Parmi les 13 États membres de l’UE où la variation des prix à la production déflatés était supérieure à celle des prix des intrants déflatés, les plus grandes différences (au moins 1,0 point de pourcentage) ont été observées en Italie, en République tchèque et en Bulgarie.

Le tableau 1 présente les indices de prix à la production provisoires (en chiffres nominaux et non déflatés) concernant une gamme de produits agricoles pour 2015; l’année de référence de l’indice est 2010 (= 100). Veuillez noter qu’il n’existe pas de données disponibles pour l’Estonie. Lors de l’analyse des principaux composants — la production végétale et la production animale — les différents États membres de l’UE ont connu diverses évolutions des prix au cours de la période 2010-2015. Alors que les prix de la production végétale ont augmenté de manière générale de 22,3 % en Hongrie, de 25,5 % en Chypre et de 26,3 % en République tchèque au cours de ces cinq années, les prix ont chuté de 1,9 % au Portugal et de 8,6 % en Belgique. Ces États membres étaient les seuls dans lesquels les prix de la production végétale ont chuté durant la période 2010–2015.

Une comparaison similaire pour la production animale montre que les hausses de prix les plus fortes ont été enregistrées en Hongrie (une augmentation globale de 19.8 %), suivie par la Roumanie (17,5 %) et par l’Irlande (17,0 %). Les prix de la production animale ont chuté dans trois des États membres de l’UE au cours de la période 2010-2015, les baisses les plus importantes (d’au moins 5,0 % de manière globale) ayant été enregistrées en Lettonie et en Lituanie, tandis que la Belgique a connu une baisse plus faible (baisse globale de 1,2 %). L’évolution à la hausse des prix de la production animale entre 2010 et 2015 était, du moins en partie, liée à la hausse des prix des œufs et des bovins. Certaines des hausses de prix les plus élevées de la production végétale ont été enregistrées pour l’huile d’olive et le vin.

Revenu: indicateur A

La valeur ajoutée nette réelle au coût des facteurs pour l’activité agricole par unité de travail (exprimée en unités de travail annuel), aussi appelée l’ indicateur A du revenu agricole, a chuté dans l’UE-28 en 2008 et 2009, avant d’augmenter à nouveau l’année suivante et de connaître une croissance rapide en 2011. Au cours de la période 2011-2015, le niveau de revenu agricole de l’UE-28 est resté relativement constant, avec une croissance de 5,7 % en 2013 compensée par des contractions de respectivement 1,9 %, 1,7 % et 2,3 % en 2012, 2014 et 2015. Le revenu agricole (mesuré sur la base de l’indicateur A) était 33,6 % plus élevé en 2015 qu’en 2005 (voir graphique 7). Une analyse dans le temps montre que le revenu agricole de l’UE-28 a augmenté, en moyenne à raison de 4 % par an entre 2005 et 2010, tandis que le taux de variation du revenu agricole a ralenti par la suite avec une croissance moyenne de 1,9 % par an entre 2010 et 2015.

Les disparités entre les États membres de l’UE étaient flagrantes en ce qui concerne l’évolution de cet indicateur (voir graphique 8). L’indice de revenu de l’activité agricole de 11 États membres a augmenté plus rapidement entre 2010 et 2015 qu’au cours de la période 2005-2010. La grande majorité de ceux-ci étaient des États membres de l’Est et du Sud, mais aussi la Lituanie, le Luxembourg et l’Irlande. Les taux de croissance moyens les plus élevés entre 2010 et 2015 ont été enregistrés en Lituanie (7,7 % par an), en Hongrie (8,9 % par an) et en Bulgarie (9,7 % par an). À l’inverse, neuf États membres ont connu une chute de leur revenu agricole durant la période 2010–2015. Les pertes de revenu les plus importantes ont été enregistrées en Allemagne (-4,7 % par an), au Danemark (-5,2 % par an) et en Finlande (-9,9 % par an).

Sources et disponibilité des données

Les comptes économiques de l’agriculture (CEA) fournissent un aperçu:

  • de la viabilité économique de l’agriculture;
  • de la contribution de l’agriculture à la richesse de chaque État membre de l’UE;
  • de la structure et de la composition de la production et des intrants agricoles;
  • de la rémunération des facteurs de production;
  • des relations entre prix et quantités des intrants et de la production.

Ces comptes comprennent un compte de production, un compte d’exploitation, un compte du revenu d’entreprise et certains éléments d’un compte de capital. Pour les éléments de la production, les États membres transmettent à Eurostat les valeurs aux prix de base ainsi que leurs composantes (valeurs aux prix à la production, subventions sur les produits et impôts sur les produits). Les données pour le compte de production et pour la formation brute de capital fixe sont transmises à la fois en prix courants et en prix de l’année précédente.

