Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Burundi

Burundi
© UE/ECHO/Anouk Delafortrie
Introduction

La crise politique et socio-économique, résultant des élections présidentielles contestées de 2015, a provoqué un exode massif. Cet exode se poursuit aujourd’hui alors que 65 % de la population vit dans la pauvreté, l’insécurité alimentaire grave, la malnutrition et sans accès aux services de base. Plus de 500 000 Burundais ont été déracinés, au Burundi même, ou dans les pays voisins. L’Union européenne continue d’aider les réfugiés burundais et congolais.

Quels sont les besoins ?

Le Burundi est classé à la 184e place sur 188 pays dans l’indice de développement humain. La malnutrition chronique des enfants burundais est la plus élevée au monde. Selon les estimations de l’ONU, le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire s’élève à 3.6 millions. Un Burundais sur trois est touché par les pénuries alimentaires, la malnutrition ou les épidémies. La dégradation de la situation alimentaire résulte de la crise socio-économique du pays et de la baisse de la production agricole. En outre, les graves inondations de cette année ont détruit les récoltes et les moyens de subsistance et ont entraîné le déplacement de milliers de familles.

La majorité des réfugiés burundais — environ 232 000 — restent dans trois camps fermés en Tanzanie. Ils dépendent de l’aide internationale pour leurs besoins fondamentaux. Depuis le début d’un plan de rapatriement volontaire en septembre 2017, plus de 48 000 réfugiés ont été rapatriés au Burundi. Selon les autorités burundaises, quelque 60 000 personnes sont également retournées spontanément. En août 2018, l’agence des Nations unies pour les réfugiés a exhorté la Tanzanie à veiller à ce que les retours soient volontaires et que les gens ne subissent pas de pressions. Le Burundi accueille également 72 000 réfugiés congolais. La situation reste l’une des crises humanitaires les plus sous-financées au monde.

En quoi consiste notre aide ?

L’Union européenne suit de près la crise au Burundi et a fourni plus de 57 millions d’euros d’aide humanitaire depuis son début en avril 2015. Pour 2018, la réponse humanitaire totale de l’UE à la crise régionale des réfugiés au Burundi s’élève à 13 millions d’euros. Le financement est principalement alloué aux organisations humanitaires pour l’aide aux réfugiés burundais dans les pays voisins ainsi qu’aux réfugiés congolais au Burundi.

Au Burundi, les fonds humanitaires de l’UE contribuent à fournir de l’eau potable et à améliorer l’assainissement des populations déplacées et à renforcer la protection des populations vulnérables. En mai 2018, des fonds ont été débloqués pour répondre aux besoins urgents des familles touchées par les inondations dans la région de Gatumba, à 12 km de Bujumbura. Ils ont bénéficié d’abris, d’une aide alimentaire, de couvertures, de moustiquaires et d’un accès aux soins de santé.

L’aide humanitaire de l’UE permet l’enregistrement des réfugiés burundais et de fournir des services essentiels, y compris l’aide alimentaire dans les camps de réfugiés se trouvant dans les pays voisins, et plus particulièrement en Tanzanie, au Rwanda, en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda.

En Tanzanie, les réfugiés burundais sont hébergés dans des camps Mtendeli, Nduta et Nyarugusu, où les capacités et les ressources ont atteint leur limite. La population de Nyarugusu est trois fois supérieure au nombre initialement prévu pour accueillir le camp.

Dans les camps de la Tanzanie, l’Union Européenne finance des programmes de protection de l’enfance, ainsi que la fourniture d’eau potable et d’équipements sanitaires. Les groupes particulièrement vulnérables, comme les personnes âgées, les parents isolés, les personnes ayant survécu à des violences sexuelles et les personnes souffrant d’un handicap, de maladies chroniques ou d’albinisme, bénéficient d’une assistance et d’une protection spécifique. Les organisations humanitaires financées par l’UE ont adopté des mesures visant à réduire les risques de violence et d’abus dans les camps de réfugiés, tout en garantissant un soutien et une protection aux victimes de violences. La modernisation des services de santé et des installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement a joué un rôle important dans la prévention et la lutte contre les épidémies telles que le choléra. Lorsque cela est possible et pertinent, l’aide alimentaire est également fournie sous la forme de transferts en espèces.

Dernière mise à jour
19/12/2018