L'eau potable source de vie et de sourires

L'eau potable source de vie et de sourires

L'eau parait, la vie renait et les visages s'illuminent

La nouvelle de l'installation du forage a apporté beaucoup de joie. C'est un rêve qui se réalise. Ce forage pourra alimenter 10 villages alentours. L'homme vit avec l'eau, sans l'eau, il n'y a pas de vie. Ce forage ramènera la vie dans le village.

Souleymane Sakho, Président de la coordination du développement du village de Bouno – région de Sédhiou (Sud du Sénégal)

CONTEXT

Au Sénégal, la problématique de l'accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu rural constitue un enjeu stratégique de la politique nationale de réduction de la pauvreté et d'atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Des réformes significatives ont été mises en œuvre depuis une quinzaine d’années en milieu rural comme en milieu urbain et des progrès ont été constatés dans l'accès à l’eau potable avec des résultats plus mitigés pour l'accès à l’assainissement. Les régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou ont ainsi les taux d’accès les plus faibles au niveau national. Aujourd’hui, le secteur de l'eau et de l'assainissement s'est doté d'une nouvelle politique et un programme sectoriel de développement axé sur les ODD est en cours de formulation.

OBJECTIVES

  • Augmenter qualitativement et quantitativement l'accès aux services de l'eau et de l'assainissement.
  • Promouvoir une gestion durable des ressources en eau.
  • Diminuer l'incidence des maladies liées à une hygiène insuffisante et à la qualité de l'eau (en terme de morbidité et de mortalité) en promouvant les méthodes d'hygiène et d'assainissement.
  • Renforcer la gouvernance du secteur par un appui institutionnel ciblé, en vue de la signature d'un programme d'appui budgétaire sectoriel.

RESULTS

  • Réalisation de 50 forages et 38 systèmes d'adduction d'eau potable multi-villages.
  • Construction de 307 toilettes publiques et 13 500 latrines familiales.
  • Définition de 5 Plans de Gestion des Ressources en Eau
  • Réhabilitation et renouvellement d'ouvrages de suivi et de surveillance des eaux de surface et souterraines.
  • Appui institutionnel.

FACTS AND FIGURES

  • Bénéficiaires: Environ 208 000 personnes en milieu rural
  • Durée : 2013-2019

TESTIMONY

Souleymane Sakho et Binéta Kambaye

"Notre village a un problème d'eau depuis 30 ans. Nous avons creusé plusieurs puits, mais l'eau est salée car nous vivons près du fleuve. Actuellement, nous n'avons qu'un seul puits d'eau douce pour tout le village, soit plus de 1 000 habitants. C'est cette eau que nous buvons et nous l'utilisons aussi pour les tâches domestiques. Cette eau sert également à abreuver les animaux. La nouvelle de l'installation du forage a apporté beaucoup de joie. C'est un rêve qui se réalise. Ce forage pourra alimenter 10 villages alentours. L'homme vit avec l'eau, sans l'eau, il n'y a pas de vie. Ce forage ramènera la vie dans le village. De plus, sans eau, les femmes ne peuvent pas faire de maraîchage et c'est ce qui nous permet de manger des légumes. Le maraîchage permet également aux femmes d'avoir de l'argent grâce à la vente des légumes." Souleymane Sakho, Président de la coordination du développement du village de Bouno – région de Sédhiou (Sud du Sénégal)

 

"Nous n'avons que deux puits pour plus de 800 habitants. La nappe d'eau est très profonde, elle peut aller jusqu'à 45 mètres. Les femmes éprouvent beaucoup de difficultés à tirer la corde. Elles se lèvent à 6h pour aller au puits. Les premières arrivent à avoir de l'eau, les autres attendent jusqu'à 10h afin que l'eau remonte. Après la corvée de l'eau, nous allons au champ. Cette situation dure depuis 10 ans. Le projet nous a installé ce forage. C'est un grand soulagement pour nous les femmes. Avec l'eau du puits, les enfants avaient régulièrement des diarrhées. Désormais, nous devons payer l'eau environ 0.05 euros la bassine, mais nous sommes prêtes à payer pour avoir de l'eau potable sans difficultés. Tout être humain doit avoir accès à une eau saine. Maintenant, nous disposons de plus de temps pour faire du maraîchage et des travaux domestiques. De plus, le projet a installé des toilettes dans les maisons et dans les écoles. Nos enfants allaient dans la brousse pour faire leurs besoins. Ce n'est pas hygiénique et c'est dangereux pour leur sécurité. Ce sont surtout les femmes et les jeunes filles qui sont heureuses de l'installation de ces infrastructures." Binéta Kambaye, habitante de la commune de Mampatim – région de Kolda (Sud du Sénégal)