Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Colombie

Colombia by UNFAO
© UNFAO
Introduction

En 2016, après plus de 50 ans de conflit, le gouvernement colombien a signé un accord de paix avec le plus grand groupe de guérilla du pays, les FARC. Toutefois, plusieurs autres groupes armés restent actifs dans le pays, et les civils continuent de subir les conséquences humanitaires de la violence en cours. La Colombie abrite également plus de 1,1 million de Vénézuéliens qui ont quitté leur pays.

Quels sont les besoins ?

En raison de la violence persistante, les besoins humanitaires ont augmenté en 2018, avec une hausse de 89 % du nombre de civils déplacés de force par la violence armée. La Colombie compte le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays, avec plus de 7,4 millions de personnes enregistrées dans le pays. En outre, plus de 360 000 réfugiés colombiens ont cherché refuge dans les pays voisins et ont besoin d’une protection. Au cours des deux dernières années, plus de 416 dirigeants communautaires et défenseurs des droits de l’homme ont été assassinés.

Les principaux besoins des populations touchées par le conflit concernent la protection, l’aide alimentaire, l’accès aux soins de santé, l’éducation dans les situations d’urgence et l’approvisionnement en eau potable. Les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur du pays ont besoin de logements temporaires et d’articles ménagers de base (kits d’hygiène, ustensiles de cuisine), ainsi que d’un soutien psychologique et d’une aide pour obtenir une assistance juridique ou le statut de réfugié.

En outre, la crise actuelle au Venezuela et les déplacements de population vers la Colombie qui en résultent suscitent des inquiétudes: plus d’un million de Vénézuéliens sont enregistrés en Colombie, et vivent souvent dans des situations d’extrême vulnérabilité.

La Colombie est également l’un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles dans le monde: les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les glissements de terrain, les graves inondations récurrentes et les sécheresses touchent des millions de personnes dans tout le pays.

Carte de Colombie
En quoi consiste notre aide ?

La direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes de la Commission européenne (ECHO) accorde une attention particulière aux victimes de crises oubliées - des crises humanitaires graves et prolongées où les populations touchées ne reçoivent pas une aide internationale suffisante, comme en Colombie. Avec plus de 241 millions d’euros d’aide humanitaire depuis 1994, la Colombie est le principal bénéficiaire de l’aide humanitaire de l’UE en Amérique latine. Rien qu’en 2018, la Commission a alloué plus de 9,6 millions d’euros d’aide à la Colombie.

Les besoins des Colombiens touchés par le conflit, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les communautés isolées ou confinées par le conflit, les réfugiés et les personnes ayant besoin d’une protection internationale dans les pays voisins (principalement l’Équateur et le Venezuela) représentent 88 % du financement humanitaire de l’UE depuis 1994. La réponse aux catastrophes naturelles représente 7 % du financement. Enfin, les projets visant à renforcer la préparation des communautés et des institutions aux risques naturels constituent les 5 % restants.

Les Colombiens touchés par le conflit, que ce soit dans leurs communautés ou déplacés en raison de la violence (y compris ceux qui cherchent refuge dans les pays voisins), constituent une priorité de l’aide humanitaire de l’UE, qui met l’accent sur la fourniture d'une protection, de soins de santé, d’eau et d'installations sanitaires aux groupes vulnérables, tels que les femmes, les enfants et les populations autochtones et afro-colombiennes.

L’UE met également l’accent sur le renforcement de l’aide alimentaire, en particulier pour ceux dont les moyens de subsistance sont limités par des groupes armés, et le soutien à l’éducation dans les situations d’urgence afin de garantir que les enfants déplacés à l’intérieur du pays ou les réfugiés mineurs en Équateur et au Venezuela continuent d'être scolarisés.

L’UE s’efforce de réduire les risques liés aux catastrophes naturelles et d’accroître la résilience et la préparation des personnes les plus vulnérables aux inondations, aux sécheresses, aux glissements de terrain et aux tremblements de terre. La préparation aux catastrophes et le renforcement des capacités sont intégrés dans tous les projets afin de limiter l’impact des risques naturels et de renforcer la capacité de réaction des communautés et des institutions.

Dernière mise à jour
22/01/2019