Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Vietnam, Cambodge et RDP Lao

Mekong Region by Evangelos Petratos
© UE/ECHO/Evangelos Petratos
Introduction

La région du Mékong – composée du Viêt Nam, de la République démocratique populaire lao (RDP Lao) et du Cambodge – est fréquemment victime de catastrophes naturelles, notamment des inondations, des épisodes de sécheresse et des typhons. La grande majorité de la population de ces trois pays étant largement dépendante de l’agriculture, leurs moyens de subsistance se retrouvent souvent endommagés par ces événements récurrents, combinés aux irrégularités dans les tendances saisonnières. L’Union européenne finance des projets axés sur le renforcement de la résilience des communautés et des capacités de préparation aux catastrophes. Elle soutient également la fourniture de matériel de première urgence tel que des kits de réparation des habitations, des kits d’hygiène et de l’eau potable.

Quels sont les besoins ?

Au Cambodge, 90 % de la population pauvre du pays vit dans des zones rurales, où les pluies de mousson saisonnières et les inondations qui en résultent peuvent causer d’importantes destructions. Chez son voisin, en République démocratique populaire lao, la vulnérabilité face aux risques naturels est renforcée par l’exploitation illégale des forêts et par la déforestation. Les catastrophes naturelles se produisent dans un contexte de pauvreté généralisée, en particulier dans les zones montagneuses rurales et inaccessibles. Plus récemment, en août 2016, une série d’averses torrentielles a déclenché des inondations dans de nombreuses régions du pays. Ces inondations ont touché près de 20 000 personnes, endommagé les habitations et inondé de vastes étendues de terres agricoles.

Le Viêt Nam disposant d’un long littoral, les cyclones et les tempêtes tropicales y sont une occurrence régulière. Bien que les capacités locales de résistance et de réaction aux catastrophes naturelles aient été considérablement renforcées au cours des dix dernières années, une aide supplémentaire est parfois nécessaire lorsque des catastrophes de grande ampleur se produisent.

Les tempêtes, les épisodes de sécheresse et les glissements de terrain plongent souvent les communautés locales dans le besoin, après avoir détruit leurs habitations et moyens de subsistance. Les épidémies de maladies tropicales, comme la dengue et la malaria, exercent une pression supplémentaire sur les services de santé locaux. L’accès aux populations touchées peut parfois aussi représenter une difficulté supplémentaire dans les zones reculées dont les infrastructures sont inadaptées et endommagées.

Carte région du Mékong
En quoi consiste notre aide ?

En 2018, la Commission européenne a investi 1,2 million d’EUR dans des projets d’aide humanitaire et de préparation aux catastrophes dans la région du Mékong afin d’atténuer les risques imposés aux populations les plus vulnérables par les catastrophes naturelles et de renforcer la résilience des communautés locales.

Les derniers fonds alloués à ce jour portent l’aide humanitaire fournie aux trois pays du Mékong à un total de 35,5 millions d’EUR depuis 2009, dont plus de 14,5 millions au Cambodge, 9,55 millions à la RDP Lao et 10,7 millions au Viêt Nam.

Ces programmes ont permis de renforcer les capacités de préparation aux catastrophes grâce à des formations dispensées auprès des comités locaux de gestion des catastrophes, à l’intégration de la réduction des risques de catastrophe dans les plans locaux, à la mise en œuvre de mesures d’atténuation à petite échelle, comme le renforcement des bâtiments scolaires, des latrines et des puits pour une meilleure résistance aux inondations, le rehaussement des chaussées, la construction de petites digues et la mise en place de systèmes d’alerte précoce. Les programmes accordent également la priorité à l’éducation, aux campagnes de sensibilisation des populations et à la veille épidémique dans les zones à haut risque.

La Commission européenne investit régulièrement dans une aide humanitaire dans la région du Mékong pour répondre aux besoins découlant des catastrophes naturelles récurrentes. En réponse à la rupture du barrage hydroélectrique de Xepian-Xe Nam Noy dans le sud de la RDP Lao, la Commission a débloqué 200 000 EUR pour soutenir la fourniture d’articles de secours tels que des abris, des kits de réparation des habitations, de l’eau potable et des kits d’hygiène aux familles les plus touchées.  Lorsque le typhon Damrey a frappé plusieurs zones des régions du centre et du centre-sud du Viêt Nam, début novembre 2017, la Commission a débloqué 200 000 EUR pour faire face aux besoins urgents des populations touchées. En 2016, plus de 2 millions d’EUR ont été débloqués pour prêter assistance aux populations touchées par la sécheresse et les infiltrations d’eau salée dans la région des hauts plateaux du centre du Viêt Nam et dans le delta du Mékong. Ces fonds se sont concentrés sur l’organisation d’un accès à l’eau potable et de transferts d’espèces inconditionnels, ainsi que sur la promotion des bonnes pratiques en matière d’hygiène. La région étant sujette aux risques naturels, ces projets comportaient également des mesures de préparation aux catastrophes. Dans l’ensemble, ce sont plus de 135 000 personnes dans certaines des régions les plus durement touchées qui ont bénéficié de ces interventions financées par l’Union.

Fin 2013, un total de 4 millions d’EUR a été débloqué pour faire face aux dégâts causés par le passage des cyclones Wutip et Nari au Cambodge et au Viêt Nam. Au Cambodge, 2 millions d’EUR ont été alloués en faveur de la fourniture d’abris d’urgence, d’une aide alimentaire, d’un soutien aux moyens de subsistance, d’un accès à l’eau potable, de l’assainissement et de mesures d’hygiène, tandis qu’1 million d’EUR supplémentaire a été investi dans des mesures de reconstruction rapide comme la réhabilitation des infrastructures de petite taille et une aide alimentaire à moyen terme. Au Viêt Nam, une enveloppe d’1 million d’EUR a été débloquée pour répondre aux besoins de base des victimes en matière d’hébergement, de soutien aux moyens de subsistance, d’accès à l’eau, d’assainissement et de mesures d’hygiène en faveur des victimes.

Dernière mise à jour
20/09/2018