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En Europe, une forte mobilisation
multidisciplinaire s'est développée pour maîtriser
les applications potentielles de la supraconductivité “à
haute température”. Le point sur cette longue quête
supraconductrice, qui pourrait bien constituer une mutation majeure
de la technologie. |
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Un
rêve sur le point d'aboutir
Découverte en 1911 par le physicien
néerlandais Heike Kammerlingh Onnes, la supraconductivité
– la disparition de toute résistance au passage du courant
électrique dans certains matériaux - est un phénomène
tout à fait exceptionnel, car elle concrétise en quelque
sorte le vieux rêve humain du mouvement perpétuel.
Quels
enjeux ?
A quoi pourrait ressembler un monde
où la supraconductivité serait complètement maîtrisée
et appliquée?
Arrêt sur image
Jusqu'à la date charnière de 1986,
les avancées scientifiques et technologiques sur la supraconductivité
"à basse température" ont connu un long cheminement. Photographie
de cette évolution, indispensable pour comprendre les enjeux d'aujourd'hui.
Comment faire du “fil” avec de la poudre?
Telle est la question triviale –
mais combien épineuse - sur laquelle s'acharnent depuis plus
d'une décennie des centaines de laboratoires de pointe à
travers le monde.
L'Europe dans la course
Des dizaines de laboratoires européens, universitaires ou industriels,
coopèrent, depuis plus d'une décennie, pour relever
les défis de la supraconductivité HTS. Plusieurs de
ces synergies sont activement soutenues par les programmes de recherche
de l'Union. Takis Ageladarakis, responsable scientifique de ce domaine
“Matériaux” au sein de la DG Recherche de la Commission,
explique le pourquoi et le comment de ce choix prioritaire.
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