Le PIB au niveau régional


Données extraites en mars 2019.

Mise à jour prévue de l’article: septembre 2020.

Points clés

Les niveaux les plus élevés de PIB régional par habitant ont généralement été enregistrés dans des régions de capitales: les seules exceptions parmi les États membres de l’UE (composés de plus d’une région de niveau NUTS 2) étaient l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie et l’Autriche, où Hamburg, Southern, Provincia Autonoma di Bolzano/Bozen et Salzburg, respectivement, affichaient le PIB par habitant le plus élevé.

Le revenu disponible par habitant s’élevait à 45 100 standards de pouvoir d’achat relatifs à la consommation (SPAC) dans la région Inner London — West. Compte tenu des différences de niveau de prix, ce revenu était près de huit fois supérieur à celui enregistré dans la région française ultrapériphérique de Mayotte (5 800 SPAC).

Source: Eurostat

La politique régionale de l’Union européenne (UE) vise à soutenir des priorités économiques plus larges telles que la stratégie Europe 2020, le semestre européen et le plan d’investissement pour l’Europe. Elle a pour but d’encourager la solidarité, de sorte que chaque région puisse pleinement réaliser son potentiel en réduisant les disparités territoriales, sociales et économiques.

Au cours de la période 2014-2020, près d’un tiers du budget total de l’UE est consacré à la politique de cohésion (en anglais): les comptes nationaux et régionaux sont importants dans ce contexte, dans la mesure où ils ont été utilisés afin de déterminer la mesure dans laquelle les États membres de l’UE devraient contribuer au budget de l’UE et où ils servent également de base à l’affectation des dépenses de la politique de cohésion. En mai 2018, la Commission européenne a présenté une proposition de cadre financier pluriannuel 2021-2027. À l’heure de la rédaction de ces lignes, des négociations devant s’achever à l’automne 2019 étaient toujours en cours. Les propositions actuelles prévoient une réduction modeste des dotations pour la politique de cohésion, les crédits pour la cohésion économique, sociale et territoriale s’élevant à 330 milliards d’euros pour l’ensemble de la période de programmation, soit 29,1 % du budget total de l’Union.

Mesurer la taille d’une économie

La mesure centrale des comptes nationaux, le produit intérieur brut (PIB), résume la situation économique d’un pays ou d’une région. Cet ensemble bien connu est traditionnellement divisé par le nombre total d’habitants afin de créer une mesure approximative permettant d’analyser le niveau de vie global, le PIB par habitant.

Bien que le PIB soit toujours utilisé pour suivre les développements économiques et qu’il joue un rôle important dans la prise de décisions économiques, il a été complété par d’autres indicateurs en tant que source d’informations visant à éclairer les débats politiques sur les aspects sociaux et environnementaux du bien-être. En effet, il ne tient pas compte de facteurs externes, tels que la durabilité environnementale ou des questions telles que la répartition des revenus ou l’inclusion sociale, qui sont de plus en plus souvent considérés comme des moteurs essentiels du développement durable et de la qualité de vie globale.

Pour compenser les différences de niveau de prix entre les pays, le PIB peut être converti à l’aide de facteurs de conversion appelés «parités de pouvoir d’achat (PPA)». L’utilisation de PPA (plutôt que des taux de change du marché) sert à convertir les données en une monnaie commune artificielle appelée standard de pouvoir d’achat (SPA). Globalement, l’utilisation de séries exprimées en SPA plutôt qu’en euros tend à avoir un effet de nivellement, étant donné que les pays ayant un PIB par habitant très élevé en euros affichent généralement aussi des niveaux de prix relativement élevés (par exemple, le coût de la vie au Luxembourg est généralement plus élevé que le coût de la vie en Bulgarie).

Les données en prix constants ou réels fournissent une autre méthode d’ajustement du PIB et sont particulièrement utiles lors de l’analyse des évolutions au fil du temps. Contrairement aux données exprimées en prix nominaux ou courants, les valeurs sont déflatées pour tenir compte des variations de prix (en d’autres termes, elles sont ajustées en fonction de l’inflation). Les résultats finals sont souvent présentés sous la forme d’un indice qui montre l’évolution de la production par rapport aux prix lors d’une année de référence donnée; ce type d’analyse des séries chronologiques est présenté dans le dernier chapitre, consacré aux développements socio-économiques régionaux.

Le présent chapitre commence par des informations sur le PIB régional, qui est le principal agrégat pour mesurer la production économique. Il se poursuit avec une analyse du revenu disponible par habitant (en d’autres termes, la somme d’argent — à dépenser ou économiser — qu’il reste aux personnes après déduction des impôts et des cotisations de sécurité sociale). L’avant-dernière partie est consacrée à la spécialisation des emplois et à la rémunération des salariés (mesurée en euros par heure travaillée), et le chapitre se termine par des informations pouvant être utilisées pour évaluer la compétitivité régionale, examinant en détail la productivité de la main-d’œuvre (telle que mesurée par la valeur ajoutée brute par heure travaillée) et l’investissement (tel que mesuré par la formation brute de capital fixe par rapport au PIB).

