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Numéro spécial - Mai 2005 |
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Une veille atmosphérique permanente depuis le Spitzberg
Gaz à effet de serre, polluants organiques et inorganiques, aérosols… Pour pouvoir étudier les changements climatiques, il faut tenir compte d’une foule de paramètres dont l’un des plus importants n’est autre que l’évolution rapide de la qualité de notre atmosphère.
 | La station Zeppelin pour la surveillance et la recherche atmosphérique est détenue et exploitée par l’Institut polaire norvégien. L’Institut norvégien pour la recherche atmosphérique (NILU) est responsable des programmes scientifiques menés à la station. © NILU | C’est dans cette masse d’air située près du sol – la troposphère – que les principaux phénomènes météorologiques se produisent, mais aussi que voyagent et se mélangent diverses familles de gaz, de particules, de polluants de toutes sortes.
A Ny-Alesund, le village scientifique qui est implanté dans l’archipel du Svalbard, la station Zeppelin (78°54 N, 11°53 E) héberge un des principaux laboratoires polaires de surveillance de l’atmosphère de l’hémisphère nord.
“Il est géré par le NILU, l’Institut norvégien pour la recherche atmosphérique en collaboration avec l’Institut polaire norvégien, explique Geir Aasbostal, qui depuis des années assure au sommet de cette “montagne” (474 mètres d’altitude) la surveillance quotidienne des capteurs placés sur le toit du bâtiment et la qualité des données enregistrées. Nous mesurons ici en permanence la concentration dans l’air de divers types de gaz, comme le méthane, le monoxyde de carbone, les chlorofluorocarbones (CFC) et les hydrofluorocarbones (HFC). Nous faisons de même avec les particules en suspension dans l’atmosphère dont nous étudions la taille et la distribution, ainsi qu’avec divers polluants inorganiques, comme par exemple le mercure. Enfin, lors de précipitations, nous prélevons des échantillons qui sont eux aussi soumis à analyses.”
Triste record pour les HFC, gaz à effet de serre Ces mesures régulières renseignent les chercheurs sur l’évolution de l’atmosphère mais également sur les sources, le transport, la dispersion et les éventuelles transformations des polluants et de leur impact sur l’environnement. Un constat: depuis 1999, les concentrations de HFC, un gaz à effet de serre, mesurées à Ny-Alesund, sont en augmentation constante. Et 2003 a même vu un triste record en la matière: +25%. Ces données, comme d’autres, sont essentielles pour alimenter et valider les modèles mathématiques qui permettent de simuler les changements climatiques à l’échelle de la planète.
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