Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Palestine

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© UE/ECHO/Peter Biro
Introduction

La crise qui sévit dans la région depuis 50 ans a entraîné une dégradation de la situation humanitaire des communautés palestiniennes de Cisjordanie, qui doivent faire face à de nombreuses difficultés, notamment des restrictions au niveau de la circulation des personnes et des marchandises, des démolitions d’habitations, des saisies de terrains, des violences ciblant les colons et des privations au niveau des services de base. À Gaza, les affrontements récurrents, le blocus, les trois guerres de ces dix dernières années et, dans une certaine mesure, le conflit intra-palestinien ont entraîné une dégradation continuelle de la situation sur le plan humanitaire, avec notamment l’endommagement des infrastructures, des restrictions en matière d’accès, l’émergence d’un chômage écrasant, l’effondrement des soins de santé et d’autres services essentiels.

Quels sont les besoins ?

Plus de deux millions de Palestiniens (sur un total de 4,8 millions) ont besoin d’une aide humanitaire. À Gaza, le blocus et les affrontements récurrents se sont traduits par une continuelle érosion du développement économique, avec pour conséquence la complète dépendance à l’aide humanitaire d’1,6 million de personnes, soit environ 80% de la population totale de Gaza. Gaza doit également faire face à une crise chronique en matière d’énergie, qui affecte l’accès des populations à l’eau, aux soins de santé et à d’autres services essentiels. La situation est exacerbée par l’âpre rivalité qui oppose les deux principaux partis politiques palestiniens, la Fatah et le Hamas. Avec l’augmentation de la pauvreté et du chômage, la nourriture disponible reste hors de portée pour la majorité de la population. Par ailleurs, les moyens de subsistance restent fragiles, en particulier dans l’industrie de la pêche et dans le secteur agricole, en raison des restrictions d’accès aux terres agricoles de Gaza et aux zones de pêche le long de la côte.
En Cisjordanie, quelque 500 000 Palestiniens habitant à Jérusalem-Est et dans la zone C – une zone qui représente plus de 60% de la Cisjordanie et où Israël conserve le contrôle sur la sécurité, la planification et la construction – disposent d’un accès limité à l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation et d’autres services de base en raison de restrictions et d’obstacles divers. Les expulsions forcées et les démolitions d’habitations sont de plus en plus fréquentes, notamment à cause des restrictions en matière de construction, des refus de permis de construire, des exercices militaires à proximité des zones résidentielles, des violences ciblant les colons, entre autres choses. En conséquence, les Palestiniens se retrouvent séparés de leurs terres, leurs familles, leurs écoles, leurs hôpitaux, et leurs lieux de travail et de culte.

Carte du région
En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne a alloué € 36 millions de fonds humanitaires à la Palestine en 2018. En Cisjordanie, € 4,7 millions ont été alloués en 2017 aux familles vivant dans la zone C et à Jérusalem-Est afin de financer une assistance juridique, une réponse d’urgence aux démolitions et expulsions, ainsi qu’une aide matérielle pour les services essentiels.

Dans la bande de Gaza, € 13,5 millions ont été alloués en 2017 à des programmes destinés à lutter contre la pauvreté et l’aggravation des conditions de vie des populations touchées par le blocus terrestre, aérien et maritime israélien. Il s’agit principalement de fournir une aide au logement, des soins de santé, des services d’eau et d’assainissement, une préparation aux catastrophes et des activités de protection. L’aide alimentaire comprend généralement une allocation en espèces sans condition pour les ménages en situation économique particulièrement fragile, ainsi que des mesures visant à stimuler la production agricole des petits et moyens producteurs.

Depuis 2000, la Commission européenne a débloqué plus de € 700 millions d’aide humanitaire en contribution à la réponse aux besoins fondamentaux de la population palestinienne.

* La désignation de ‘Palestine’ ne doit pas être interprétée comme la reconnaissance d’un État de Palestine et ne doit porter préjudice à aucune des positions individuelles des États membres sur la question.

Dernière mise à jour
27/09/2018