Article complet


Produit intérieur brut (PIB) régional

Le PIB aux prix du marché dans l’UE-28 a été estimé à 15 900 milliards d’euros en 2018, ce qui correspond à une moyenne de 30 900 euros par habitant. Derrière ce montant global, on observe des différences considérables entre les régions de l’UE, qui tiennent, entre autres, à la disponibilité des ressources (y compris les ressources humaines), aux changements induits par la mondialisation, délocalisation et externalisation de la production et de certaines activités de service, à l’héritage d’anciens systèmes économiques, aux développements socio-économiques, à la proximité ou à l’éloignement géographique. Ces facteurs peuvent expliquer certaines des inégalités qui existent entre les régions et se manifestent par l’étendue de la privation sociale, du chômage et de l’offre d’infrastructures, ou dans les conditions de logement, l’accès aux soins de santé ou à l’éducation.

Afin de remédier à ces disparités, la politique régionale couvre l’ensemble de l’UE. La majeure partie des financements régionaux est concentrée sur les régions moins développées, dans le but principal de les aider à rattraper leur retard. L’allocation des fonds structurels et d’investissement européens est destinée aux régions moins développées (dans lesquelles le PIB par habitant est < 75 % de la moyenne de l’UE) et aux régions en transition (dans lesquelles le PIB par habitant est compris entre 75 et 90 % de la moyenne de l’UE). L’allocation des fonds de cohésion a été adaptée en 2016 afin de concentrer l’aide sur les pays où le revenu national brut (RNB) par habitant (moyenne de la période 2012-2014) était inférieur à 90 % de la moyenne de l’UE.

Le PIB par habitant dans la région Inner London — West était 5,8 fois supérieur à la moyenne de l’UE-28

La carte 1 présente des informations sur le PIB par habitant pour l’ensemble des régions de niveau NUTS 2. Les valeurs présentées reposent sur des données exprimées en SPA, en pourcentage de la moyenne de l’UE-28 (UE-28 = 100 %); les régions considérées comme relativement «riches», dans lesquelles le PIB par habitant était supérieur ou égal à la moyenne de l’UE-28, sont indiquées en bleu. En 2017, ces régions étaient principalement situées dans une bande de territoire s’étendant du nord de l’Italie à l’Allemagne en passant par l’Autriche pour se diviser ensuite en deux et se diriger, d’une part, vers plusieurs régions situées dans les pays du Benelux, le sud de l’Angleterre et de l’Irlande et, d’autre part, vers les États membres nordiques.

L’activité économique était inégale puisque seules 97 des 281 régions pour lesquelles des données sont disponibles en 2017 ont enregistré un niveau de PIB par habitant supérieur ou égal à la moyenne de l’UE-28. La création de richesse était dès lors concentrée dans des poches régionales relativement petites, tandis qu’une proportion supérieure de régions (une plus grande part de la population et une bien plus grande part de la superficie totale) affichaient des niveaux de PIB par habitant inférieurs à la moyenne de l’UE-28. Les poches de création de richesse élevée étaient souvent situées dans les régions entourant des capitales et dans les régions métropolitaines, l’exemple le plus clair concernant le Royaume-Uni, où la richesse moyenne créée par habitant dans la région Inner London — West était 5,84 fois supérieure à la moyenne de l’UE-28; il convient de noter que London est composée de cinq régions de niveau NUTS 2 différentes. Les seules autres régions à afficher un PIB par habitant au moins deux fois supérieur à la moyenne de l’UE-28 étaient les suivantes:

  • le Luxembourg (qui constitue une seule région à ce niveau d’analyse), dont le secteur des services bancaires et financiers est très développé — son PIB par habitant était 2,45 fois supérieur à la moyenne de l’UE-28;
  • la région de Southern en Irlande (qui inclut la ville de Cork), dont le secteur des technologies de l’information et le secteur pharmaceutique sont considérables — son PIB par habitant était 2,16 fois supérieur à la moyenne de l’UE-28.

Des niveaux élevés de production économique dans les régions entourant des capitales accentuaient souvent les schémas de développement économique monocentriques

Le contraste entre la performance économique des régions de capitales et celle de leurs régions environnantes était souvent marqué. Ce contraste était le plus manifeste dans les États membres de l’est de l’UE: par exemple, Bratislavský kraj et Praha présentaient les sixième et septième niveaux les plus élevés de PIB par habitant dans l’ensemble de l’UE en 2017, tandis que des niveaux bien plus faibles d’activité économique étaient enregistrés dans les régions voisines/environnantes de Západné Slovensko (68,6 % de la moyenne de l’UE-28) et Střední Čechy (74,6 %). Une tendance similaire, bien que moins prononcée, a été observée dans trois États membres plus à l’est, étant donné que le PIB par habitant était supérieur de 25 % à 50 % à la moyenne de l’UE-28 dans les régions de Bucuresti-Ilfov (Roumanie), Budapest (Hongrie) et Warszawski stołeczny (Pologne).