La production de l’activité agricole comprend les ventes (y compris les échanges de biens et services agricoles entre unités agricoles), les variations de stocks, la production pour usage final propre (autoconsommation et formation brute de capital fixe pour compte propre), les biens produits pour être ensuite transformés par les producteurs agricoles, ainsi que l’intraconsommation de produits d’alimentation animale. La production du secteur agricole est la somme de la production des produits agricoles et des biens et services produits dans le cadre des activités secondaires non agricoles non séparables. Les productions animale et végétale sont les deux principales catégories de produits de la production agricole.

La valeur ajoutée brute correspond à la valeur de la production moins la valeur de la consommation intermédiaire. La consommation intermédiaire représente la valeur de tous les biens et services utilisés comme intrants au cours du processus de production, à l’exclusion des actifs fixes dont la consommation est enregistrée comme consommation de capital fixe. Les États membres de l’UE transmettent des informations sur la consommation intermédiaire à Eurostat en utilisant des valeurs au prix d’acquisition (prix de base).

Eurostat recueille aussi les prix agricoles annuels (en principe, nets de TVA) afin de comparer les niveaux de prix agricoles entre les États membres de l’UE et d’étudier les circuits de vente. Les indices de prix trimestriels et annuels pour les produits agricoles et les intrants agricoles sont, eux, principalement utilisés pour analyser l’évolution des prix et son effet sur le revenu agricole. Les indices de prix agricoles sont calculés à partir d’un indice de Laspeyres pondéré à base fixe (2010 = 100) et sont exprimés en termes nominaux ou en indices déflatés fondés sur l’utilisation d’un déflateur implicite de l’ indice des prix à la consommation harmonisé (IPC).

Les indicateurs du revenu agricole sont présentés sous la forme:

  • d’un indice de revenu réel des facteurs de l’activité agricole par unité de travail annuel (indicateur A);
  • d’un indice du revenu d’entreprise agricole net réel, par unité de travail annuel non rémunérée (indicateur B);
  • et du revenu net d’entreprise de l’agriculture (indicateur C).

Les informations figurant dans le présent article pour l’indicateur A (comme dans les graphiques 7 et 8) se rapportent aux prix constants de 2005 (2010 = 100).

Contexte

D’importantes réformes de la politique agricole commune (PAC) ont eu lieu ces dernières années, notamment en 2003, 2008 et 2013, dans la perspective d’orienter davantage le secteur agricole vers le marché. La réforme de 2003 a introduit un nouveau système de paiements directs, appelé «régime de paiement unique», dans le cadre duquel l’aide n’était plus directement liée au niveau de production (découplage). Ce régime de paiement unique visait à garantir aux agriculteurs des revenus plus stables. Les agriculteurs pouvaient décider de ce qu’ils allaient produire en étant assurés de recevoir le même montant d’aide, ce qui leur permettait d’adapter la production à la demande. En 2008, d’autres changements s’appuyant sur le paquet de réformes de 2003 ont été apportés.

La stratégie Europe 2020 ouvre une nouvelle perspective pour relever les défis économiques, sociaux, environnementaux, climatiques et technologiques, si bien que les futures réformes agricoles devraient garder à l’esprit les objectifs fixés pour le développement d’une croissance intelligente, durable et inclusive, tout en tenant compte de la richesse et de la diversité du secteur agricole au sein des États membres de l’UE. Dans le cadre de ce processus, la Commission européenne a lancé, au cours de l’année 2010, un débat public sur l’avenir de la PAC. Les résultats de ce débat, conjugués aux contributions du Conseil européen et du Parlement européen, ont amené la Commission européenne à présenter une communication en novembre 2010, intitulée «La PAC à l’horizon 2020: Alimentation, ressources naturelles et territoire – relever les défis de l’avenir» [COM(2010) 672 final].

En décembre 2013, cette dernière réforme de la PAC a été officiellement adoptée par le Parlement européen et le Conseil. Les principaux éléments de la PAC après 2013 comprennent une répartition plus équitable des paiements directs (assortie d’un soutien ciblé et d’objectifs de convergence), la révision des mécanismes d’intervention publique et de l’aide au stockage privé, un maintien du soutien du développement rural.

Voir aussi

Informations supplémentaires Eurostat

Publications

Principaux tableaux

Comptes économiques de l’agriculture (t_aact)
Production végétale - prix de base et du producteur (tag00054)
Production animale - prix de base et du producteur (tag00055)
Production de la branche agricole - prix de base et du producteur (tag00102)
Valeur ajoutée brute du secteur agricole - prix de base et du producteur (tag00056)
Indicateur A du revenu de l’activité agricole (tag00057)
Prix et indices des prix agricoles (t_apri)

Base de données

Comptes économiques de l’agriculture (aact)
Comptes économiques de l’agriculture (aact_eaa)
Statistiques du volume de la main-d’œuvre agricole (aact_ali)
Prix et indices des prix agricoles (apri)
Prix de vente des produits agricoles (prix absolus), prix des terres et fermages (apri_ap)
Indice des prix des produits agricoles (apri_pi)

Section dédiée

Méthodologie / Métadonnées

Source des données pour les tableaux et graphiques (MS Excel)

Autres informations

Liens externes