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Les jeunes Européens veulent travailler à l’étranger

 La dernière étude Eurobaromètre indique que 53 % des jeunes en Europe veulent travailler dans un autre pays européen. Pourtant, moins de 3 % des Européens en âge de travailler vivent actuellement hors de leur pays d’origine.     
 
La dernière étude Eurobarometer, publiée en mai 2011, fait partie de l’initiative phare de la Commission européenne «Jeunesse en mouvement». Cette initiative vise à améliorer les perspectives d’emploi des jeunes en stimulant la mobilité à travers l’éducation.
 
Plus de 57 000 jeunes de 15 à 35 ans ont été interrogés et les 27 États membres de l’UE, ainsi que la Norvège, l’Islande, la Croatie et la Turquie étaient représentés dans l’étude publiée par la Commission européenne.
 
L’étude portait notamment sur la question de savoir si les jeunes désiraient travailler à l’étranger et a révélé qu’un peu plus de la moitié d’entre eux souhaitaient s’installer dans un autre pays européen. En Islande, 84 % des personnes interrogées ont exprimé un intérêt pour un éventuel départ, suivies des Suédois (76 %), des Bulgares (74 %), des Roumains (73 %) et des Finlandais (71 %).
 
Le fait que plus de la moitié des jeunes interrogés soient prêts à quitter leur pays pour trouver un emploi est une bonne nouvelle pour le marché du travail européen, d’autant plus que la mobilité des jeunes est considérée comme une manière de réduire le chômage et de stimuler la croissance économique.
 
Cependant, bien qu’un grand nombre de jeunes se disent désireux de s’installer dans un autre pays européen, le nombre des jeunes qui franchissent le pas est décevant. Il ressort également de l’étude que seul un jeune Européen sur sept (14 %) interrogé a effectivement étudié ou suivi une formation à l’étranger.
 
Bien que les personnes interrogées aient cité plusieurs motifs les empêchant de s’établir dans un autre pays européen, deux réponses revenaient plus fréquemment que les autres. Un quart (25 %) des personnes interrogées invoquaient des obligations familiales, telles que des enfants ou des parents à charge. Et pour un tiers des personnes interrogées (33 %) le manque de moyens financiers constituait le principal obstacle à la mobilité. Ce motif a été invoqué par la plupart des personnes interrogées originaires de Roumanie (51 %), de Hongrie, de Croatie et de Bulgarie (55 % pour ces trois pays).
 
 
Pour en savoir plus:
 
Plus d’informations sur l’initiative Jeunesse en mouvement
Lire l’étude Eurobarometer dans son intégralité

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