Le point sur...

Un triangle gagnant

Felipe a 34 ans. Il est technicien en mécanique et originaire de Barreiro, ville industrielle située sur la rive sud du Tage, non loin de la capitale du Portugal, Lisbonne. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il n’avait pas d’avenir professionnel chez lui, le jeune homme hautement qualifié a pris contact avec EURES, qui l’a aidé à trouver un emploi adapté sur l’île méditerranéenne de Malte.

«Certes, la vie est belle à Barreiro. Mais par les temps qui courent, il est difficile de joindre les deux bouts», regrette Felipe. C’est pourquoi, après quelques mois au chômage, ce dernier a dû prendre l’une des décisions les plus difficiles de sa vie: choisir entre un bon travail et sa ville natale. Barreiro s’est développée dans les années soixante afin de loger les travailleurs employés dans les usines et bureaux de l’industrie locale. Aujourd’hui cependant, la plupart des usines sont soit à l’abandon, soit désaffectées, la plupart des habitants travaillant désormais sur l’autre rive du fleuve, à Lisbonne. Pour les travailleurs industriels locaux, la situation demeure critique. En effet, les chances de trouver un emploi à Lisbonne sont maigres, et la concurrence pour les postes vacants, féroce.

Felipe a grandi pendant la «âge d’or» qu’a connu la ville. Il rêvait alors de devenir technicien en mécanique, à une époque où sa ville natale offrait de nombreuses opportunités. Cependant, après des années d’études et de travail, le vent a tourné en défaveur de la ville, contraignant Felipe à envisager son avenir en se demandant s’il était dans sa ville natale ou ailleurs. Outre la recherche d’un emploi, Felipe était également curieux de voyager et de voir le monde. Un travail à l’étranger s’est donc imposé à lui comme un défi intéressant et comme un nouveau départ.

À cette fin, il a donc contacté EURES. Là, Margarida Rodrigues, conseillère EURES à Barreiro, lui a appris que Playmobil, une société allemande de fabrication de jouets, recrutait des ingénieurs mécaniques anglophones pour ses locaux de production établis à Malte. La société proposait la prise en charge des frais de déplacement et d’hébergement pour les demandeurs d’emploi étrangers convoqués à un entretien. Margarida avait déjà sélectionné Vera, une portugaise de 27 ans, pour un poste similaire, lorsque Felipe décida lui aussi de tenter sa chance.

Malte, qui enregistre l’un des taux de croissance de l’emploi les plus spectaculaires d’Europe, attire des sociétés du monde entier en raison d’une fiscalité faible et de sa main d’œuvre bien formée. Toutefois, ce développement économique positif a également conduit à des pénuries de main d’œuvre, et notamment à un manque cruel de techniciens en mécanique. Après avoir annoncé son offre par l’intermédiaire d’EURES, Playmobil a reçu de nombreuses candidatures, provenant à la fois de Malte et d’autres régions de l’Union européenne.

Vera et Felipe ont tous deux été invités à un entretien. «Nous étions tendus évidemment. Il s’agissait de notre premier entretien en anglais, dans un pays étranger. Mais grâce à l’aide et à la préparation dispensées par EURES, à Malte et chez nous, au Portugal, nous avons tous deux décroché l’emploi que nous visions et nous travaillons à présent dans un environnement vraiment stimulant», explique Vera. Et Felipe d’ajouter, enthousiaste: «Playmobil assure la prise en charge de notre logement pendant un ou deux mois, ce qui est génial, mais je vais bientôt chercher un appartement avec, si tout va bien, une belle vue sur la mer.»

Felipe et Vera peuvent désormais faire des projets et sont heureux d’avoir eu l’opportunité de se rendre dans cette île unique. Ils recommandent vivement Malte comme un endroit où il fait bon travailler, et EURES en tant que partenaire efficace et utile au service des travailleurs mobiles.

Dernière modification du texte: 01/2008


clause de non-responsabilité
Les articles «Le point sur…» sont destinés à informer les utilisateurs du portail EURES sur des questions d’actualité et les tendances du moment, et visent à stimuler la discussion et le débat. Ils ne reflètent pas forcément le point de vue de la Commission européenne.