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La Commission propose des mesures et des solutions en faveur d’une reprise génératrice d’emplois dans l’Union européenne

18/04/2012
La Commission propose des mesures et des solutions en faveur d’une reprise génératrice d’emplois dans l’Union européenne © NicoTucol under license of shutterstock.com

Tandis que l’Union européenne connaît une hausse record du chômage et que les perspectives économiques pour les prochains mois ne sont guère réjouissantes, la Commission a publié une communication dans laquelle elle énonce des mesures concrètes pour l’emploi.

Elle privilégie l’aspect de la création d’emplois lié à la demande et suggère aux États membres des solutions propres à encourager l’embauche, telles que la réduction de la pression fiscale sur le travail ou l’octroi d’aides à la création d’entreprises. Par ailleurs, elle recense les secteurs offrant le plus de possibilités de création d’emplois: l’économie verte, les services de santé et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Enfin, elle souligne la nécessité d’orienter plus résolument la gouvernance de l’Union vers l’emploi et la politique sociale et propose des moyens d’associer plus étroitement les représentants des employeurs et des travailleurs à la fixation des priorités de l’Union.

Contenu du train de mesures proposé pour doper l’emploi

1. Dans sa communication, la Commission invite les États membres à consolider leurs politiques nationales de l’emploi. Concrètement, elle leur propose:

  • de créer les conditions propices à la création d’emplois et à la demande de main-d’œuvre, par des aides à l’embauche qui augmentent le nombre net d’embauches, par la réduction de la pression fiscale sur le travail au profit de taxes environnementales (sans incidence budgétaire), ou par des aides aux personnes souhaitant se mettre à leur compte;
  • d’exploiter le potentiel élevé de création d’emplois de secteurs prometteurs, tels que celui de l’économie verte, dans lequel vingt millions d’emplois pourraient être créés d’ici 2020, d’inscrire l’emploi vert dans leur «plan national pour l’emploi» et de dresser un inventaire plus précis des compétences vertes;
  • d’améliorer la planification et les prévisions des effectifs du secteur de la santé afin de faire mieux concorder la demande et l’offre de professionnels de la santé tout en offrant à ceux-ci des perspectives à long terme, et de favoriser l’échange de stratégies de recrutement et de fidélisation du personnel qui soient innovantes et efficaces. La Commission lance parallèlement une consultation sur les perspectives d’emploi dans les services aux personnes et aux ménages;
  • de concourir à l’expansion de la main-d’œuvre très qualifiée en TIC et d’aider tous les travailleurs à acquérir des compétences numériques.

2. La Commission propose aussi dans sa communication les pistes d’une réforme visant à ce que les marchés du travail soient plus dynamiques et n’excluent personne et, partant, résistent mieux aux mutations de l’économie. Elle invite les États membres:

  • à tirer les leçons de la crise et, à ce titre, à favoriser la flexibilité interne pour réduire l’insécurité de l’emploi et les dépenses budgétaires;
  • à garantir des rémunérations décentes et viables et à éviter les pièges des bas salaires;
  • à garantir des types de contrat adaptés pour prévenir l’abus des contrats atypiques (la Commission insiste aussi sur la nécessité d’offrir des perspectives aux jeunes et de prendre des mesures en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie, lequel est un gage de sécurité de l’emploi et de productivité);
  • à accroître les investissements dans les compétences, compte tenu des quatre millions d’emplois toujours vacants dans l’Union, afin de corriger les décalages entre l’offre et la demande de compétences sur les marchés du travail européens, d’une part, et à mieux anticiper les besoins en compétences.

3. Le train de mesures proposé vise aussi à la création d’un marché du travail européen à part entière:

  • pour améliorer la mobilité de la main-d’œuvre, la Commission tient à la suppression des entraves juridiques et pratiques à la libre circulation des travailleurs; à cette fin, elle propose d’améliorer la transférabilité des pensions et le sort fiscal des travailleurs frontaliers et de mieux informer les travailleurs de leurs droits et obligations. Elle invite les États membres à permettre l’exportation des prestations de chômage des chômeurs qui se rendent dans un autre pays à la recherche d’un emploi (pour une durée maximale de six mois). Elle exhorte aussi les gouvernements à ne plus restreindre l’accès des travailleurs bulgares et roumains à leur marché du travail et à permettre aux ressortissants des autres États membres d’avoir accès à leur fonction publique;
  • pour améliorer l’adéquation de la demande et de l’offre de main-d’œuvre, la Commission propose de faire du portail de recherche d’emplois EURES un véritable outil de placement et de recrutement d’envergure européenne et prévoit (pour 2013) des applications en ligne innovantes fondées sur le libre-service, applications qui fourniront aux utilisateurs un inventaire précis des offres d’emploi en Europe.

4. Enfin, l’ensemble de mesures proposé ouvre la voie au renforcement de la coordination et de la surveillance des politiques de l’emploi à l’échelle de l’Union sur le modèle de la gouvernance économique de l’Union. Dans le contexte du Semestre européen, la Commission prévoit d’introduire, dès 2013, un tableau de bord pour suivre l’avancement des plans nationaux pour l’emploi des États membres. Elle avance des solutions pour permettre la concertation et le suivi de l’évolution des rémunérations à l’échelle de l’Union en vue d’associer davantage les partenaires sociaux européens et nationaux à l’élaboration des politiques de l’emploi. Pour finir, elle souligne combien il importe de faire intervenir les instruments de financement de l’Union (comme le Fonds social européen) à l’appui des mesures à prendre pour aider les États membres à définir les priorités et à mener les réformes en la matière.