Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Moyen-Orient

Des équipes européennes ont été immédiatement déployées après l’explosion à Beyrouth. © Union européenne, 2020 (photographe : Lisa Hastert)

Pris en étau entre une situation géopolitique complexe et des menaces terroristes grandissantes, le Moyen-Orient est sujet à une instabilité croissante depuis ces 10 dernières années.

Les conflits durables en Syrie, au Yémen et en Irak ont causé une crise humanitaire écrasante et interminable, entraînant le déplacement de millions de personnes, que ce soit dans le périmètre des frontières nationales ou dans les pays voisins.

Les millions de déplacés vivent dans des camps, avec un accès très limité aux ressources de base. Cette situation place les pays qui les accueillent, comme la Jordanie, l’Égypte et le Liban, dans un état de saturation dangereux. 

Au Yémen, plus de 6 années de conflit armé ont conduit au déplacement de plus de 4 millions de personnes. Confronté à un risque alarmant de famine généralisée, le pays connaît l’une des plus grandes crises humanitaires au monde.

La situation humanitaire en Syrie demeure gravement préoccupante. En raison des difficultés économiques du pays et de l’accès restreint aux services de base, plus de 13 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire.

Le Liban détient le taux de réfugiés/population le plus élevé au monde. Alors que le pays se trouvait déjà dans une situation désastreuse, l’explosion du port de Beyrouth en août 2020 n’a fait qu’y aggraver l’impasse politique et la crise socioéconomique.

En Égypte, réfugiés et demandeurs d’asile en provenance des pays de la Corne de l’Afrique sont aussi à la source d’un contexte d’accueil de déplacés qui s’éternise, avec des obstacles importants et multiples en ce qui concerne l’accès de ces derniers aux services de base. 

En outre, le blocus de Gaza  et l’occupation de la Cisjordanie sont également les causes d’une crise humanitaire durable. La récente recrudescence des tensions et violences sectaires ont encore exacerbé les besoins humanitaires.

La pandémie de COVID-19 et les confinements qui s’en sont suivis ont dégradé les conditions de vie des habitants de la région. Cela a lourdement pesé sur des systèmes de santé déjà faibles, entraîné la fermeture des écoles et entravé l’acheminement d’une aide humanitaire pourtant essentielle.

En outre, les fréquentes violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire compromettent la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires. Elles compliquent la tâche des organisations humanitaires internationales qui cherchent à atteindre les populations les plus vulnérables de la région.

En réaction, les fonds de l’UE permettent de fournir des secours médicaux d’urgence, une protection, des vivres, une aide nutritionnelle, de l’eau, un assainissement et une hygiène, un hébergement, des soins de santé, et des services logistiques. Ils permettent également de garantir l’accès à l’éducation de milliers d’enfants et d’améliorer les conditions de vie dans les nombreux camps de déplacés.

L’UE soutient une réponse impartiale et fondée sur les principes humanitaires, définie uniquement par les besoins, sans prendre parti dans les conflits.

Dernière mise à jour
01/06/2021