Si la plupart des États membres de l’UE sont caractérisés par un schéma de développement économique monocentrique (la région entourant la capitale étant souvent le centre de l’activité), la situation en Allemagne et en Italie était quelque peu différente. Ces deux pays se distinguaient par un schéma de développement plus polycentrique en 2017: par exemple, le PIB par habitant dans la région de la capitale allemande, Berlin, était plus faible que dans 19 des 37 autres régions allemandes, tandis qu’une analyse similaire pour l’Italie révèle que le PIB par habitant dans la région de Lazio était plus faible que dans 6 des 20 autres régions italiennes. Les seuls États membres de l’UE (composés de plus d’une région de niveau NUTS 2) ayant déclaré que leur région autour de la capitale n’avait pas enregistré le niveau le plus élevé de PIB par habitant en 2017 étaient les suivants: l’Allemagne (le PIB par habitant était plus élevé dans la région de Hamburg), l’Irlande (Southern), l’Italie (Provincia Autonoma di Bolzano/Bozen) et l’Autriche (Salzburg).

Les régions «plus pauvres» de l’UE couvraient souvent une partie considérable du reste du territoire. Elles peuvent souvent être divisées en deux groupes distincts: les régions rurales à faible densité de population, qui sont caractérisées par des populations vieillissantes et une émigration nette; et les régions post-industrielles privées de leur base industrielle traditionnelle, principalement en raison des conséquences de la mondialisation. Ce dernier groupe est souvent défini par l’expression «régions laissées pour compte». Les régions «les plus pauvres» de l’UE sont représentées sur la carte 1 par la teinte de mauve la plus foncée. Elles étaient principalement situées dans une bande de territoire allant de la Lettonie au nord jusqu’à la Grèce et au sud de l’Italie, en passant par les parties orientales de l’UE, et traversant la Méditerranée pour atteindre les régions méridionales de l’Espagne et la majeure partie du Portugal. En 2017, le PIB par habitant était également inférieur à 75 % de la moyenne de l’UE-28 dans toutes les régions ultrapériphériques sauf une, à savoir la région française de la Martinique, dans laquelle le niveau d’activité économique atteignait 77,5 % de cette moyenne.

Carte 1: PIB par habitant, 2017
(UE-28 = 100, indice sur la base du PIB en standards de pouvoir d’achat (SPA) par rapport à la moyenne de l’UE-28, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_2gdp), (nama_10r_3popgdp), (nama_10_gdp) et (nama_10_pe)

Le graphique 1 fournit une autre méthode d’analyse de la répartition du PIB par habitant entre différentes régions du même État membre de l’UE. En France, le niveau de PIB par habitant dans la région de la capitale, l’Île-de-France, était 6,1 fois supérieur à celui enregistré dans la région ultrapériphérique de Mayotte. La variation entre les niveaux régionaux d’activité économique en Roumanie, en Slovaquie, en Hongrie, en Pologne et au Royaume-Uni (remarque: les données relatives à London couvrent la région de niveau NUTS 1) était aussi relativement importante; dans chaque cas, la région entourant la capitale a enregistré un PIB par habitant plus de 3,0 fois supérieur à celui enregistré dans la région présentant le PIB par habitant le plus faible.

Graphique 1: PIB par habitant, 2017
(UE-28 = 100, indice sur la base du PIB en standards de pouvoir d’achat (SPA) par rapport à la moyenne de l’UE-28, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_2gdp) et (nama_10r_3popgdp)

Revenus des ménages

Une partie de la richesse créée dans les régions entourant des capitales et dans les régions métropolitaines peut être attribuée à l’afflux de navetteurs: ceux-ci se rendent au travail et génèrent des richesses dans ces centres économiques, mais vivent souvent dans les régions environnantes où les prix de l’immobilier et le coût de la vie peuvent être moins élevés. Par conséquent, le PIB par habitant dans les régions des capitales et dans les régions métropolitaines est souvent surévalué, alors que l’inverse peut être vrai pour les régions environnantes qui, par conséquent, ont tendance à afficher un pourcentage de revenu total des ménages supérieur à leur part d’activité économique.

Une analyse axée sur les revenus des ménages plutôt que sur le PIB réduit certaines des disparités entre les régions: la carte 2 présente le niveau moyen de revenu disponible par habitant pour les régions de niveau 2; les données sont présentées en standards de pouvoir d’achat relatifs à la consommation (SPAC) pour refléter les différences de niveau de prix entre les pays.

