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La Suède a besoin de médecins

Orthopédie, anesthésiologie, chirurgie traumatique d’urgence et gastroentérologie … le manque de médecins spécialisés semble être un mal chronique en Suède. En effet, ce pays recrute activement, depuis 1999, du personnel médical spécialisé dans ces domaines en provenance d’autres pays européens. Pour tenter de remédier à ce mal, EURES Suède a contribué à recruter plus de 700 médecins au cours de la période écoulée.
                              
 
«Avant de commencer à recruter dans un pays, nous demandons toujours la permission à nos collègues EURES du service public de l’emploi et à l’association nationale des médecins. Le fait de recruter des médecins lorsqu’il y a une carence de ceux-ci dans un pays, peut être délicat sur le plan politique. Chaque année, nous essayons d’identifier d’autres pays qui participent à EURES et ont un éventuel surplus en professionnels de la médecine», déclare Hilal Tercan, conseillère et chef de projet EURES dans le domaine du recrutement médical chez EURES Suède.       
 
Tout a commencé en 1999 lorsque, pour la première fois dans l’histoire, les employeurs suédois dans le domaine de la santé ont demandé l’aide d’EURES en vue de recruter du personnel en Finlande. À l’heure actuelle, le recrutement peut se faire dans n’importe quel autre pays EURES et concerne surtout les médecins spécialisés. Le manque de ce type de professionnels en Suède est surtout dû à la difficulté d’anticiper la demande, étant donné qu’il faut cinq ans pour devenir médecin et cinq années supplémentaires pour se spécialiser.  «Il est très difficile de prévoir le besoin 12 ans avant qu’il ne se concrétise, et bien que le nombre d’étudiants en médecine ait augmenté en Suède, il leur faudra encore des années pour se spécialiser. C’est pourquoi l’on a demandé à EURES d’intervenir», explique Hilal.
 
Cette année, Hilal et ses collègues d’EURES Suède ont identifié l’Italie comme un pays dans lequel le recrutement pourrait être possible. Mais avant de démarrer, ils doivent réaliser un «contrôle de qualification» afin de s’assurer que l’enseignement dispensé aux étudiants en médecine correspond aux exigences du système suédois.
 
Les médecins recrutés doivent rester dans le pays pour une durée minimum de trois années. Leurs employeurs suédois financent leur formation linguistique, puisque le fait de parler le suédois est une condition préalable pour soigner les patients. «L’échange de médecins apporte des avantages à la fois personnels et professionnels sur le long terme. Sur le plan professionnel, nous échangeons les meilleures pratiques et sur le plan personnel, les médecins ont l’occasion d’apprendre une nouvelle langue et une nouvelle culture», conclut Hilal.
 
Pour en savoir plus:
 
Vous trouverez davantage d’informations relatives aux conditions de travail et de vie dans différents pays européens sur le portail de la mobilité de l’emploi EURES
 
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