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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 51 - Décembre 2006
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Recherche médicale
Title   Type 1: vers de nouvelles thérapies?

Quelle est la cause initiale du diabète juvénile? Pourquoi les enfants finlandais sont-ils, plus que les autres jeunes de l'Union, touchés par le diabète de type 1? Différentes recherches européennes sont consacrées à la compréhension approfondie de cette maladie et à sa détection précoce, fondée sur des facteurs génétiques.

L'optimisme des Européens à l'égard des progrès à attendre des domaines technologiques (2005)L'optimisme des Européens à l'égard des progrès à attendre des domaines technologiques (2005)
Les recherches sur le marqueur appelé PDX1, agissant comme facteur transcripteur d'un gène de l'insuline, constituent l'un des volets du projet EuroStemCell. Ci-dessus, les taches plus foncées apparaissant en vert visualisent, à gauche, un développement de cellules pancréatiques. A droite, l'image montre des cellules beta, productrices d'insuline, arrivées à un stade mature. Les travaux sur ces cellules beta, visant à trouver de nouvelles thérapies de régénération du pancréas, font l'objet d'une coopération avec les chercheurs du projet européen parallèle BetaCellTherapy
(voir EuroStemCell).
La piste virale
Les manifestations moléculaires du diabète de type 1 sont étudiées par les 28 centres du réseau de coordination Toneca, dans le but de trouver des médicaments pouvant interrompre ce dysfonctionnement. Les chercheurs soupçonnent un rôle déclencheur de certaines infections virales, qui ne se manifesteraient que sur un certain terrain génétique. Anodines chez la majorité des enfants, ces infections déclencheraient un processus auto-immun de destruction des cellules productrices d'insuline dans le pancréas de certains enfants.

La Finlande, la Sardaigne, la Suède présentent les taux d'incidence de diabète de type 1 les plus élevés du monde, ce qui rend les chercheurs perplexes. Le projet Viruses in Diabetes a été mis sur pied pour tester l'hypothèse du rôle de l'entérovirus. Les partenaires se sont concentrés sur 250 enfants (finlandais, anglais, suédois et grecs) diabétiques de type 1 avec, en miroir, un groupe de 250 enfants "contrôles". Le consortium Eurothymaïde étudie, en particulier, comment des infections virales peuvent induire ce diabète chez des individus qui possèdent les combinaisons de gènes prédisposant à la maladie. L'infection par des entérovirus passe d’ordinaire inaperçue, mais pourrait jouer chez ces enfants le rôle de déclencheur. Si un lien indiscutable est identifié, il serait alors possible de développer un vaccin antivirus pour protéger ce type d'enfants du diabète de type 1.

Des greffes de cellules…
En attendant de disposer d’une telle détection précoce de la maladie, d'autres travaux se concentrent sur des approches régénératives, visant à reconstituer le pancréas. Depuis une dizaine d’années, la greffe de cellules pancréatiques a montré son efficacité, mais elle reste réservée aux cas les plus graves, faute de donneurs de greffons. Comme le précise Olle Korgsen, de l’Hôpital universitaire d’Uppsala (SE) et coordinateur de l’European Consortium for Islet Transplantation, "les cinq centres belge, italien, allemand, suédois et néerlandais de notre consortium ne peuvent assurer qu'une cinquantaine de transplantations par an". D’où l’importance de standardiser les procédures et de mettre en commun les résultats cliniques de ces greffes, pour en assurer la meilleure exploitation scientifique.

Aussi utiles soient-elles, les greffes ne peuvent d'ailleurs prétendre devenir un traitement de routine. Elles nécessitent toujours une thérapie de longue durée par des immunosuppresseurs pour éviter leur rejet par l’organisme. La dépendance aux injections d’immunosuppresseurs a, en quelque sorte, remplacé, chez les personnes greffées, celle à l’insuline. C’est précisément pour briser ce cercle vicieux que le projet intégré Riset étudie les moyens d’améliorer la tolérance de l’organisme au greffon.

…aux cellules souches
Deux autres alternatives prometteuses à la greffe sont également étudiées par les chercheurs européens. La première, développée par le consortium BARP+ (BioArtificial Pancreas), est celle du pancréas artificiel, qui vise à encapsuler les cellules greffées dans un biomatériau artificiel laissant passer l’insuline mais les protégeant des défenses du système immunitaire. La seconde, plus ambitieuse encore, vise à reconstruire le pancréas avec des cellules souches – adultes et embryonnaires capables de se reproduire à l’identique mais aussi de se différencier en certains types cellulaires. Le consortium EuroStemCell explore cette voie prometteuse, même si bien des recherches fondamentales doivent encore être menées avant de pouvoir passer aux essais cliniques.
    
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