Le revenu disponible par habitant dans la région Inner London — West était 7,7 fois supérieur à celui de Mayotte

En 2016, le revenu disponible par habitant dans l’UE-28 s’établissait en moyenne à 15 600 SPAC. Il oscillait entre un maximum de 45 100 SPAC par habitant dans la région Inner London — West et un minimum de 5 800 SPAC par habitant à Mayotte, soit un rapport de 7,7 à 1. Ainsi, les régions affichant les niveaux les plus élevés et les plus bas en ce qui concerne le revenu disponible étaient les mêmes que celles qui présentaient les niveaux les plus élevés et les plus bas pour le PIB par habitant, bien que l’écart entre les extrêmes soit bien moins important pour le revenu disponible par habitant que pour le PIB par habitant (le rapport étant de 20,9 à 1 pour ce dernier).

Seize régions de l’UE présentaient un revenu disponible par habitant d’au moins 22 500 SPAC en 2016 (comme le montre la teinte la plus foncée sur la carte 2); elles comprenaient:

  • sept régions d’Allemagne: à l’exception de la ville de Hamburg, dans le nord, elles étaient toutes réparties dans le centre et le sud du pays;
  • cinq régions concentrées dans le sud-est du Royaume-Uni.

À l’autre extrémité de la fourchette, les niveaux de revenu disponible par habitant les plus bas étaient principalement enregistrés dans les régions de l’est de l’UE. La teinte la plus claire sur la carte 2 correspond aux régions dans lesquelles le revenu disponible par habitant était inférieur à 10 000 SPAC; celles-ci incluent:

  • cinq des six régions de Bulgarie, l’exception étant la région entourant la capitale, Yugozapaden;
  • les deux régions croates;
  • six des huit régions de Roumanie, les exceptions étant la région de la capitale, Bucureşti-Ilfov, et Vest (qui comprend la ville de Timișoara).
Carte 2: Revenu disponible par habitant, 2016
(en standards de pouvoir d’achat relatifs à la consommation (SPAC))
Source: Eurostat (nama_10r_2hhinc) et (nama_10r_3popgdp)

Emploi et rémunération des salariés dans les régions

En 2016, 232 millions de personnes étaient occupées dans l’UE-28. La NACE — la nomenclature statistique des activités économiques dans l’Union européenne peut être utilisée pour définir véritablement des centaines d’activités économiques différentes (voir le chapitre suivant pour une analyse bien plus détaillée); cependant, ces activités ont été regroupées en seulement six groupes différents sur la carte 3. Le nombre total de personnes occupant un emploi dans l’UE-28 se répartit entre les secteurs suivants:

  • l’agriculture, la sylviculture et la pêche (10,4 millions de personnes; 4,5 % du total de l’UE-28);
  • l’industrie (35,6 millions; 15,3 %);
  • la construction (14,7 millions; 6,3 %);
  • le commerce de gros et de détail; le transport; l’hébergement et la restauration; l’information et la communication (64,4 millions; 27,7 %)
  • les activités financières et d’assurance; les activités immobilières; les activités spécialisées, scientifiques et techniques; les activités de services administratifs et de soutien (38,1 millions; 16,4 %);
  • l’administration publique et la défense; la sécurité sociale; l’enseignement; la santé et l’action sociale — les arts, spectacles et activités récréatives; les autres activités (69,1 millions; 29,7 %).

De nombreuses raisons peuvent expliquer la répartition et la concentration des activités économiques dans les différentes régions de l’UE. La présence de ressources naturelles peut expliquer pourquoi certaines régions sont particulièrement spécialisées dans des activités telles que l’exploitation minière ou les activités forestières. De même, les conditions climatiques, la situation géographique et le paysage peuvent contribuer à expliquer pourquoi d’autres régions sont spécialisées dans l’agriculture ou dans les activités liées au tourisme. Une masse critique de clients (soit d’autres entreprises soit des ménages/consommateurs) ou l’offre de main-d’œuvre qualifiée peuvent également expliquer les spécialisations: par exemple, les parcs de recherche ont tendance à se développer à proximité des universités, tandis que les services financiers, les services de communication et les services de médias sont souvent concentrés dans les régions entourant des capitales.

Les personnes occupées dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche représentaient près de la moitié de la main-d’œuvre totale dans la région roumaine de Nord-Est (un pourcentage plus de dix fois supérieur à la moyenne de l’UE-28)

La carte 3 montre lequel de ces six groupes d’activités économiques affichait l’indice de spécialisation des emplois le plus élevé dans chaque région de niveau NUTS 2; il convient de noter que la carte n’indique pas nécessairement l’activité pour laquelle la population active est la plus nombreuse. Elle montre plutôt l’activité occupant la proportion de population active la plus élevée au niveau régional par rapport au pourcentage correspondant pour l’ensemble de l’UE-28.

