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Etudier et travailler dans un nouvel Etat membre de l'Union européenne - un exemple norvégien

Anne-Kathrine Lystad s’est très tôt intéressée à ce qui se passait au-delà des frontières de son pays. Elle n’avait que 17 ans lorsqu’elle est allée étudier un an au Portugal dans le cadre d’un programme d’échange AFS. Cette expérience lui a ouvert l’esprit et l’a amenée à s’intéresser à d’autres régions et cultures d’Europe. Au cours de sa dernière année dans l’enseignement secondaire, elle s’est rendu compte que le design industriel et de produits était une orientation professionnelle qui la tentait et elle a décidé d’entamer des études universitaires dans cette matière, mais pas en Norvège. Anne-Kathrine a choisi, de manière un peu insolite à l’époque, de s’installer temporairement en Roumanie et de faire ses études universitaires dans le charmante cité de Cluj-Napoca, au nord-ouest du pays. L’Université des arts et du design (Universitatea de Artå si Design) de la ville est renommée pour la haute qualité de son enseignement et de ses enseignants. Une autre raison avait conduit Anne-Kathrine à étudier quatre ans en Roumanie, l’industrie roumaine du meuble était en plein essor et ce secteur a constamment besoin de designers créatifs.
 
Anne-Katherine s’est rapidement sentie comme chez elle en Roumanie. “J’ai eu besoin d’une année pour apprendre la langue – mais je me suis sentie à l’aise après seulement quelques semaines", confirme-t-elle. "Et vivre en Roumanie n’était pas un problème avec une bourse norvégienne". Elle recommande vivement la Roumanie, tant pour les études que pour la vie professionnelle. “Bien sûr, je ne peux m’exprimer qu’au sujet de l’université de Cluj,” explique-t-elle, “mais j’ai été très satisfaite de mes études et de l’encadrement de mes professeurs. Maintenant que j’entame ma carrière, j’espère pouvoir prouver ma gratitude à mon ‘Alma Mater’ et à la Roumanie. Le pays est en plein essor et il me paraît plus judicieux de déployer mes compétences ici plutôt qu’en Norvège, où il ne manque pas de grands designers.”
 
Avant de quitter la Norvège, Anne-Kathrine désirait obtenir des informations concernant les conditions de vie et de travail en Roumanie. Elle est entrée en contact avec la conseillère Eures Eugenia Filip Tecusan. Eugenia, qui est d’origine roumaine, vivait en Norvège depuis 1989. Elle travaille pour Eures depuis neuf ans et a eu l’opportunité de collaborer à maintes reprises avec ses homologues d’Eures en Roumanie. Lorsque Anne-Kathrine lui a fait part de ses projets de s’installer en Roumanie et d’y commencer une nouvelle vie, Eugenia a pris contact avec le conseiller Eures de Cluj, dont elle a sollicité les conseils et l’assistance pour les aspects pratiques. En l’espace de quelques jours, Anne-Kathrine a reçu un dossier d’information complet, y compris la brochure Eures récemment publiée, intitulée Living and Working in Romania, qui présente des conseils sur les permis de travail, les prestations sociales, les formalités administratives, ou le logement. Munie de ce premier support et assurée qu’elle pourrait faire appel au conseiller local Eures dans son pays d’accueil, Anne-Kathrine a relevé son propre défi.
 
L’aventure d’Anne-Kathrine a été une excellente opportunité pour Eures Norvège et Roumanie d’intensifier leurs relations et d’échanger les informations les plus récentes concernant les conditions de vie et de travail dans les deux pays. En octobre, Eures Norvège assistera à la réunion annuelle d’Eures Roumanie, présentera les spécificités du marché du travail norvégien, et fournira des informations sur les emplois vacants présentant de l’intérêt pour les travailleurs roumains.
 
Les employeurs norvégiens recherchent actuellement en particulier des techniciens, des conducteurs et des travailleurs de la construction. Eugenia est convaincue que les travailleurs roumains peuvent parfaitement occuper ces emplois – et Eures s’assurera que les personnes en quête d’emploi soient dûment informées de ce qui les attend et des formalités à accomplir pour poser sa candidature.
 
La conseillère estime également que les marchés du travail d’Europe de l’Est présentent de nombreux avantages pour les Norvégiens qui désirent investir, travailler et vivre dans ces pays. Les économies de cette région connaissent un développement rapide et le besoin de salariés hautement qualifiés et spécialisés et d’entrepreneurs sont immenses. Quant aux salaires offerts pour ces emplois, ils sont souvent très satisfaisants en comparaison avec le coût de la vie. Eures Norvège a décidé par conséquent de s’adresser prioritairement aux étudiants en économie des universités norvégiennes, et de leur fournir des informations concernant les particularités des pays d’Europe centrale et orientale.
 
Un nouveau passage s’est ouvert. Les marchés du travail roumain et norvégien ont besoin de personnes possédant des compétences différentes et la mobilité continuera à offrir de nouvelles perspectives aux chercheurs d’emploi tels que Anne-Kathrine Lystad.
 
EURES Roumanie
 
EURES Norvège
 

Dernière modification du texte: 11/2007


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