Environnement

Une politique de l’Union intégrée pour l’Arctique

08/12/2016

Une nouvelle politique de l’Union intégrée pour l’Arctique a été adoptée. Elle vise à renforcer la coopération internationale, à lutter contre le changement climatique, à intensifier la protection de l’environnement et à promouvoir le développement durable dans cette région, qui revêt une importance capitale sur le plan environnemental et économique.

L’Arctique est extrêmement sensible à l’activité humaine et à l’impact du changement climatique, qui entraînent des répercussions majeures sur le rôle que joue cette région en matière de régulation du climat mondial, et notamment des conditions météorologiques en Europe.

Adoptée par la Commission européenne et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, cette proposition de politique guidera les actions de l’UE dans la région de l’Arctique, en intensifiant son engagement au moyen de 39 actions axées sur trois objectifs politiques principaux:

  • protéger et préserver l’Arctique, ainsi que soutenir les recherches visant à lutter contre les impacts environnementaux et le changement climatique;
  • promouvoir l’utilisation durable des ressources et le développement économique, en collaboration avec les habitants de la région;
  • renforcer la coopération internationale via l’engagement et le dialogue avec les États arctiques, les populations indigènes et d’autres partenaires.

L’importance de la recherche, de la science et de l’innovation se retrouvera dans ces domaines prioritaires grâce au soutien de projets visant à assurer la coopération, à lutter contre le changement climatique (voir encadré) et à assurer une utilisation durable des ressources.

Selon Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche: «Nous agissons sur l’Arctique et l’Arctique agit sur nous. Les conditions météorologiques mondiales, les océans, les écosystèmes et la biodiversité locale subissent tous l’influence de l’Arctique.

Alors que la tendance au développement humain est inévitable, il nous appartient de faire en sorte que celui-ci prenne une forme durable. Cela doit se faire dans le plein respect des modes de vie des habitants de la région, en protégeant sa ressource la plus précieuse, à savoir l’environnement.»

«Les conditions météorologiques mondiales, les océans, les écosystèmes et la biodiversité locale subissent tous l’influence de l’Arctique. »

Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche

L’UE, qui compte trois États du Conseil de l’Arctique parmi ses membres (la Finlande, la Suède et le Danemark), est l’un des principaux bénéficiaires des ressources et des marchandises provenant de la région arctique. Par conséquent, de nombreuses politiques et lois européennes ont des incidences sur cette région et ses habitants. Ces dernières années, plusieurs États membres ont publié des documents nationaux sur la politique arctique. La nécessité d’établir une stratégie européenne intégrée pour la région s’avère dès lors d’autant plus importante pour garantir la cohérence avec les politiques nationales et pour conférer la plus grande valeur ajoutée possible à l’action de l’UE.

Lutter contre le carbone noir

Au cours des dernières décennies, l’Arctique s’est réchauffé à un rythme presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Cette région est en effet particulièrement sensible aux émissions de polluants climatiques à courte durée de vie, comme le carbone noir, formé principalement par la combustion incomplète de combustibles fossiles, de biocarburants et de biomasse. Le carbone noir noircit la neige et la glace et alimente une contre-réaction qui accélère et intensifie les incidences du changement climatique.

Pour lutter contre ce problème, la Commission européenne financera une initiative visant à réduire les émissions de carbone noir dans la région arctique (1,5 million d’euros) dans le cadre de son instrument de partenariat. Le projet a pour but de renforcer la coopération internationale afin de lutter contre les émissions de carbone noir. Il lancera un processus qui permettra de définir des engagements et des objectifs pour d’importantes sources d’émission de carbone noir, capables de toucher la région, dont le brûlage de gaz, le chauffage domestique et la navigation maritime.

Action pour le climat