En 2016, les indices de spécialisation des emplois les plus élevés ont été systématiquement enregistrés pour l’activité principale «agriculture, sylviculture et pêche». Son importance relative en tant que pourvoyeur d’emploi était particulièrement prononcée dans l’est et le sud de l’UE, 27 régions différentes déclarant un pourcentage d’emploi pour l’agriculture, la sylviculture et la pêche qui était au moins trois fois supérieur à la moyenne de l’UE-28 (4,5 %), notamment: cinq des six régions de Bulgarie, l’exception étant la région de la capitale, Yugozapaden; huit des 13 régions de Grèce; six régions de Pologne; et cinq des huit régions de Roumanie.

La part de l’industrie dans le nombre total de personnes occupées a culminé à un niveau 2,7 fois supérieur à la moyenne de l’UE-28 dans la zone de développement de Vest, en Roumanie. Ce niveau élevé peut s’expliquer, du moins en partie, par la proximité étroite des marchés occidentaux, une main-d’œuvre relativement qualifiée et multilingue, ainsi que des investissements directs étrangers dans des activités telles que l’électronique, les machines et l’industrie automobile. Les indices de spécialisation des emplois suivants les plus élevés pour l’industrie ont été enregistrés dans quatre régions différentes qui, ensemble, constituent la frontière nord de la Tchéquie. Celles-ci présentaient deux caractéristiques différentes: d’une part, l’existence continue d’industries lourdes et traditionnelles, telles que le charbon, le fer et l’acier, les produits chimiques, les textiles ou le verre; d’autre part, un flux d’investissements étrangers dans d’autres activités industrielles, notamment l’électronique, les produits pharmaceutiques et les équipements de transport.

Les indices de spécialisation des emplois les plus élevés pour la construction ont été enregistrés dans la région insulaire française de Corse, suivie de cinq régions dans le sud du Royaume-Uni (quatre d’entre elles se trouvaient autour de la capitale, Outer London — East and North East, Outer London — South, Essex et Kent, tandis que la cinquième région était Cornwall and Isles of Scilly), de Malopolskie en Pologne, de Luxembourg et de Burgenland (dans l’est de l’Autriche).

En ce qui concerne les services, les indices de spécialisation des emplois les plus élevés pour le commerce de gros et de détail, le transport, l’hébergement et la restauration, ainsi que l’information et la communication ont été enregistrés dans six régions qualifiées de destinations touristiques, à savoir: Notio Aigaio, Ionia Nisia et Kriti en Grèce, les deux régions insulaires espagnoles (Canarias et Illes Balears) et l’Algarve au Portugal.

Les indices de spécialisation des emplois les plus élevés pour les activités financières et d’assurance, les activités immobilières, les activités spécialisées, scientifiques et techniques, les activités de services administratifs et de soutien ont été enregistrées dans les deux régions qui couvrent Inner London, suivies des régions entourant les capitales des États membres du Benelux (remarque: à ce niveau d’analyse, les données relatives au Luxembourg sont présentées au niveau national).

Enfin, les indices de spécialisation des emplois les plus élevés pour l’administration publique, les arts, spectacles et activités récréatives, et les autres activités ont été enregistrés soit dans des régions relativement éloignées (où il existe peu d’autres possibilités d’emploi), parmi lesquelles figurent les villes autonomes espagnoles, les régions ultrapériphériques de France et la région portugaise Região Autónoma dos Açores, soit dans les États membres de l’UE caractérisés par des niveaux relativement élevés de dépenses publiques, par exemple la Belgique (en particulier dans le sud), le Danemark, la France et la Suède.

Carte 3: Spécialisation des emplois, 2016
(en points de pourcentage, sur la base de la différence par rapport à la moyenne de l’UE-28, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_3empers) et (nama_10_a10_e)

La capitale belge, Région de Bruxelles-Capitale/Brussels Hoofdstedelijk Gewest, affichait le niveau le plus élevé de rémunération des salariés dans l’UE, avec une moyenne de 44,2 EUR par heure

L’un des principaux domaines d’intérêt/de préoccupation pour de nombreux salariés est le niveau de rémunération. La rémunération des salariés (en anglais) est définie dans les comptes nationaux comme la rémunération, en espèces et en nature, payable par un employeur à un employé en échange du travail effectué. Les chiffres présentés concernent la rémunération brute (c’est-à-dire avant impôts) couvrant trois domaines: les salaires et les traitements en espèces; les salaires et les traitements en nature (par exemple, une voiture de société ou des chèques-repas); les cotisations sociales à charge des employeurs (par exemple, les cotisations d’assurance maladie ou de pension). Les données sont présentées sous la forme de taux de rémunération horaires (convertis, si nécessaire, en euros).

