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Le conseil en carrière: l’accompagnement de la main d’œuvre de demain

Il n’est jamais facile de passer du statut d’étudiant à temps complet au statut d’employé à temps complet. Que vous veniez de l’école, de l’université ou que vous ayez suivi une voie professionnalisante, l’entrée dans le monde du travail peut donner lieu à une transition difficile; il est toutefois possible de surmonter cette étape en étant bien aidé. Nous avons rencontré Paul Kitchen, conseiller en carrière de la University of Nottingham pour en savoir plus sur les conseils qu’il prodigue à la main d’œuvre de demain.
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Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre rôle en tant que conseiller?

J’ai obtenu mon diplôme à la University of Nottingham en 1983. Même si la profession de psychopédagogue m’intéressait, je suis entré dans le monde des affaires sans presque rien connaître des moyens pour vraiment réussir. Après avoir occupé différents postes, je me suis spécialisé dans le développement des entreprises, notamment dans le développement de stratégies de partenariat. Maintenant, j’ai ma propre affaire et j’aide des petites entreprises à se développer.

Il y a un peu plus de trois ans, l’université a contacté d’anciens élèves dans le but de perfectionner son système de soutien aux étudiants de premier cycle et aux jeunes diplômés. En tant que conseiller en carrière, j’ai à cœur d’aider les jeunes esprits au début de leur carrière, ainsi que d’investir dans l’apprentissage tout au long de la vie pour moi-même.

 

En général, quel genre de soutien offrez-vous à vos étudiants?

J’aide les étudiants que je conseille à se mettre en rapport avec le monde commercial et à se préparer à leur entrée dans ce monde, que ce soit pour des stages ou pour des emplois. Les étudiants choisissent leur conseiller sur la base de son parcours, de son expérience et de ses compétences, de façon à ce qu’il y ait une correspondance étroite entre leurs profils respectifs.

Le soutien couvre la structure des entretiens, les techniques d’entretien, les aspects recherchés par les employeurs, la façon de rédiger un CV et une lettre de motivation, le langage utilisé par le milieu professionnel concerné et l’intensité des réunions. Parfois, au fur et à mesure de la conversation, les étudiants saisissent mieux certaines de leurs forces et de leurs faiblesses et cette prise de conscience les aide à comprendre quels postes pourraient être faits pour eux.

 

Outre l’aide plus pratique que vous apportez à vos étudiants pour la rédaction de CV et la préparation aux entretiens, vous leur apportez aussi un soutien émotionnel. Pouvez-vous nous en parler?

C’est sur cet aspect que se joue la réussite ou l’échec de la relation. Il ne s’agit pas d’une relation habituelle. Vous collaborez en vue de la réalisation d’un objectif commun: préparer l’étudiant au monde du travail. Chacune des parties doit s’impliquer. Comme pour toute relation, il est important de comprendre le cadre de la relation et de fixer des règles et des limites.

Malgré leurs innombrables doutes, les étudiants prennent des risques inconsidérés et se montrent téméraires. La plupart ont appris à comparer leurs performances à celles de leurs pairs plutôt que d’avoir leurs propres standards. Il est essentiel de les aider à se libérer de l’emprise des attentes d’autrui et à avoir des attentes réalistes pour eux-mêmes.

J’ai constaté que cette condition était fondamentale pour leur donner confiance en eux. Lorsque vous prenez vos propres décisions au sujet de votre avenir au lieu d’essayer de répondre aux attentes d’autres personnes, vous affirmez que ce que vous voulez a de l’importance. Vous comptez. Vous cherchez aussi en vous les réponses et lorsque vous les trouvez, vous croyez en votre capacité à bâtir votre avenir.

Les étudiants peuvent bel et bien faire ce cheminement intérieur; le conseiller est essentiellement là pour les éclairer. Selon moi, c’est cette prise de conscience au cours de ce cheminement intérieur qui en fait une expérience enrichissante.

 

De l’autre côté du monde des affaires se trouvent, bien sûr, les employeurs. Comment les entreprises peuvent-elles , selon vous, accroître leur attrait pour la jeunesse?

Elles peuvent prouver leur engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion, de leur responsabilité en tant qu’entreprises, de l’environnement, ainsi que de la santé mentale de leurs employés. Je recommande de créer des vidéos dans lesquelles sont interrogés de vrais diplômés, appréciés en tant qu’employés, afin de montrer comment ils ont relevé les défis qui les attendaient et réussi à se faire une place dans l’entreprise.

 

Le monde du travail évolue rapidement. En quoi pensez-vous que cette mutation affecte les étudiants, leur capacité à trouver du travail et à s’adapter à de nouveaux environnements de travail?

L’adaptation est difficile lorsqu’ils n’ont jamais connu aucun environnement de travail. Cependant, la bonne nouvelle est que les employeurs commencent à réaliser qu’ils ne retireront aucun bénéfice à recruter sur la seule base de l’expérience, alors que nous entrons dans l’ère de la quatrième révolution industrielle.

L’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle et l’automatisation font rapidement évoluer les critères que les employeurs utilisent dans leur chasse aux talents. Les compétences en matière de résolution de problèmes, la résilience et la créativité sont de plus en plus recherchées sur le lieu de travail, tandis que les compétences sociales sont également de plus en plus prononcées. Nous passerons l’essentiel de notre temps à travailler dans de petites équipes cherchant à interagir avec les technologies afin d’obtenir les meilleurs résultats. Le fait d’être humain deviendra un paramètre et les employeurs trouveront un moyen de le mesurer.

Nous devons veiller à être flexibles et ouverts à l’apprentissage. Dans ce contexte, les étudiants sont en bonne position, dans la mesure où ils disposent des compétences nécessaires pour apprendre et de la capacité à se développer. Ils devront non seulement développer leur goût pour l’apprentissage tout au long de la vie et leur engagement en faveur d’un tel apprentissage, mais également mettre en pratique leurs connaissances nouvelles au travail, et ce afin d’aider l’entreprise pour laquelle ils travailleront à être aussi flexible que possible.

 

Pour finir, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail de conseiller en carrière?

Voir des personnes prendre leur envol. Voir des personnes se développer est l’un des plus beaux présents de la vie. L’impact que vous pouvez avoir sur la confiance des gens, leurs modes de pensée, les limites qu’ils s'imposent, l’indépendance de leur pensée et leur créativité est immense. Vous pouvez faire une réelle différence et ce processus est aussi à double sens. J’ai eu quelques bonnes occasions de découvrir différents styles de travail et de comprendre plus en profondeur les défis auxquels sont confrontés nos jeunes talents.

 

Liens connexes:

University of Nottingham

University of Nottingham – conseil en carrière

 

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11/10/2019

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