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La vie peut parfois devenir un long canal tranquille…

En se présentant au bureau EURES du Service public belge de l’emploi, Thomas Cole, 33 ans, n’avait vraiment pas d’idées préconçues en tête. Son objectif était de dénicher un emploi de guide ou d'accompagnateur, et il était prêt à considérer toutes les propositions, en Belgique comme à l'étranger. Quand Thomas, parcourant les offres d'emploi avec son conseiller EURES, a vu l'annonce pour un travail de guide à bord d'une péniche de croisière, il a donc sauté sur l'occasion et a tout de suite envoyé son CV. Peu de temps après, Thomas était en route pour la Hollande pour passer un entretien. Son profil a manifestement plu, car l'entreprise lui a rapidement fait savoir qu'il était embauché. Prêt à relever le défi d'un travail à l'étranger, Thomas a fait sa valise, sans oublier ses bottes en caoutchouc, et le voilà parti.

Transportant jusqu'à huit clients à la fois, ‘La Nouvelle Etoile’ sillonne les canaux de Hollande, de Belgique, de France et d'Allemagne, s'arrêtant près des sites intéressants. Le parcours universitaire de Thomas, tout comme son expérience professionnelle, ont fait de lui le candidat idéal pour ce type de travail: sa licence d'histoire médiévale lui permet d'apporter toutes ses lumières lors des visites de villes chargées d'histoire, tandis que sa maîtrise de l'anglais, du français, de l'allemand et du néerlandais s'avère cruciale. Selon les clients, il lui arrive aussi de pratiquer l'espagnol et l'italien!

Ce que Thomas apprécie tout particulièrement dans ce travail, c'est la diversité – il n’y a pas deux jours qui se ressemblent. Debout aux aurores pour aller chercher le petit-déjeuner, il doit programmer et encadrer les visites, prévoir les repas lors des excursions et, lorsqu'un client a oublié un achat lors d'une descente à terre, Thomas est là pour réparer l'oubli... si le client le lui demande poliment! L'équipage est composé de cinq membres, qui œuvrent tous pour que le voyage en péniche soit le plus agréable possible. À l'image des pays qu'ils traversent, l'équipage est international.

Sans son conseiller EURES en Belgique, Thomas n'aurait jamais vu cette annonce: «J'ai vraiment apprécié l'aide qu'ils m'ont apportée. Ce n'est pas que ce soit difficile de passer de Belgique en Hollande: après tout, ce n'est pas si loin, mais je me suis trouvé confronté à des tas de problèmes d'assurances. EURES m'a aidé à vérifier que j'étais bien assuré en Hollande.»

À l'approche de la fin de son contrat de sept mois, Thomas est rassuré de savoir qu’EURES sera encore là pour l'accompagner. Tout en profitant à fond de l'Europe sans frontières et de la mobilité qu'elle permet, il sait que le maquis administratif et fiscal subsiste, et il ne manquera pas d'appeler EURES pour s'assurer qu'il a rempli correctement sa déclaration d'impôts. De l'avantage de travailler avec des professionnels!

Thomas a vraiment beaucoup apprécié ce travail, qui lui permet à la fois d'exercer ses talents de guide, de partager ses connaissances historiques, et d'utiliser ses compétences linguistiques. La saison d'hiver le verra revenir en Belgique mais, dès le retour du printemps, il y a fort à parier qu'on le retrouvera à bord de ‘La Nouvelle Etoile’, naviguant au fil des canaux de l'Europe du Nord.

Dernière modification du texte: 10/2008


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