En 2016, les salariés travaillant dans l’UE-28 recevaient, en moyenne, 22,8 euros par heure travaillée. Parmi l’ensemble des régions de niveau NUTS 2, le niveau le plus élevé de rémunération des salariés a été enregistré dans la capitale belge, Région de Bruxelles-Capitale/Brussels Hoofdstedelijk Gewest, avec 44,2 euros par heure, tandis que le niveau le plus faible a été enregistré dans la région du nord de la Bulgarie, Severen tsentralen (3,7 euros par heure). Par conséquent, le rapport entre ces deux régions présentant respectivement le niveau le plus élevé et le niveau le plus faible de rémunération était de 12 à 1.

Outre la région de la capitale belge, six autres régions de l’UE ont enregistré une rémunération des salariés supérieure à 40 euros par heure, notamment le Luxembourg (qui constitue une seule région à ce niveau de détail; 43,9 euros par heure); la région de la capitale danoise, Hovedstaden (42,2 euros par heure); et deux autres régions belges qui, ensemble, entouraient la capitale, Prov. Vlaams-Brabant et Prov. Brabant Wallon (41,7 euros par heure pour les deux). Il est intéressant de noter que la rémunération des salariés en Norvège et en Suisse (seules des données nationales sont disponibles) était plus élevée que dans toutes les régions de l’UE, atteignant respectivement 44,9 euros par heure et 50,5 euros par heure.

Carte 4: Rémunération des salariés, 2016
(en euros par heure travaillée, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_2coe), (nama_10_a10), (nama_10r_2emhrw) et (nama_10_a10_e)

Productivité de la main-d’œuvre et investissements

Les comptes nationaux définissent la productivité de la main-d’œuvre comme la valeur ajoutée brute divisée soit par le nombre de personnes occupées soit par le nombre d’heures travaillées. Si on se fonde simplement sur les effectifs, cet indicateur peut, du moins dans une certaine mesure, refléter la structure du marché de l’emploi: il peut par exemple être en baisse lorsqu’on passe de l’emploi à temps plein vers l’emploi à temps partiel. Dès lors, un indicateur basé sur le nombre total d’heures travaillées est généralement préférable, car il fournit une mesure plus fiable de la contribution de la main-d’œuvre.

Des niveaux élevés de productivité de la main-d’œuvre peuvent être liés à l’utilisation efficace de celle-ci (sans avoir recours à plus de ressources) ou découler du mélange d’activités qui composent chaque économie régionale, étant donné que certaines activités (par exemple, les services aux entreprises et les services financiers) sont généralement caractérisées par des niveaux de productivité de la main-d’œuvre plus élevés que d’autres.

Pour chaque heure travaillée au Luxembourg, une valeur ajoutée d’environ 76,3 euros a été générée; en revanche, dans la région bulgare de Yuzhen tsentralen, la valeur ajoutée était de 5,4 euros par heure travaillée

En 2016, une valeur ajoutée moyenne de 35,2 euros a été créée pour chaque heure travaillée dans l’UE-28; ce chiffre sert de base pour obtenir un ensemble d’indices régionaux de productivité de la main-d’œuvre qui sont présentés par rapport à la moyenne de l’UE-28 = 100 (voir carte 5). Il existait des différences considérables en matière de productivité entre les régions de l’UE: au Luxembourg (qui constitue une seule région à ce niveau de détail), l’indice de productivité de la main-d’œuvre (216,9) était plus de deux fois supérieur à la moyenne de l’UE, alors qu’il était de 15,4 dans la région de Yuzhen tsentralen, dans le sud de la Bulgarie, avec une productivité avoisinant un sixième de la moyenne de l’UE.

L’Irlande, avec 201,6 (seules des données nationales sont disponibles), était la seule autre région (outre le Luxembourg) en mesure d’enregistrer un niveau de productivité de la main-d’œuvre par heure travaillée qui tait au moins deux fois supérieur à la moyenne de l’UE-28 en 2016; ces deux régions se caractérisent par l’accent qui est mis sur la fourniture d’un large éventail de services financiers. Trois régions entourant des capitales les suivaient dans le classement: Hovedstaden au Danemark (190,3), Stockholm en Suède (185,3) et la Région de Bruxelles-Capitale/Brussels Hoofdstedelijk Gewest en Belgique (184,7). En revanche, cinq des six régions affichant les niveaux les plus faibles de productivité de la main-d’œuvre étaient situées en Bulgarie (la seule exception étant Nord-Est, en Roumanie); ces six régions présentaient un indice de productivité de la main-d’œuvre de l’ordre de 15,4 à 19,6.

