Avis juridique important
   
Contact   |   Recherche   
RDT info logoMagazine de la recherche européenne Numéro spécial - Novembre 2005    
Top
 ACCUEIL
 SOMMAIRE
 EDITORIAL

Télécharger le pdf de en fr


SCIENCE ET GOUVERNANCE
Title  Les risques, les bénéfices et l'éthique

Sur quels critères fonder les choix technologiques? Quel devrait être le poids accordé aux scientifiques, aux responsables politiques, aux lobbies divers et aux citoyens ? A qui les Européens accordent-ils leur confiance?

Les risques, les bénéfices et l'éthique
Quels éléments devraient motiver les décisions en matière de science et technologie? Deux alternatives sont proposées dans l'enquête S&T : soit l'analyse des risques et des bénéfices, soit les conséquences morales et éthiques.

La moitié des citoyens européens opte pour la prise en considération des risques-bénéfices et un tiers privilégie la priorité à donner aux finalités morales et éthiques que sous-tendent les options de recherche. Le choix de la première motivation se renforce nettement en Grèce (70%), en Hongrie (67%), ainsi qu'en Roumanie pour les pays en dehors de l'Union (68%). Celui de la seconde est le plus élevé en Norvège, en Suisse et en Islande.

D'autre part, quand il s'agit d'estimer l'équilibre entre les risques et les bénéfices, 66% des interviewés (UE 25) pensent qu'il vaut mieux suivre l'avis des experts plutôt que celui des populations. Ce pourcentage varie cependant assez fortement, les plus confiants dans les scientifiques étant les Finlandais (83%) et les plus sceptiques les Portugais (48%).

Un Européen sur deux pense qu'il faut savoir arrêter un projet ou programme scientifique si l'on ne maîtrise pas bien le risque. Parmi les interviewés favorables au principe de précaution, 54% admettent néanmoins que, à s'attarder trop sur les dangers potentiels, on peut passer à côté de progrès possibles; 24% estiment au contraire que la précaution n'est nullement un frein à l'innovation technologique.

Groupements et associations
Graphique : Niveaux d'influence des personnes ou groupes impliqués dans la S&T
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Les niveaux d'influence
Pensez-vous que ces personnes ou groupes, impliqués dans la S&T, ont une influence positive ou négative sur la société?
Source Eurobaromètre S&V
Quand on interroge les citoyens européens (Eurobaromètre S&V) sur l'influence, positive ou négative, que peuvent avoir certains groupes professionnels, associations, etc. impliqués dans la science et la technologie, ils semblent avoir une très grande confiance dans l'impact de ces différents acteurs(1) (voir graphique). La confiance la plus marquée va aux scientifiques travaillant dans les universités et la moins prononcée aux autorités publiques. Celles-ci n'en fédèrent pas moins 73% de confiance, ce qui est un beau score. Les médias occupent aussi une très bonne place : 86% d’estime pour la télévision et 83% d'estime pour la presse écrite et (UE25).

Les organisations de consommateurs et les associations de défense de l'environnement, (respectivement 86% et 80% de moyenne dans l'Union – UE 25), atteignent les scores les plus élevés en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas, à Malte et à Chypre.

Les défenseurs des droits des animaux sont également appréciés : 77% de "pour" en moyenne, avec cependant des résultats quelque peu particuliers comme une proportion de seulement 49% en Bulgarie et de 58% dans un pays comme le Royaume-Uni réputé pour son amour des bêtes.

Les personnes qui dépassent la moyenne européenne dans leur confiance envers ces diverses associations sont celles qui sont répertoriées comme "réfléchissant sur le sens de la vie".

Autorités publiques
Les enquêteurs de S&V se sont interrogés sur la perception du rôle des pouvoirs publics en matière de science et technologie. Les trois quarts des interviewés s'accordent sur leur mission "positive" primordiale pour gérer les risques créés par les nouvelles technologies (78%) et exercer un pouvoir de "régulation" sur la science et la technologie. Ce rôle régulateur est retenu positivement et à proportion égale pour les interventions de l'Union européenne s'appliquant à tous les Etats membres. Chez les plus éduqués, ce score monte à 83%, sans encore atteindre l'enthousiasme européen des Chypriotes et des Grecs (90% et 86%). C'est au Nord, en Suède (54%), que l'appréciation des actions de l'Union reçoit le moins bon accueil.

"Les résultats indiquent qu'en cas de conflit potentiel entre une application scientifique et une vision éthique, les responsabilités de régulation incombant à la Commission européenne sont reconnues", estiment les rapporteurs de EOS Gallup Europe.

(1) Les réponses à cette question dans l'enquête S&V diffèrent assez fort de celles concernant la confiance dans les acteurs qui sont reconnus comme expliquant le plus adéquatement les enjeux scientifiques (voir  Entre confiance et scepticisme)


Version imprimable

Dossier 1 2 3
  Les risques, les bénéfices et l'éthique
  Qu'attend-on de la recherche européenne?
  Avoir son mot à dire

  PLUS DE PRÉCISIONS  
 

Sur trois citoyens européens, l'un fait confiance aux contrôles et aux règles que doit respecter la recherche industrielle (les Finlandais en tête), l'autre pense le contraire (surtout les Polonais, les Tchèques et les Danois), le troisième ne se prononce pas.

 


   
  Top
Dossier 1 2 3


Sur trois citoyens européens, l'un fait confiance aux contrôles et aux règles que doit respecter la recherche industrielle (les Finlandais en tête), l'autre pense le contraire (surtout les Polonais, les Tchèques et les Danois), le troisième ne se prononce pas.

POUR EN SAVOIR PLUS

CONTACTS