Politique européenne de voisinage: bienvenue!

L'Union européenne jouit d'un niveau de vie sans précédent et connaît la plus longue période de paix de son histoire, mais qu'en est-il des États qui bordent nos frontières? Nous venons de mettre fin à la division de notre continent; il faut maintenant veiller à ce que la périphérie de l'Union ne devienne pas une nouvelle ligne de démarcation.

C'est la raison d'être de la politique européenne de voisinage (PEV), qui propose de travailler main dans la main avec les États qui ont une frontière terrestre ou maritime avec l'Union, au bénéfice de leur prospérité, mais aussi de leur stabilité.

Nos voisins désireux de mettre en œuvre des réformes destinées à renforcer la démocratie et les droits de l'homme, d'élargir leur accès au marché unique, de préserver l'environnement ou d'intensifier leur coopération avec l'Union, dans les domaines tels que l'énergie, les transports ou de l'immigration, peuvent désormais collaborer avec l'Union dans le cadre d'un plan d'action commun auquel celle-ci apporte un soutien important, aussi bien technique et financier que politique.

La politique européenne de voisinage est une initiative conjointe. Sa mise en œuvre nécessite donc une action de la part des deux parties, pays partenaires comme Union européenne.

En décembre 2006 et 2007, la Commission a proposé de renforcer cette politique. Dans sa dernière communication de décembre 2007, elle définit les objectifs prioritaires et détermine les domaines sur lesquels l'Union doit concentrer ses efforts afin de donner un nouvel élan à la politique de voisinage en 2008 et au-delà:

  • faire preuve d'un engagement plus marqué pour favoriser l'intégration économique et améliorer l'accès au marché. Dans les négociations commerciales en cours, le nombre de produits exclus d'une libéralisation complète devrait être restreint;
  • des objectifs plus ambitieux dans le domaine des migrations contrôlées: faciliter les voyages légitimes à court terme, faciliter la délivrance de visas à certaines catégories de visiteurs (étudiants, hommes d'affaires, membres d'ONG, journalistes, fonctionnaires, etc.) en exploitant pleinement les possibilités qu'offre déjà la réglementation actuelle;
  • s'engager davantage auprès des pays partenaires pour tenter de résoudre les conflits « gelés » en appliquant toute la panoplie des instruments dont dispose l'Union européenne;
  • intensifier le soutien apporté par l'Union aux réformes sectorielles des pays partenaires dans les domaines de l'énergie, du changement climatique, de l'environnement, de la pêche, des transports, de la politique maritime, de la recherche, de la société de l'information, de l'éducation, de l'emploi et du social;
  • multiplier les contacts entre les personnes et les échanges dans le domaine de l'éducation (notamment par une mobilité accrue pour le monde académique et pour les étudiants) et favoriser le dialogue entre la jeunesse, le monde scientifique, la société civile et les communautés culturelles, le monde des affaires, les syndicats et les pouvoirs publics régionaux et locaux;
  • renforcer la coopération politique et régionale.