Une analyse des États membres de l’UE (composés de plus d’une région de niveau NUTS 2) en 2016 révèle que les régions entourant des capitales enregistraient généralement les niveaux les plus élevés de productivité de la main-d’œuvre dans chaque État membre. Il y avait toutefois quatre exceptions, étant donné que la valeur ajoutée par heure travaillée culminait à 169,4 dans la région de Hamburg (Allemagne), 103,5 dans la région du País Vasco (Espagne), 38,0 dans la région de Jadranska Hrvatska (Croatie) et 117,8 dans la région de Lombardia (Italie).

Carte 5: Productivité de la main-d’œuvre, 2016
(UE-28 = 100, indice sur la base de la valeur ajoutée brute en euros par heure travaillée, par rapport à la moyenne de l’UE-28, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_3gva), (nama_10_a10), (nama_10r_2emhrw) et (nama_10_a10_e)

Les niveaux globaux d’investissement tendent à refléter l’activité économique, dans la mesure où les régions qui génèrent des niveaux considérables de richesse sont susceptibles d’en voir une partie réinvestie tant par le secteur public (local) que par les entreprises privées. Par ailleurs, les régions qui cherchent à accélérer leur développement économique peuvent essayer de stimuler l’investissement dans des projets d’infrastructure ou d’attirer des investissements directs étrangers ou des subventions afin de favoriser le «rattrapage» par rapport à d’autres régions.

La formation brute de capital fixe (FBCF) est un concept macroéconomique des comptes nationaux qui définit les investissements des résidents en actifs fixes au cours d’une période donnée, moins les cessions. La formation brute de capital fixe peut intéresser les décideurs politiques lorsqu’elle est exprimée par rapport au PIB, dans la mesure où elle met en évidence la part du PIB qui est investie, plutôt que consommée. Les taux d’investissement augmentent souvent lorsque la confiance des entreprises est élevée, tandis que les investissements supplémentaires dans l’infrastructure, les équipements et la technologie sont capables de générer des gains de productivité et, par conséquent, d’améliorer la performance économique.

Le taux d’investissement pour North Eastern Scotland était près de quatre fois supérieur au taux d’investissement pour la région d’Inner London — West

Le graphique 2 met en évidence les régions NUTS 2 de l’UE ayant les niveaux d’investissement par rapport au PIB les plus élevés et les plus bas. En 2016, la formation brute de capital fixe par rapport au PIB était de 20,0 % dans l’UE-28. Les taux d’investissement les plus élevés (selon cette mesure) étaient répartis dans un ensemble diversifié de régions, reflétant d’une part la nature irrégulière de l’activité d’investissement d’une année à l’autre et, d’autre part, la répartition régionale inégale des investissements:

  • North Eastern Scotland (41,4 %) [1];
  • la région de la capitale roumaine, Bucuresti - Ilfov (39,3 %);
  • l’Irlande (seules des données nationales sont disponibles; 35,7 %);
  • la province du Brabant Wallon située au sud de la capitale belge (33,2 %).

À l’autre extrémité de la fourchette, certains des taux d’investissement les plus bas étaient concentrés en Grèce et au Royaume-Uni:

  • le taux d’investissement le plus bas parmi les régions de niveau NUTS 2 en 2016 a été enregistré dans la région de la capitale grecque, Attiki (9,4 %);
  • le deuxième taux d’investissement le plus bas dans l’UE a été enregistré dans l’Inner London — West (10,5 %), tandis que l’Inner London — East (12,0 %) figurait également parmi les cinq régions présentant les taux d’investissement les plus bas de l’UE.
Graphique 2: Investissements par rapport au produit intérieur brut (PIB), 2016
(en pourcentage, par région NUTS 2)
Source: Eurostat (nama_10r_2gfcf), (nama_10_gdp) et (nama_10r_2gdp)

Source des données pour les graphiques et les cartes

Excel.jpg Économie au niveau régional (en anglais)

Sources des données

Le système européen des comptes nationaux et régionaux (SEC 2010) (en anglais) est le tout dernier cadre comptable compatible au niveau international qui permet de décrire l’économie de l’UE de façon systématique et détaillée. Le SEC 2010 est mis en œuvre depuis septembre 2014 et est conforme aux lignes directrices internationales en matière de comptabilité nationale présentées dans le système de comptabilité nationale (SCN 2008) (en anglais).

Le SEC 2010 garantit que les statistiques relatives aux économies des États membres de l’Union sont compilées de manière cohérente, comparable, fiable et actualisée. La base juridique pour ces statistiques est le règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au système européen des comptes nationaux et régionaux dans l’Union européenne [règlement (UE) nº 549/2013]. Le SEC 2010 ne se limite pas à l'établissement des comptes annuels, il s’applique également aux comptes trimestriels et à des périodes comptables plus courtes ou plus longues, ainsi qu’aux comptes régionaux. Il est harmonisé avec les concepts et nomenclatures utilisés dans le cadre de nombreuses autres statistiques sociales et économiques (par exemple, les statistiques sur l’emploi, les entreprises ou le commerce international) et, dès lors, sert de référence principale pour les statistiques économiques et sociales.

