Un survivant d’Ebola au service de sa communauté

Un survivant d’Ebola au service de sa communauté

Quand je vois quelqu'un sortir du Centre guéri de cette maladie, je suis fier d'avoir contribué à sa guérison.

Sâa Yawo Koumassadouno (Papus), survivant d’Ebola

CONTEXT

Dès le début de la plus grande et la plus complexe épidémie Ebola jamais, l'Union européenne a été à l'avant-garde de l'action international. 1,2 milliard d’€ et autres ressources ont été apportés par l’UE

OBJECTIVES

  • Réduire le taux de mortalité par maladie infectieuse avec un fort potentiel épidémique telle qu’Ebola en Guinée Forestière.

RESULTS

  • Début 2015, près de 1 000 patients sont sortis guéris des CTE en Guinée.
  • €4,5 millions apportés à ALIMA par l’UE ont permis l'ouverture d'un CTE à N'Zérékoré, à l’extrême sud de la Guinée, le 2 décembre 2014.
  • Dès le 4 avril 2014, l'UE a octroyé à MSF €981 000 pour la prise en charge des patients à Conakry et à Guékédou, en Guinée forestière.

FACTS AND FIGURES

  • €1,2 milliard et autres ressources ont été apportés par l’UE.
  • L’aide déployée en Guinée, au Mali et au Sénégal inclut l’acquisition d’ambulances, la sensibilisation et la formation de leurs communautés.
  • MSF a reçu une aide de €2,9 millions pour l'ouverture de CTE en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone, pays les plus durement affectés.

TESTIMONY

Un survivant d’Ebola au service de sa communauté

Tout commence le 9 octobre 2014, au Centre de Traitement Ebola (CTE) de la ville de Guéckédou, en Guinée forestière. Papus, admis seulement deux jours plus tôt au centre géré par Médecins Sans Frontières et financé par l'Union européenne, apprend que le résultat de son test est positif à la redoutable fièvre hémorragique qui ravage le pays.

Au chevet de Papus, comme de tous les autres patients, le personnel du CTE est aux petits soins. Il mange bien, se réhydrate régulièrement, prend correctement ses médicaments et reçoit régulièrement la visite de sa famille et de ses proches qui le réconfortent. Seulement 13 jours après son admission au Centre de Guéckédou, les résultats du troisième test de laboratoire tombent : Papus est complètement guéri.

"Quand on m'a dit "Papus, tu es guéri", j'ai pleuré", se souvient-il, ému.De retour chez lui dans la capitale de la Guinée forestière, à N'Zérékoré, un autre foyer évolutif de la maladie, Papus s'engage à consacrer toute son énergie à la lutte contre le virus Ebola. "Je me suis dit que rester à la maison sans agir, c'est être égoïste", relate le jeune homme.

Avec le soutien de l'Union européenne, l'ONG ALIMA (Alliance for International Medical Action) construit un Centre de traitement sur un terrain appartenant au village de Loulé, à 15 minutes de N'Zérékoré. Papus profite de cette occasion et participe à toutes les séances de sensibilisation. Tandis que les rumeurs courent au sujet de l'incinérateur de déchets du CTE d'Alima, Papus parvient à convaincre les plus réticents du village que l’incinérateur n’est pas un four crématoire et que personne ne viendra voler le sang et les organes des patients.

Le CTE d'Alima est ouvert début décembre 2014. Le 10, Papus y est engagé et travaille comme Promoteur de Santé (Health Promoter). Désormais, il parle de la maladie aux voisins, passe des messages de sensibilisation sur les radios locales et les lieux publics.Aujourd'hui, Papus se dit heureux de travailler avec Alima, d'aider sa communauté et la Guinée en général pour vaincre l'épidémie Ebola. Il est également heureux de pouvoir soutenir modestement le reste de sa famille grâce aux revenus versés à Papus par Alima.