Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Kenya

Kenya by Bertha Wangari
© UE/ECHO/Bertha Wangari
Introduction

Le Kenya accueille 470 000 réfugiés et demandeurs d’asile issus des pays voisins qui dépendent entièrement de l’aide humanitaire pour couvrir leurs besoins élémentaires. Les rapatriements volontaires de réfugiés somaliens se poursuivent, malgré l’insécurité, la sécheresse et les expulsions forcées dans leur pays d’origine. La Commission européenne poursuit son aide de longue date en faveur des réfugiés au Kenya et intervient dans les situations d’urgence liées aux catastrophes.

Quels sont les besoins ?

Des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles sont synonymes d’insécurité alimentaire pour des millions de Kenyans. Malgré la longue saison des pluies, 700 000 personnes continuent de souffrir de très graves pénuries alimentaires. Les fortes pluies tombées entre les mois de mars et d’avril de cette année ont provoqué des inondations massives dans 40 des 47 comtés que compte le pays et entraîné le déplacement de plus de 320 000 personnes et 197 décès. Les torrents de pluie ont provoqué le débordement de rivières et de barrages, détruisant les terres cultivées, les stocks de nourriture, les habitations et d’autres infrastructures.

À l’échelle nationale, 556 000 enfants et femmes enceintes ou allaitantes souffrent de malnutrition; 100 000 enfants souffrent de sa forme la plus sévère et ont besoin d'un traitement vital. Dans le même temps, le choléra demeure un problème majeur de santé publique. Ainsi, des foyers actifs ont été détectés dans sept comtés. Depuis janvier 2018, plus de 5 400 cas et 77 décès ont été enregistrés. Quatre comtés ont également signalé un foyer actif de fièvre de la vallée du Rift.

Le Kenya accueille près d’un demi-million de réfugiés et de demandeurs d’asile originaires principalement du Soudan du Sud, de Somalie et de la région des Grands Lacs. En raison de la politique de cantonnement suivie par le Kenya, les réfugiés sont principalement confinés dans des camps et dépendent presque exclusivement de l’aide humanitaire. Le manque de financement a entraîné des réductions des rations alimentaires pour de nombreux réfugiés. Depuis le début de l’année 2018, quelque 5 470 Somaliens ont bénéficié d’une aide au retour volontaire en Somalie malgré l’insécurité et le manque de services de base dans leur pays.

Carte Kenya
En quoi consiste notre aide ?

Au fil des ans, l’Union européenne a maintenu son soutien humanitaire en faveur des réfugiés au Kenya, tout en mettant l’accent sur un renforcement de la résilience des communautés des régions arides du nord du pays, ainsi que sur un renforcement des capacités des autorités pour qu’elles soient mieux préparées aux situations d’urgence.

En 2018, l’UE a alloué une aide humanitaire de 11,5 millions d’euros pour permettre aux réfugiés au Kenya et aux communautés vivant dans les zones arides de mieux faire face à la sécheresse et aux inondations. Sur l’enveloppe allouée, 1,5 million d’euros ont été affectés à l’aide aux victimes des inondations dans tout le pays. L’UE a fourni une aide humanitaire de plus de 120 millions d’euros au Kenya depuis 2012.

Dans les camps de réfugiés de Kakuma et Dadaab, l’UE continue d'appuyer les services vitaux de base, notamment dans les domaines suivants:aide alimentaire, soins de santé, nutrition, accès à l’eau, hygiène et assainissement (WASH), protection et éducation. Des fonds sont aussi alloués à l’enregistrement des nouveaux arrivants et au bon fonctionnement général des camps.

L’UE finance des coupons alimentaires électroniques remplaçant, pour partie, les rations alimentaires des réfugiés. Un programme baptisé Bamba Chakula («obtenez votre nourriture» en swahili) a été déployé via le système populaire de transfert d’argent mobile, M-PESA. Ce programme offre aux réfugiés davantage d’options car ils peuvent choisir les vivres qu’ils achètent et donc  diversifier leur alimentation tout en contribuant à l’économie locale.

Le soutien fourni par l’UE a permis de mettre en place des structures de santé dotées de services complets, y compris des services hospitaliers, au bénéfice des réfugiés et des populations locales qui les accueillent. La priorité est également donnée à un approvisionnement en eau potable, à la mise en place d’installations sanitaires et à la promotion de bonnes pratiques en matière d’hygiène qui présentent un caractère vital et permettent de prévenir les maladies et les problèmes de malnutrition chez les enfants. Des efforts sont menés pour sécuriser les camps, en particulier pour les enfants et les femmes, qui constituent 79 % de la population, grâce à des comités locaux chargés d’assurer la sécurité de leurs communautés locales.

L’UE contribue également à l’éducation des jeunes et des réfugiés en proposant des possibilités d’apprentissage à plus de 130 000 élèves inscrits dans les écoles des camps de Dadaab et Kakuma. Un programme d’apprentissage a été conçu spécifiquement pour les jeunes et les adultes ayant été contraints par le conflit d’interrompre leur cursus scolaire.

Dans les camps de réfugiés de Dadaab et de Kakuma, l’UE aide également les partenaires humanitaires à prendre en charge les survivants de violences sexuelles et sexistes et à travailler avec les communautés dans les camps pour prévenir ce type de violence.

Dernière mise à jour
18/10/2018