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De la fiction à la réalité

Il arrive que la réussite d’une industrie florissante donne naissance à une génération tout entière de jeunes ambitieux. Formidable! Oui, mais… garantir que tous trouvent du travail peut parfois relever du défi. Selon João Medroa, conseiller EURES à Lisbonne, le nombre de jeunes Portugais formés pour travailler dans le secteur du tourisme ou du divertissement dépasse le nombre d’emplois vacants, et ce malgré les nombreux touristes qui affluent chaque année dans la région.

En 2002, Medroa et ses collègues EURES de Lisbonne et de Paris ont saisi une opportunité d’emploi unique. Depuis lors, et dans une perspective de long terme, ils tirent le meilleur parti d’un partenariat de travail avec un célèbre employeur qui recherche en permanence de jeunes recrues talentueuses: Euro Disney.

Âgée de 31 ans et originaire de Lisbonne, Catarina Velhuco compte parmi les 200 Portugais recrutés au cours des 6 dernières années via EURES pour travailler à Euro Disney. En juillet 2005, malgré son diplôme de tourisme en poche et une expérience professionnelle en tant que guide touristique, Catarina a dû se démener pour trouver du travail au Portugal, en vain. Puis, un jour, une annonce publiée par EURES dans les journaux locaux a retenu son attention: il s’agissait d’un casting pour participer aux parades de Disneyland à Paris.

Plus de 210 personnes ont tenté leur chance lors de ces auditions incluant une épreuve de théâtre et de chant et un entretien. La connaissance de l’anglais ou du français était obligatoire. Grâce à ses compétences en anglais et son expérience avec le public, Catarina a immédiatement décroché un poste. Elle a déménagé en France le mois suivant. Aujourd’hui, cela fait presque trois ans qu’elle travaille à Disneyland Paris.

Catarina a passé ses six premiers mois déguisée en Mickey ou Minnie. Par la suite, il lui est arrivé d’assurer le rôle d’accompagnateur supervisant d’autres personnages. «C’est un emploi très flexible: si tu en as marre d’un département, tu peux demander à être muté dans un autre, et ainsi travailler dans un hôtel ou au centre commercial. Pour l’instant, je me plais vraiment bien dans les parades, mais il se peut que je quitte un jour ce département, car ce poste est assez éprouvant d’un point de vue physique».

Euro Disney met des logements à la disposition de ses travailleurs et fournit également une assistance en matière de droit de séjour et de fiscalité, des formalités administratives qui peuvent sembler compliquées aux nouveaux arrivants. «Tu peux toujours faire appel à quelqu’un si tu as besoin d’aide, notamment pour rendre la législation étrangère plus digeste», raconte Catarina.

Vivre dans un contexte international constitue l’un des atouts majeurs lorsque l’on travaille à l’étranger, et plus particulièrement à Euro Disney: «J’ai rencontré des personnes venant des quatre coins de l’Europe et j’habite dans une résidence internationale avec des Italiens, des Suédois, des Finlandais et des Polonais». Catarina a également eu l’occasion d’améliorer son français au cours de ces trois années passées dans la banlieue parisienne. Au début, tout n’a pas marché comme par enchantement: «Le parcours pour s’installer à l’étranger est parfois semé d’embûches, mais on les franchit facilement en se motivant à l’idée de rencontrer de nouvelles personnes et de commencer un nouveau boulot».

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