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«Désolé, je ne parle pas le danois» n’est plus un obstacle

Le faible taux de chômage de 3,3 % (*) au Danemark (qui, avec les Pays-Bas, se situe au niveau le plus bas de l’ensemble de l’Union européenne), est à l’origine d’une grave pénurie de main d’œuvre dans des secteurs clés. Les emplois les plus affectés sont les chauffeurs et les opérateurs de chantiers mobiles. Par conséquent, la recherche d’une main d’œuvre faiblement qualifiée semblait, pour Arriva Skandinavien S/A, être une solution commode pour remédier à cette pénurie. Avec un effectif supérieur à 5 000 personnes, Arriva, qui est l’une des plus grandes entreprises scandinaves de son espèce, transporte annuellement plus d’un milliard de passagers au Danemark, au Royaume-Uni, en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Portugal, en Suède et en Italie. À la fin de l’été 2007, Arriva recherchait plus de 400 chauffeurs de bus et estimait ses besoins à 1 600 pour les deux années suivantes.
 
L’entreprise a par conséquent décidé de contacter EURES Denmark en septembre, par une heureuse coïncidence une semaine avant que le service de l’emploi n’entame une tournée d’information à bord d’un autobus à travers la Pologne et l’Allemagne. À la différence de ce pays nordique, l’Allemagne (6,3 %) et la Pologne (9,1 %) doivent faire face à des taux de chômage particulièrement élevés. L’objectif de cette tournée – dans le cadre des Journées européennes de l’emploi 2007 –  consistait à visiter cinq villes dans chaque pays et à permettre aux conseillers en matière d’emploi de rencontrer directement les chercheurs d’emplois sur place. Les «passagers» faisaient la promotion des opportunités d’emploi dans le pays scandinave et fournissaient une assistance aux employés potentiels. Arriva a décidé d’être du voyage et d’accompagner la tournée avec son propre représentant.
 
Bien consciente de la pénurie générale de main d’œuvre au Danemark, l’entreprise devait encore envisager les barrières linguistiques pour les employés d’origine étrangère. À cette fin, Arriva a proposé une période d’adaptation de quatre mois au cours de laquelle les nouveaux travailleurs récemment arrivés pourraient participer à des cours de danois intensif tout en commençant à travailler en tant que chauffeurs – en portant un badge explicite: «Désolé, je ne parle pas le danois». L’entreprise de transport était consciente que les passagers de bus danois accordent plus d’importance au fait d’être conduits que d’être en mesure de parler aux chauffeurs. 
 
L’initiative d’Arriva a été couronnée de succès. Plus de 500 candidatures ont été reçues pendant la tournée, et peu de temps après, et environ 40 personnes ont déjà été sélectionnées pour des entretiens. Les alaires élevés (les Polonais pourraient gagner jusqu’à sept fois plus que dans leur pays d’origine) sont l’un avantages attrayant qui peuvent être accordés aux candidats. En outre, Arriva pourvoira à l’hébergement des travailleurs migrants afin de les aider à s’établir.
 
Avec le soutien d’EURES, cette entreprise a été en mesure de résoudre efficacement le problème de la pénurie de main d’œuvre dans leur secteur d’activité. Tant Peter Correll d’Arriva que le conseiller EURES danois, M. Jorgen Uldall-Ekmann, tiraient un bilan très positif de la tournée d’information en bus. Un nombre non négligeable de chercheurs d’emploi et d’employeurs ont participé à cette initiative qui avait été bien couverte par les médias dans les trois pays participants. Grâce à EURES, une autre entreprise a pu découvrir une voie lui permettant de répondre aux besoins des marchés de l’emploi tant danois que polonais et allemand.
 
(*) Euro-indicateurs d’Eurostat 132/2007

Dernière modification du texte: 11/2007


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