Les statistiques des comptes économiques régionaux portent essentiellement sur les régions de niveau NUTS 2. Les données pour les régions statistiques dans les pays de l’AELE et les pays candidats sont souvent indisponibles et ont été remplacées (le cas échéant) par des agrégats nationaux. Il convient aussi également de noter que les données pour ces pays sont parfois moins récentes que pour les régions de l’UE; toutes les divergences sont signalées dans les notes figurant sous les cartes ou les graphiques.

Pour en savoir plus:

Section dédiée au SEC 2010

SEC 2010 — manuels et instructions

Contexte

En août 2009, la Commission européenne a adopté une communication intitulée «Le PIB et au-delà: mesurer le progrès dans un monde en mutation» [COM(2009) 433 final], qui présentait une série d’actions destinées à améliorer et compléter les mesures du PIB. La Commission européenne y notait qu’il était de toute évidence nécessaire de compléter le PIB par des statistiques couvrant d’autres aspects économiques, sociaux et environnementaux dont dépend fondamentalement le bien-être des individus. Une série d’indicateurs complémentaires a été détaillée dans un document de travail des services de la Commission intitulé Progress on GDP and beyond actions [SWD(2013) 303 final] (en anglais), comprenant des indicateurs régionaux et locaux.

Les travaux menés sous les auspices de l’Organisation des Nations unies (ONU) suscitent l’intérêt de la communauté internationale pour les questions liées au développement durable. La résolution «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030» (en anglais) a été adoptée le 25 septembre 2015 et contient l’engagement d’éradiquer la pauvreté et d’assurer le développement durable de la planète d’ici à 2030. En outre, la Commission européenne a adopté une série de communications, et notamment: Une vie décente pour tous: éradiquer la pauvreté et offrir au monde un avenir durable [COM(2013) 92 final]; Une vie décente pour tous: de la vision à l’action collective [COM(2014) 335 final]; et Un partenariat mondial pour l’éradication de la pauvreté et le développement durable après 2015 [COM(2015) 44 final].

Pour en savoir plus:

The 2030 agenda for sustainable development (en anglais)

Après avoir coordonné une action vigoureuse pour résoudre la crise économique et financière mondiale de 2008, à l’unisson avec les gouvernements nationaux et la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne a décidé en 2014 que sa nouvelle priorité était de «stimuler l’emploi, la croissance et l’investissement». Cette initiative majeure visait à débloquer des investissements publics et privés en ciblant le développement des infrastructures, comme l’internet à large bande, les réseaux énergétiques et les transports. Dans sa communication intitulée Un plan d’investissement pour l’Europe [COM(2014) 903 final], la Commission européenne a souligné le rôle que les États membres de l’UE et les autorités régionales devraient jouer pour tirer le maximum des fonds structurels en recourant à toute une série d’instruments financiers sous forme de prêts, de fonds propres et de garanties. En janvier 2015, la Commission européenne a adopté une communication intitulée «Utiliser au mieux la flexibilité offerte par les règles existantes du pacte de stabilité et de croissance [COM(2015) 12 final]. Cette communication a pour but de renforcer le lien entre les investissements, les réformes structurelles et la responsabilité budgétaire. Elle a été suivie en 2016 par deux autres communications consécutives à un bilan effectué afin d’analyser les progrès réalisés au cours des deux premières années de mise en œuvre du plan d’investissement: L’Europe investit de nouveau — Premier bilan du plan d’investissement pour l’Europe [COM(2016) 359 final] et Renforcer les investissements européens pour l’emploi et la croissance: vers une deuxième phase du Fonds européen pour les investissements stratégiques et un nouveau plan d’investissement extérieur européen [COM(2016) 581 final].

Pour en savoir plus:

Plan d’investissement pour l’Europe

Notes

  1. Il convient de noter que les données régionales concernant la formation brute de capitale fixe au Royaume-Uni sont considérées comme expérimentales.
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Comptes économiques régionaux – SEC 2010 (t_nama_10reg)


Comptes économiques régionaux (reg_eco10)
Principaux agrégats du PIB (nama_10_ma)
Indicateurs auxiliaires (population, PIB par habitant et productivité) (nama_10_aux)
Ventilations principales des agrégats du PIB et de l’emploi (par branche et type d’actif) (nama_10_bbr)
Comptes économiques régionaux (nama_10reg)
Indicateurs du produit intérieur brut (nama_10r_gdp)
Comptes des branches et des ménages (nama_10r_brch)


Les cartes peuvent être explorées de manière interactive dans le Eurostat’s statistical atlas (en anglais) [voir le user manual (en anglais)].

Le présent article fait partie de la publication phare annuelle d’Eurostat — l’Annuaire régional d’Eurostat.