Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Afrique australe et l'océan Indien

© UE, 2019 (photograph : Anouk Delafortrie)
Introduction

Les chocs climatiques et les risques naturels, en plus des défis économiques et politiques, des insectes et maladies qui ravagent les cultures, et des conflits, continuent d’affecter des millions de personnes dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien. En raison de la sécheresse prolongée et des mauvaises récoltes, de vastes régions souffrent actuellement de pénuries alimentaires graves. Pour lutter contre le COVID-19, plusieurs gouvernements ont renforcé les contrôles aux frontières et restreint la liberté de circulation, entre autres.

Quels sont les besoins ?

Les phénomènes météorologiques extrêmes sont fréquents dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien. Ils se multiplient et s’intensifient encore plus sous l’effet du changement climatique. La région se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale et a été secouée par de multiples chocs aux effets cumulateurs, dont deux puissants cyclones en 2019, et deux autres au tournant de 2020, la sécheresse actuelle et l’irrégularité des précipitations.

Une sécheresse durable provoquée par des précipitations inférieures à la moyenne dans de vastes régions du sud-est de l’Afrique compromet la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de près de 16 millions de personnes. La sécheresse actuelle ayant été précédée d’inondations, les familles luttent pour trouver de quoi se nourrir et n’ont guère de répit pour se remettre. Les pays les plus touchés sont l’Angola, l’Eswatini, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe.

Après de longues périodes de difficultés socio-économiques, la pandémie du coronavirus a changé le visage de la faim, accentuant le chômage urbain et réduisant considérablement les transferts de fonds vitaux. La baisse des prix et des revenus des produits de base a resserré les budgets, ébranlant ainsi la capacité des gouvernements à répondre à l’augmentation des besoins.

La province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, a été touchée par une escalade spectaculaire de violence en 2020. Des groupes armés ont attaqué des villages et des civils, causant morts et déplacements et aggravant la situation humanitaire. Depuis février 2021, on estime à environ 670 000 le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays, et à 1,3 million le nombre de celles touchées par des violences.

En quoi consiste notre aide ?

Le financement humanitaire de l’UE dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien fournit des secours d’urgence, une aide alimentaire, des moyens éducatifs en situation d’urgence et des actions de préparation aux catastrophes. En 2020, l’UE a consacré 64,9 millions d’EUR à l’action humanitaire dans la région. Une partie de ces fonds est dédiée aux efforts de lutte contre les conséquences de l’insécurité alimentaire et du COVID-19.

Via l’aide humanitaire, l’UE privilégie la mise en place d’une aide rapide sous forme de transferts monétaires d’urgence pour les personnes vulnérables touchées par les catastrophes. Cela évite à ces personnes de vendre leurs biens lorsque la nourriture vient à manquer. En réponse à l’actuelle sécheresse qui frappe la région, l’UE contribue à répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels dans les zones touchées et aide aussi les petits agriculteurs à restaurer leurs moyens de subsistance.  

Alors que la situation se dégrade sur le plan sécuritaire dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, l’UE vient en aide aux personnes déplacées en leur proposant un hébergement, des vivres et un accès aux soins de santé. L’aide humanitaire de l’UE cible également d’autres personnes vulnérables, telles que les communautés d’accueil et les personnes laissées pour compte.

L’UE a également alloué des fonds pour soutenir la lutte contre la pandémie du coronavirus, en accord avec les plans d’action nationaux de chaque pays. Grâce à ces aides, les partenaires bénéficiant d’un financement de l’UE dans la région incluent dans leurs projets des activités de prévention et de contrôle du coronavirus, des campagnes de diffusion de l’information, des distributions d’équipements de protection individuelle (EPI), des mesures pour promouvoir l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, et des sessions de sensibilisation des familles à l’hygiène.
 
Une bonne préparation et une action rapide peuvent permettre de réduire l’impact des catastrophes naturelles et contribuer à sauver des vies, des moyens de subsistance et des biens. À cette fin, l’UE soutient des actions visant à mieux préparer les communautés et les autorités locales et nationales à la gestion des catastrophes.

Plusieurs projets financés par l’UE utilisent des technologies et des approches novatrices, comme des drones (utilisés suite au cyclone Idai au Mozambique et au Malawi) pour cartographier les zones à haut risque, ou la messagerie mobile pour alerter les communautés des dangers imminents, et leur permettre de contacter leurs autorités de gestion des catastrophes.

Une attention accrue est accordée à la préparation aux catastrophes dans les écoles, par la promotion de structures scolaires sécurisées, la formation des enseignants aux systèmes d’alerte précoce, et l’enseignement aux enfants de méthodes de mise en sécurité. Le fait d’entreposer au préalable des stocks d’urgence sur le terrain facilite et accélère également l’intervention en cas de catastrophe naturelle soudaine. L’UE soutient également les actions visant à assurer un suivi éducatif en cas de crise humanitaire, par exemple en garantissant des espaces d’apprentissage sûrs et en fournissant des programmes d’enseignement adéquats aux enfants dans les zones touchées par la violence et les déplacements.

En outre, la Commission européenne débloque € 100 millions d’aide humanitaire en soutien au déploiement des campagnes de vaccination dans les pays d’Afrique dont les besoins humanitaires sont critiques et les systèmes de santé, fragiles. Au moins € 8 millions de ces fonds serviront à soutenir les campagnes de vaccination menées en faveur des plus vulnérables en Afrique de l’Est.

Dernière mise à jour
18/05/2021