Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Haïti

Haiti_UNICEF
© UNICEF
Introduction

Au vu de sa vulnérabilité aux risques naturels et sa forte propension à la pauvreté, Haïti n’a qu’une capacité limitée à faire face aux situations d’urgence récurrentes telles que les tremblements de terre, les ouragans et les sécheresses prolongées.

L’insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition, les épidémies et les besoins humanitaires engendrés par la crise migratoire actuelle exigent une aide humanitaire soutenue.

Quels sont les besoins ?

Haïti est confronté à une insécurité alimentaire et nutritionnelle critique en 2019, et plus de cinq millions d’Haïtiens devraient se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë entre avril et juin. Sur ce nombre, 2.6 millions de personnes ont besoin d’une aide pour couvrir leurs besoins fondamentaux. La prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans reste élevée et au-dessus des niveaux d’urgence de l’OMS en plusieurs endroits, y compris le département du nord-ouest. 

Plus de deux ans après l’ouragan Matthew, qui a touché les côtes haïtiennes, plus de 140 000 ménages n’ont toujours pas accès à des foyers et des abris résistants aux tremblements de terre. Des besoins humanitaires persistent dans les camps de déplacés internes mis en place après le tremblement de terre de 2010. Environ 37 500 Haïtiens sont encore abrités dans des camps où l’accès à l’eau et aux services de base reste limité. 

En outre, environ 230 000 Dominicains d’origine haïtienne risquent de devenir apatrides et d’être déportés en Haïti. Depuis juin 2015, plus de 260 000 personnes ont franchi la frontière entre la République dominicaine et Haïti, dont plus de 4 000 mineurs non accompagnés.

En 2018, 3 733 nouveaux cas suspectés de choléra ont été signalés, dont 43 décès associés. Cela représente une diminution de 72 % des cas suspectés et des décès associés enregistrés, par rapport à la même période de l’année dernière.

Map_Haiti_FR
En quoi consiste notre aide ?

Depuis 1994, la Commission européenne a fourni une aide humanitaire de 401 millions d’euros à Haïti, ce qui en fait le principal bénéficiaire de l’aide humanitaire de l’UE en Amérique latine et dans les Caraïbes. L’aide de l’UE a permis de venir en aide aux victimes du tremblement de terre de 2010 et à plusieurs ouragans de grande ampleur. L’aide humanitaire de l’UE contribue également à lutter contre l’épidémie de choléra, les sécheresses et la crise migratoire, tout en renforçant les capacités locales à se préparer aux risques naturels et épidémiques et à y réagir.

En 2018, l’UE a investi 3.4 millions d’euros dans des projets de préparation aux catastrophes, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH), des capacités de réaction rapide, des techniques de construction d’abris résistants aux catastrophes et de la préparation à la sécheresse. Un montant supplémentaire de 12 millions d’EUR a été mobilisé pour répondre aux besoins aigus d’insécurité alimentaire et d’hébergement et pour accroître la coordination entre les opérations humanitaires.

En 2016 et 2017, près de 20 millions d’euros d’aide d’urgence ont été mobilisés pour couvrir les besoins immédiats des populations les plus touchées par l’ouragan Matthew; Il s’agissait notamment de fournir de la nourriture, des abris, de l’eau, des moyens de subsistance, de l’aide alimentaire et de l’éducation. 

Depuis 2014, 49 millions d’euros ont été alloués pour répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels aigus par des transferts en espèces, la fourniture d’eau potable et un soutien au rétablissement des moyens de subsistance.

Après le tremblement de terre de 2010, l’UE a fourni des abris, de l’eau potable, des soins de santé, de l’alimentation et une protection à cinq millions de personnes. Une aide de l’UE d’un montant total de 52.7 millions d’euros a permis de lutter contre l’épidémie de choléra qui s’en est suivie, ciblant près de trois millions de personnes. 

Depuis 1998, l’UE a investi plus de 22 millions d’euros dans ses programmes de préparation aux catastrophes (DIPECHO) pour mettre en place des systèmes d’alerte rapide et pour renforcer les abris et les infrastructures contre les ouragans, les inondations et d’autres catastrophes naturelles. Le renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables face aux risques naturels et aux risques épidémiques demeure une priorité.

Dernière mise à jour
11/01/2019