Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Asie Centrale

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© UE/ECHO/Pierre Prakash
Introduction

Le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan – soit les cinq républiques d’Asie centrale – sont particulièrement exposés aux catastrophes naturelles, comme les glissements de terrain, les avalanches, les inondations, les séismes, les vagues de sécheresse et la fonte des glaciers. Ces catastrophes naturelles entraînent non seulement des pertes considérables en vies humaines et beaucoup de misère, mais aussi des destructions d’habitations et des moyens de subsistance, et entravent le développement de ces pays sur le long terme.

Quels sont les besoins ?

La diversité géographique de l’Asie centrale, allant de paysages montagneux à des steppes, en passant par des zones désertiques et de grands systèmes fluviaux, couplée à l’impact du changement climatique, rend cette région particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles. Les pays de cette région sont régulièrement confrontés à des inondations, des glissements de terrain, des coulées de boue, des avalanches et des vagues de sécheresse.

Les séismes demeurent de loin la première menace, puisque cette région est située sur diverses lignes de faille, ce qui en fait l’une des régions les plus actives au monde sur le plan sismique. Alors que les plus grandes villes d’Asie centrale (connaissant une forte croissance démographique) sont particulièrement vulnérables face à ces risques, les séismes peuvent également déclencher des phénomènes connexes, comme des glissements de terrain et des coulées de boue et ces risques secondaires menacent les deux tiers de la population de la région.  En outre, les pays d’Asie centrale, en particulier le Kirghizistan et le Tadjikistan, souffrent de la pollution et des déchets radioactifs, vestiges des pratiques industrielles non-respectueuses de l’environnement de l’époque soviétique. Même si certains pays sont mieux équipés que d’autres face à ces risques, la réduction des risques de catastrophe est devenue une priorité pour toute la région. En dépit d’important progrès réalisés au cours de ces dernières années, une gestion exhaustive des catastrophes naturelles doit encore être mise au point.

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En quoi consiste notre aide ?

Récemment, une aide localisée (à petite échelle) a été proposée à plusieurs reprises par l’UE, en réponse à diverses catastrophes naturelles ayant sévi dans la région : les avalanches et coulées de boue dans la région autonome de Gorno-Badakhshan (GBAR) et dans la vallée du Rasht au Tadjikistan en juillet 2015 ; les séismes à Osh au Kirghizistan en octobre 2015, et dans la GBAR au Tadjikistan en décembre 2015 ; et les inondations dans les districts de Rudaki et Penjikent de la région de Sughd au Tadjikistan en mai 2016.

Depuis 2003, la Commission européenne a progressivement étendu ses activités de préparation aux catastrophes dans la région, dans le cadre de son programme phare de réduction des risques de catastrophe (DIPECHO). Au total, plus de 110 projets ont été ainsi financés pour un montant d’environ € 47 millions. Les premières ciblées par ces activités sont les populations vivant dans les zones les plus à risque, comme les communautés vivant le long des chaînes de montagnes du Tien Shan et du Pamir, au Kirghizistan et au Tadjikistan. La Commission a également contribué à l’établissement et au renforcement capacitaire d’un centre de réduction des risques de catastrophe à Almaty au Kazakhstan, qui vise à promouvoir la coopération entre les cinq pays d’Asie centrale et d’autres régions.

Le dixième plan d’action DIPECHO pour l’Asie centrale (2017-2018) encourage les partenaires à démontrer que les modèles communautaires précédents à succès de réduction des risques de catastrophe (RRC) sont transposables, afin de consolider les gains déjà réalisés. Il promeut aussi non seulement l’intégration de mesures de réduction des risques de catastrophe dans les plans et budgets de développement nationaux et locaux, mais aussi une reconnaissance de la réduction des risques de catastrophe comme l’une des priorités guidant l’action des partenaires au développement.

La Commission européenne a commencé ses activités humanitaires dans la région en réponse à la guerre civile du Tadjikistan en 1994. Au cours des années qui suivirent, l’aide humanitaire de l’UE a permis d’aider les victimes de violences (comme lors des affrontements interethniques du Kirghizistan en 2010) et des catastrophes naturelles récurrentes (par exemple, lors de la crise d’insécurité alimentaire qui a frappé le Tadjikistan en 2012 suite à un hiver particulièrement difficile).

Depuis 1994, la Commission européenne a alloué un total de € 228,6 millions d’aide humanitaire à l’ensemble de la région de l’Asie centrale.

 

Dernière mise à jour
23/06/2018